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Percubaba c'est tout d'abord un collectif de musiciens qui ont une devise bien à eux : "objectif : foutre le dawa !". Ce n'est pas une mince affaire, mais le groupe a tellement pris de poids en 4 ans que n'est plus une utopie, mais bien une réalité.
1997 : 11 jeunes Rennais se regroupent autour d'une même passion, la musique. En général. Le reggae pour être beaucoup plus précis. Mais un reggae qui croise le ska, le hip hop, le jazz, le rock alternatif. Très vite, le groupe se produit dans des cafés concerts pour distiller leur bonne humeur à travers leur musique riche instrumentalement (outre les inséparables guitare basse batterie chant, on retrouve dans le combo breton des percus, une excellente section cuivre, un clavier et un orgue). Très vite, le groupe enchaîne les concerts, ce qui leur permet de totaliser aujourd'hui plus de 200 dates, partageant l'affiche avec de nombreux groupes confirmés ! Réputé pour leurs prestations scéniques, le groupe, après la sortie promo d'un quatre titres live, se décide à sortir en avril 2000 son premier LP, Percubaba en autoproduction sur son label Foutadawa Prod.
Le disque s'est déjà vendu à plus de 20.000 exemplaires !!!
Percubaba fait du Percubaba.

Percubaba / Chronique LP > Percubaba

Percubaba Entrez dans un monde de fête, dans une ambiance colorée, avec une attitude zen et des rythmes dansants. Entrez dans le monde de Percubaba. Prenez leur premier album, sobrement intitulé Percubaba, glissez-le dans votre platine cd, enfoncez le bouton Play et vous y êtes. Tout simplement. Et laissez-vous guider par ce groupe haut en couleur, entre le reggae, le ska et le funk... Laissez-vous charmer par cette intro de cathédrale à l'orgue, vous n'y êtes pas, dans quelques instants, ça va commencer. Et ça débute même plutôt bien avec le morceau le plus percutant du disque, sorte de référence aux Rennais, et vous aurez tout de suite compris de quoi il s'agit. "International Dub" avec ses cuivres, ses guitares, ses claviers et cette voix emprunté au ragga. La teuf est lancé, maintenant dansez ! Comme ils le disent, "c'est de la balle, internationale", et ce n'est pas être vantard que de dire cela. Le reggae est tout simplement fédérateur, leur reggae est incontestablement bon. Tout au long de ce prometteur premier album, c'est bien de cela dont il s'agit : de la bonne musique. Des textes majoritairement en français, du festif en veux tu en voilà, nous sommes en présence de musiciens qui se sont réunis pour une passion commune : s'amuser, bousculer dans le bon sens du terme l'auditeur, et faire la fete. Fete, un mot qui revient souvent à l'esprit quand on se laisse guider par la joyeuse bande. Preuve en est encore faite avec "La chute", ska ragga cuivré à souhait aux textes graves qui délire dans le free jazz. Et nous forcément, auditeur que nous sommes, on ne peut résister à l'appel de la danse. Mais les exemples se succèdent à travers ce LP, véritable objet de bonne humeur. "Le choix", instru speedé au taquet riche en sons et en technique, ne peut pas rendre insensible les êtres humains que nous sommes. De la même manière, "Dramatik" chanson à l'intro grave, mais aux couplets dansants, crédibilise encore plus ces jeunes gens qui explorent loin, très loin, la musique jamaïcaine à la sauce estampillée "Percubaba", sans jamais en faire de trop mais toujours en exploitant de bonne façon leurs instruments. Certains titres, comme "Jamaïcan", titre prônant la dépénalisation du cannabis, ou "Flippo", sont de véritable bombes à retardement qui, en explosant, délivrent la fièvre et la sueur. Huuuum, que c'est bon. Percubaba sait alterner les ambiances et àprès la folie, "Crazy Babylon" fait tomber la pression non sans exploiter les bonnes ficelles du reggae music, à savoir es sons encore une fois parfaitement maîtrisés à la limite parfois des expérimentations dub. Expérimentations certes frôlées sur ce titre, mais poussé à son extrême mais sans artifices que ce soit s'il vous plait : l'ambiance triballe nous prend possession, notamment avec "Shaman 1", avec ses percus, ses rhodes, sa guitare wha wha et ses cuivres envoûtants. On ne peut décidément pas rester assis, un décor s'installe autour de nous, fermons les yeux, il est là. Et Brusquement, alors que le feu nous entoure, "Shaman 2" prends le relais, mi ragga-mi hip hop, mi funk- mi jazz, Percubaba tout simplement. "Vyper" qui cloture officiellement le disque, nous entraîne lui aussi dans des contrées lointaines, où la danse et le rythme sont roi. Ça part dans tous les sens, impossible de se concentrer sur un instrument, tout le monde se lâche histoire de clôturer en beauté. Acalmie avec des pointes de jazz, retour du rythme accéléré. Contrastes parfaitement cohérents. Une piste cachée pour les plus curieux, le calme après la tempête, un long morceau dub très lent empruntant des sonorités orientales entre autres. Parfait pour finir.
Pour son premier disque, Percubaba frappe très fort et devient de part là même une valeur sur de la scène reggae ska festive française. Mais les Bretons n'en resteront pas là, ils ont encore de l'énergie à revendre et c'est tant mieux.