rock Rock > Pearl Jam

Biographie > Pearl Jam(iroquai)

Pearl Jam Formation du groupe
Dans les environs de Seattle, au début des 90's, après plusieurs rencontres, plusieurs éclatements de groupes (Green River, Mother Love Bone .), les choses font que 2 guitaristes : Mike Mc Cready et Stone Gossard, un bassiste : Jeff Ament, et un batteur : Dave Krusen se mettent à jouer ensemble dans un petit local. Prêts à fonder un groupe, une seule chose leur manque : une voix s'accordant à leur musique. Ils font donc des recherches, en parlent autour d'eux. Ament envoie une petite maquette (Stone Gossard Demoes) à Jack Irons (1er batteur des Red Hot notamment .) en lui proposant une place dans le groupe. Il n'y est pas insensible mais est déjà engagé dans un autre groupe (Eleven). En revanche, Irons montre la cassette à un ami rencontré à San Diego et qui cherchait un groupe : Eddie Vedder.
Vedder, tout de suite envoûté par ces quelques morceaux s'empresse de s'enfermer pour écrire d'abord "Alive" puis "Once "et "Footsteps" : une petite histoire en 3 parties qu'il intitule Mamasan sur un garçon en mal de vivre. Il envoie donc illico un enregistrement de sa voix sur la musique de Ament et sa bande en direction de Seattle. Jeff Ament est séduit et écoute la bande 3 fois de suite, il présente ce Mamasan aux autres, ils adorent . bref, quelques semaines plus tard, Eddie se pointe à Seattle. A peine quelques mots pour se présenter et les répétitions commencent déjà, et là, c'est magique : la voix de Vedder se mêle parfaitement aux riffs de Gossard, en clair, tout le monde comprend vite que ce surfeur de San Diego est le chanteur qu'il leur fallait et tous réalisent qu'ils ont enfin un groupe.

L'expérience Temple of the Dog
Eddie devient très vite plus qu'un vocaliste et malgré sa timidité, il se fond rapidement dans l'ambiance de Seattle. Il participe même au projet de Chris Cornell (Soundgarden) qui avait prévu de sortir un cd avec ses potes (Ament, Gossard, Mc Cready, Cameron) à la mémoire d'Andrew Wood, vieil ami de toute la grande famille et membre de Mother Love Bone, mort d'une overdose avant l'arrivée de leur nouveau compagnon. On remarque en effet, l'apparition d'Eddie en back vocals sur "Hunger strike" et d'autres chansons extraites de l'album de Temple of the Dog.

La marmelade de Pearl
Très enthousiaste et inspiré, le groupe écrit des morceaux à une vitesse phénoménale. Presque prêts à sortir un disque, seul un nom leur manque. D'abord, pour s'amuser, ils choisissent Mookie Blaylock (parce que lors d'un échange hebdomadaire d'autocollants de la NBA, c'était celui de ce joueur des Nets qui s'était retrouvé sur la pochette de leur maquette) et font quelques concerts sous ce nom. Puis, après de nombreuses remarques qui les énervaient un peu, Eddie propose Pearl Jam. Tout le monde trouve ça plutôt bien et approuve complètement quand il leur explique le pourquoi de la chose : "mon grand-père était un Indien d'Amérique, expert en herbes et en tout ce qui était hallucinogène, ma grand-mère qui s'appelait Pearl, aimait beaucoup les mélanges de culture, et elle faisait une marmelade ("jam" en anglais) à laquelle elle ajoutait tous ces ingrédients hallucinogènes. C'est dommage que je n'aie pas la recette".

La reconnaissance .
Après les choses s'enchaînent vite : l'enregistrement de Ten, sa sortie, sa montée progressive dans les charts . ce qui provoque d'ailleurs quelques embrouilles avec Nirvana (Kurt Cobain les accuse de s'être vendus à la Méga Industrie Discographique et d'avoir formé un groupe qui profite du succès de Nirvana . 2 gros paradoxes d'ailleurs. Pour le 1er : vous m'avez comprise, le 2ème : faut il rappeler que Mother Love Bone, Green River, Temple of the Dog . existaient bien avant Kurt Cobain et son groupe . nevermind . ). Et puis la presse britannique s'y met aussi en reprochant à Vedder d'aimer trop l'argent. Alors Vedder réplique : "on dit que quand je monte sur scène, je vous vole de l'argent. N'achetez pas mon disque. Enregistrez-le en empruntant celui d'un ami. D'ailleurs j'espère que les pirates en feront des copies et les vendront. On veut vous faire faire des économies" . Faut savoir faire face au succès et ses petits inconvénients . Mais Pearl Jam n'a plus aucun souci à se faire : les mauvaises langues se sont tues quand le méga vs est apparu. Ben oui, cet album a été la preuve que Pearl Jam est capable de beaucoup et que ce n'est pas le groupe d'une mode (le grunge et Nirvana). Et depuis, les sorties de Vitalogy, No Code et Yield n'ont fait que confirmer que Pearl Jam est un groupe pas comme les autres et le restera toujours .

En résumé le groupe, c'est :
> Eddie Vedder (chant + . harmonica, il a aussi une gratte mais trouve que "c'est plus facile et amusant de crier ce qu'on pense à la figure des gens")
> Mike Mc Cready (guitare #1)
> Stone Gossard (guitare #2)
> Jeff Ament (basse)
> à la batterie : Dave Krusen (Ten) Dave Abbruzzese (Vs, Vitalogy) Jack Irons (No Code, Yield) Matt Cameron (Live on two legs, Binaural, Riot Act)

Plus que de la musique, des messages et de l'engagement aussi .
Pearl Jam, c'est plus que de la musique, c'est aussi pleins de messages délivrés à travers des chansons : paroles et clips (y a qu'à voir le terrible clip de "Do the evolution") mais aussi par de nombreux engagements du groupe dans diverses causes :

- Participation à un festival pour le droit à l'avortement libre
- Eddie participant à une émission télé avec un t-shirt "Non à Bush 92" accompagné du symbole lié à la revendication de l'avortement libre
- Concert gratuit pour la campagne "rock the vote" pour sensibiliser les jeunes à l'importance de leur vote.
- Défense de l'environnement : le titre "Porch" est offert à la compil In defense of animals dont les bénéfices sont destinés à la protection de différentes espèces en voie de disparition.
- Puis, une reprise étonnante "Gremmie Out Of Control" pour la compil MOM Music for Our mother ocean ayant pour but de récolter des fonds pour la Surfrider Foundation (pour tout ce qui est environnement maritime)
- Et puis récemment, Eddie a organisé le projet No Boundaries (A benefit for the Kosovar refugees), cd sur lequel il a réuni pas mal d'inédits d'artistes comme Alanis Morissette, KoRn, RATM, Bush . (+ 2 inédits de Pearl Jam) et dont tous les bénéfices iront à des organisations humanitaires.
- Ce à quoi vous pouvez aussi rajouter les apparitions d'Eddie au Tibetan Freedom Concert aux côtés des Beastie Boys.

Chronique Livre : Pearl Jam, Pearl Jam : pulsions vitales

Pearl Jam / Chronique LP > Live on ten legs

Pearl Jam - Live on ten legs 20 ans... deux décennies de Pearl Jam pas réellement réunies sur un seul CD mais dont l'essence live se retrouve sur ce Live on ten legs, quelques douze années après un Live on two legs d'excellente mémoire, en clair un petit rêve d'inconditionnel du rock sorti en ce début d'année sur un élégant digisleeve plutôt très classe, en digital et même dans une édition deluxe qui pique aux yeux.
Un live de Pearl Jam donc, certes, dans l'idée, ce n'est pas d'une originalité folle, le groupe étant notamment connu pour avoir sorti quantité d'enregistrements au début des années 2000 (dont certains chroniqués dans nos pages), mais là, hormis pour ceux qui se sont fait le plaisir d'acquérir l'excellent coffret triple CD live @ the George (paru en 2007), cet album live présentement chroniqué, c'est quand même la classe à l'état pure. Notamment sur des tubes de la trempe d'"Animal", "Got some" ou l'excellentissime "The Fixer", quand le groupe démontre qu'il est toujours (les morceaux présents sur ce Live on ten legs ont été captés entre 2003 et 2010) une formidable machine à enthousiasmer les foules et surtout, que l'on aime un peu, beaucoup, énormément ou à défaut pas du tout Pearl Jam (après tout, les gens sont libre d'avoir mauvais goûts...), un incroyable groupe live.
En l'état, même si les âmes chagrinent pourraient s'accorder pour affirmer que la tracklist est un peu légère vu le répertoire des natifs de Seattle, entre les balades aux refrains fédérateurs ("Nothing as it seems", le tube interplanétaire "Just breathe") et les titres les plus électriques et fiévreux (les "Public image" et autres "Porch", "Spin the black circle" ou le bien nommé "Alive"), les américains nous en donnent largement pour notre argent. Techniquement, le résultat est irréprochable, mixage et mastering soignés conférant à l'objet un rendu assez hallucinant et démontrant encore une fois que, vingt ans après ses début, neuf albums studio, quelques dizaines de live et près de 60 millions de copies écoulées de par le monde, Pearl Jam n'a pas perdu grand chose de l'envie de ses débuts. Comme quoi, encore une fois, fidèle à leur légende, les grands groupes ne meurent jamais.

Pearl Jam / Chronique LP > Back spacer

Pearl Jam - Backspacer Depuis Vitalogy, Pearl Jam enchaîne les albums, les bonnes idées, les artworks travaillés (celui-ci est encore d'une classe incroyable, même si je ne suis pas fan de ce style de dessins) sans pour autant marquer de nouveau l'histoire du rock. Malgré des qualités évidentes, ce Back spacer ne changera pas la donne, dans la lignée du Pearl Jam, il mêle élans rock et balades chaleureuses qui ne surprendront pas les amateurs du combo et ne transportera pas ceux qui découvriraient le Pearl Jam actuel après l'éclatante réédition de Ten. Dans la biographie, faut-il se limiter à ajouter "2009 : Back spacer" ? Le groupe comble ses fans avec une nouvelle offrande studio, remplit les salles, offre ses concerts en téléchargement (deux lives sont à télécharger via un accés vers un site sur le CD) et vogue la galère jusque la ligne suivante ? Non bien sûr, il faudrait se souvenir davantage de "Supersonic", véritable bombe d'envie, ou de "Just breathe" et "The end", terriblement émouvants, ou de quelques autres fort bien écrits mais trop bien produits pour nous écorcher comme le quintet sait le faire en live ou savait le faire lors des grandes heures du grunge. Pourtant, ils ont essayé de retrouver leurs couleurs, celles qu'avaient donné Brendan O'Brien à leurs opus (depuis Vs. jusque Yield) mais malgré le retour de leur producteur fétiche, Back spacer sonne trop propre pour déclencher les scènes de joie. C'est un excellent album qu'on aura toujours plaisir à écouter et à réécouter dans quelques années en se disant "ah ouais, c'était sur ce disque qu'il y avait ce titre" mais combien de ces bons morceaux deviendront des incontournables du groupe ? La faute à trois galettes blindées de tubes sorties il y a presque 20 ans et dont on arrive pas à se défaire. Putain de talent.

Pearl Jam / Chronique LP > Ten

pearl jam - ten Septembre 1991 : Nevermind, le monde de la musique prend sa plus grosse claque depuis 1977, le "grunge" qui rampait dans le milieu indé depuis quelques années explose à la face du monde et va marquer la décennie. Un mois plus tôt, Pearl Jam sortait son premier album Ten offrant un autre visage au style venu de la région de Seattle. Moins punks et moins décadents que leurs comparses de Soundgarden, moins métal qu'Alice in Chains, plus présentables que Nirvana, Pearl Jam va aussi faire un carton et ses trois premiers disques (Ten, Versus et Vitalogy) forment une trilogie exceptionnelle de qualité. Tout le monde connaît quelques uns des tubes qui composent cet opus, l'hymne "Jeremy", les hits absolus "Once", "Evenflow" ou "Alive", les titres encore joués sur scène "Black" ou "Porch", plus de la moitié de la galette est en or massif, le reste n'est pas moins bon. Alors que s'approchent les 20 ans du groupe, Sony se lance dans la réédition de ces monuments du rock et ne fait pas les choses à moitié... 4 versions différentes sont disponibles et la plus "simple" est suffisamment énorme... les fans hardcore s'offriront la "Super Deluxe" qui contient en plus de ce que je décrirai ensuite un DVD (avec entre autre leur live MTV Unplugged de 1992), un vinyl, un CD d'un concert à Seattle, une réplique de leur démo K7 et un livret d'Eddie Vedder.
La version "basique" (tout est très relatif) est servie dans un digipak qui reprend l'idée de l'artwork d'origine et protège deux albums, le premier est la réédition "normale" de Ten, le second propose une version de l'album mixé et masterisé par Brendan O'Brien (le producteur s'était occupée de Versus, pour Ten, c'était Rick Parashar (qui a bossé aussi sur Temple of the Dog et Alice in Chains avant de devenir une icône de la prod' grunge bossant 10 ans après pour Nickelback, Anyone ou 3 Doors Down)). A la fois plus propre, plus péchue et plus douce, cette nouvelle version démontre que les compos et leurs arrangements sont immortels. S'ajoutent aux 12 titres originaux, 6 autres "bonus" qu'on a pu entendre sur Lost dogs ("Brother") ou dans le cultissime (pour la famille grunge) film Singles ("Breath and a scream" et "State of love and trust"), les trois autres sont eux aussi des titres écrits pour Ten et qui n'ont pas été choisis pour figurer au track-listing en 1991 ("Just a girl", "2,000 mile blues" et "Evil little goat"), tous ont plus de qualités que de défauts ("Evil little goat" excepté) et bon nombre de groupes auraient aimé les avoir en single de leur album plutôt que de les laisser dans un placard...
Pearl Jam n'est pas un groupe comme les autres, c'est un des rares à vraiment s'intéresser à leur public (combat contre TicketMaster, enregistrements live "officiels" de chaque concert, shows épiques...), et cette série de réédition en est une nouvelle preuve, elle doit entrer dans ta discothèque comme elle entrera dans l'Histoire du Rock.

Pearl Jam / Chronique LP > Pearl jam

Pearl Jam : Pearl jam Laissé sans titre, ce nouvel album studio de Pearl Jam sera certainement connu comme the avocado ou alors "l'album bleu". Il s'est écoulé presque 4 ans depuis Riot Act et même si on a eu le droit à la compil Lost dogs et au Live at Benaroya hall, on avait hâte d'entendre de nouvelles compositions. L'éponyme Pearl Jam nous en livre 13 dans un superbe emballage (comme d'habitude) et si les déclinaisons de l'avocat sont très lumineuses sur ces jolis bleu, le livret est lui bien plus sombre, en adéquation avec certains thèmes abordés comme la proximité de la mort ("Life wasted", "Unemployable") ou les conneries de Bush ("World wide suicide" The president (...) writing checks that others pay). Pas de surprise de ce côté-là, elles sont plutôt du côté du rythme et des attaques guitaristiques de ce Pearl Jam. Alors que le temps était plutôt à l'accalmie, le quintet de Seattle semble avoir refait le plein d'énergie et n'envoie pas ses "protest songs" avec le dos de la cuiller. Les "Comatose" ou "Big wave" sont pugnaces, agressifs, Vedder joue dans la profondeur de sa voix rocailleuse, Cameron et Ament sur la rapidité, Gossard et McReady sur le tranchant, Stone plaçant quelques petits soli dont il a le secret. Le tout sans oublier les mélodies (celles-ci étant 200% Pearl Jamiennes). D'autres titres comme "World wide suicide", "Severed hand" ou "Marker in the sand" sont davantage contrastés, le calme arrive à s'y faire une petite place... Mais pas autant que sur "Parachutes", "Gone", "Come back" et "Inside job", quatre balades épurées, très réfléchies où Eddie Vedder laisse son charme agir sur nos oreilles.
Pearl Jam continue donc de tracer sa route faisant fi des deside rata des maisons de disques, des tourneurs et en se souciant avant tout de leur musique et de leurs fans, une attitude au moins aussi admirable que ce nouvel album...

Pearl Jam / Chronique LP > Lost dogs

pearl jam : lost dogs Enfin ! Tout amateur de Pearl Jam qui se respecte attendait cette compilation de raretés depuis un petit bout de temps ! Pearl Jam est certainement le groupe qui a sorti le plus de disques officiellement (tous leurs concerts depuis quelques années, ça fait un sacré paquet !) mais c'est aussi un groupe qui est piraté depuis longtemps, nombreux sont les CDs "pirates" (bootlegs) regroupant les titres les plus rares du groupe, jamais avare de reprises, de titres inachevés, d'unplugged, de démos, de mp3 pour Noël... Eddie Vedder et sa bande sont inarrêtables quand il s'agit de composer des titres mais avoir sur CD tous ces titres servis à droite à gauche relevait jusqu'ici de l'exploit... Le double album, somptueux digipak, Lost dogs offre 31 titres (oui, ils arrivent à cacher un morceau sur un CD de raretés !) plus ou moins rares, plus ou moins inédits, plus ou moins bons... L'emballage est superbe, l'artwork très intéressant, le livret riche d'enseignements, rien que pour ça, le fan se doit d'avoir cette compil' ! Mais comme certains morceaux sont loin d'être uniquement des rebuts de studio (les "outtakes", morceaux qui n'ont pas été choisi pour figurer sur les albums), on va aussi en parler (et après tout, c'est quand même cela le principal !), le premier CD, qu'on appellera Lost pour des raisons évidentes (du moins pour ceux qui ont les CDs !), est plutôt rock, le deuxième, Dogs, est plus calme, plus pop, plus slow. Faire l'inventaire de tous les titres seraient trop longs, je vais donc me contenter de parler de ceux que je préfère... "Sad", écrit à l'époque de Binaural, met en exergue la voix d'Eddie et la mélodie à la guitare est charmeuse, la dynamique du titre est imparable, une pépite. Tout comme "Hitchhiker" au riff simple et entêtant, après une petite descente un peu psyké, le fameux riff est de retour, rock n roll ! "Alone" ravira les "vieux" fans, le titre date de Ten et était sorti en face B d'un single de "Go", son double solo ne nous rajeunit pas... Jamais avare quand il s'agit d'oeuvres charitables, Pearl Jam avait repris "Leavin here" des Who et "Gremmie out of control" des Silly Surfers pour des compilations (notament Music for our mother ocean), c'est avec bonheur que l'on retrouve ces titres qui sortent de l'ordinaire. Dogs dégage plus de chaleur que de décibels et est à déconseiller aux dépressifs... "Other side" est prennant, "Wash" délicat, la version instrumentale de "Brother" phénoménale, les titres issus des "fan clubs" de Noël de trés beaux cadeaux (à l'origine offerts aux fans américains)... Comment ne pas être nostaligique en écoutant la démo "Footsteps" qui deviendra un titre de Temple of the Dog ? Et comment ne pas s'incliner à la toute fin du disque quand Eddie rend hômmage à Layne Staley ?
Ce n'est qu'un aperçu, tout le reste est au minimum du Pearl Jam "moyen", pas de titre vraiment hors sujet, Lost dogs est une mine que l'on peut creuser pendant un sacré bout de temps avant de l'épuiser. Merci.

Pearl Jam / Chronique LP > Live in Tokyo (2003)

Pearl Jam - Live in Tokyo 2003 Etant donné le succés de la première vague de "live" Pearl Jam a remis ça... Tous les concerts de la tournée Riot Act sont enregistrés, très bien mixés, et distribués de par le monde dans des pochettes recyclées qui suivent une même idée graphique. Pearl Jam continue d'éblouir par sa classe... Deux concerts sortent du lot, ils ont été choisi pour être mis en avant plus que les autres, ce sont ceux de Perth (Australie, 23 février 2003) et de Tokyo (Japon, 3 mars 2003), voici les chroniques de ces deux double albums avec la même intro et des changements ensuite. Même si 13 titres ("Given to fly", "Even flow", "Go", "Do the evolution" -toujours un grand moment-, "Betterman", "Daughter", "Alive"...) se retrouvent sur les 2 live qui en comptent 27 pour l'un -Perth- et 30 pour l'autre -Tokyo-, ces deux disques sont loin d'être similaires...
Riot Act est, comme à Perth, très présent ("Can't keep", "Save you", "Love boat captain", "You are", "I am mine", "Bu$hleaguer" et les quelques mots en japonais) même si le plus grand nombre de titres joués à Tokyo fait en sorte qu'il semble plus en retrait. C'est avec un extrait de leur premier album, le calme et discret "Release" que Pearl Jam met en route la machine. Il faut attendre "Even flow" pour que tout le monde soit bien dans le concert, il faut dire qu'avec l'énergie dépensée à la basse et à la guitare sur ce titre, difficile de ne pas se faire accrocher au train Pearl Jam, vont alors se suivre tout un tas de wagons chansons, et comme quand on attend devant un passage à niveau, on se demande si le train prendra fin... D'autres incontournables parfois contournés sont joués ("Dissident", "Lukin", "Not for you" -j'adore-, "Blood", "Black"...), sur ces deux concerts, on ne trouve pas trace de "Once", "Spin the black circle", "Nothing as it seems", "Sometimes", certainement que ces tubes ont été joué dans d'autres salles... Le groupe a un répertoire de classiques bien trop énorme pour pouvoir tous les jouer... Tous ces titres se marient avec les nouveaux comme s'ils avaient toujours coexisté, c'est très impressionnant... Si le premier rappel arrive très vite (après 18 titres "seulement"), les reprises y ont toujours leur place, de ce concert on se souviendra surtout du "Know your rights" des Clash avec un Eddie en forme olympique et du doux "Don't be shy" de Cat Stevens. 2h30 de musique et retentissent les premiers riffs de "Alive", la fin du concert approche... le temps est passé très vite, Pearl Jam live, c'est un régal.

Pearl Jam / Chronique LP > Live in Perth (2003)

Pearl Jam - Live in Perth 2003 Etant donné le succés de la première vague de "live" Pearl Jam a remis ça... Tous les concerts de la tournée Riot Act sont enregistrés, très bien mixés, et distribués de par le monde dans des pochettes recyclées qui suivent une même idée graphique. Pearl Jam continue d'éblouir par sa classe... Deux concerts sortent du lot, ils ont été choisi pour être mis en avant plus que les autres, ce sont ceux de Perth (ustralie, 23 février 2003) et de Tokyo (Japon, 3 mars 2003), voici les chroniques de ces deux double albums avec la même intro et des changements ensuite. Même si 13 titres ("Given to fly", "Even flow", "Go", "Do the evolution" -toujours un grand moment-, "Betterman", "Daughter", "Alive"...)) se retrouvent sur les 2 live qui en comptent 27 pour l'un -Perth- et 30 pour l'autre -Tokyo-, ces deux disques sont loin d'être similaires...
L'excellent Riot Act est un peu plus en vue ("Save you", "Get right", "Cropduster", "I am mine" -superbe-, "Love boat captain", "You are", "1/2 full") que les six autres albums qui ont tous leur place au sein d'un concert de Pearl Jam, aucun n'est ignoré, sur scène le groupe mélange toutes ses productions et les titres qui nous avaient paru un peu plus fades lors de leur sortie prennent une autre dimension. La magie (surtout celle de Vedder) opère et les "Jeremy", "Insignificance", "Gods' dice" ou "Wishlist" semblent alors incontournables... alors que le public japonais n'aura pas la chance de les entendre... En plus de jouer parfaitement ses titres et de dire combien il est important de protéger l'environnement, la petite bande de Seattle s'amuse à reprendre des titres, ici on remarquera "Crazy Mary" juste avant l'ulitme rappel, la reprise de The Victoria Williamsdégage une chaleur indolente, Eddie s'y promène et semble alors intouchable, après une autre reprise ("Throw your arms around me") et "Alive" (se lassera-t-on un jour de ce titre ?), c'est avec le "Fortunate son" des Creedence Clearwater Revival que Pearl Jam clôt les 150 minutes d'émotions, histoire de montrer que le rock a de beaux jours devant lui...

Pearl Jam / Chronique LP > Riot act

Pearl Jam - Riot Act LP 10 ans après la sortie de Ten, Pearl Jam est de retour et c'est un devenu un "évènement récurrent", Riot Act ne sonne pas la révolte mais est servi dans un digipak qui a de la classe et le livret au format inhabituel en a tout autant (les photos, noir et blanc, sont superbes), mais faire dans l'inhabituel est devenu une habitude chez Pearl Jam...

Cet album sort à l'automne, il en a la couleur et la chaleur, mais tous les albums de Pearl Jam sentent un peu les feuilles mortes, la pluie et la rouille, c'est la couleur, le son, les odeurs communes à ce "grunge de Seattle". Mais c'est plus de rock alternatif qu'il faut aujourd'hui parler, Pearl Jam continue le travail commencé avec Yield et Binaural et est donc assez éloigné de ses premiers albums... Seuls quelques titres sont très rythmés, comme "Save you" et sa formidable ligne de basse, et les successifs "Get right" et "Green disease" qui évitent à Riot Act de s'endormir sur ses lauriers. Le tempo est donc plutôt calme, mais les guitares sont désormais plus à l'aise et lacèrent l'air avec autant de grâce que la voix d'Eddie... Le "You are" aux effets surnaturels est une petite perle à tout point de vue, sa position centrale, au coeur de l'album, n'est pas due au hasard... Pas plus que le "Can't keep" qui ouvre le disque, ce titre à la chaleur acoustique délivre quelques arrangements que Radiohead n'aurait pas hésité à utiliser pour Ok Computer ! Une merveille... Mais la plupart du temps, ce sont Gossard et Vedder qui tiennent les titres ("Love boat captain", "Thumbing my way") et ce sans artifice. Riot Act comporte 15 plages et parmi celles-ci, on notera les choeurs un peu étranges de "Help help", une chanson dédiée (!) à George (Walker Texas Ranger) Bush ("Bush leaguer") où Eddie lui parle autant qu'à nous ou encore ce "Arc", sorte de complainte qui nous rappelle les origines indiennes d'Eddie. Enfin un petit mot sur un titre qui semble inoffensif mais qui est devenu, mine de rien, un hit dans nos têtes, le single dépressif "I am mine" qui sous des allures de simple chanson marque par sa mélodie irrésistible, tout à l'image de Pearl Jam, mine de rien, ils marquent les esprits.