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Natifs de Glasgow, les écossais d'Orko sont découvert fin 2005 par les Hundred Reasons qui ont alors lancé un appel d'offre pour leur "Singles Club 3". Plus de 200 participants et un but : avoir un titre séléctionné pour figurer au tracklisting du "single club" aux côtés d'Hundred Reasons. Orko est choisi, ce qui lui vaut alors de signer chez l'excellent label Gravity Dip Records, aux côtés notamment de Metronomes, Pylon, Stapleton et donc... HR. Le groupe commence à se faire un petit carnets d'adresse(s) et passe la surmutipliée en tournant notamment avec The Kooks, Hell is for heroes ou Biffy Clyro, le temps de se rôder sérieusement sur scène. Avant le passage obligé en studio pour un premier album qui attisera forcément l'oreille avertie des spécialistes du genre : Creating short fiction. Un premier album qui sort le 23 octobre 2006 au Royaume Uni.

Orko / Chronique LP > Creating short fiction

orko_creating_short_fiction.jpg Ambitieuse que cette démarche affichée par Orko à l'aune de son premier album : Creating short fiction. Pourquoi pas après tout, car avant même de poser une oreille attentive sur ce nouveau-venu de chez Gravity Dip Records, les échos qui nous sont parvenus d'outre-Manche, sont jusque là plutôt positifs. On pose la galette dans le lecteur et "Across the party" débute. Un premier titre rock à l'énergie post-punk, aux mélodies power pop et riffs abrasifs. Compact, puissant, parfaitement maîtrisé, Orko connaît son sujet sur le bout des doigts et ne se prive pas de nous asséner quelques mélodies entêtantes aux milieux de lignes de grattes rageuses. "Jive bunny and the fireworks" s'inscrit dans la même lignée. Le groupe nous offrant un second titre rageur et tendu, énergique et à la force de persuasion assez étonnante. L'évidence ne souffre d'aucune contestation, les écossais sont les dignes et doués héritiers de Hundred Reasons... voir mieux même, tant "Travels plans" élargit le spectre, allant lorgner du côté des Strokes quelques instants pour mieux se rediriger ailleurs l'instant d'après. Orko a bouffé du rock anglo-saxon durant sa prime jeunesse, il ne peut en être autrement, mais si le groupe ne révolutionne pas vraiment le genre, il livre avec Creating short fiction 12 titres vivifiants et à la qualité mélodique surprenante. Taillés pour les clubs rock britannique, des morceaux tels que "The arguments" ou "We look at ourselves", s'ils restent d'une simplicité confondante, ont l'efficacité pour eux. Et quand Orko délaisse les brûlots pop-rock incandescents, c'est pour nous offrir un "Papers, scissors, stone" massif à souhait et riche de mille nuances de couleurs. Une composition plus complexe que les autres et pourtant parfaitement assumée et structurée par un groupe qui a décidément plus d'un as dans son jeux. D'autant qu'il nous jette en patûre quelques minutes plus tard un "Hello Dean Moriaty" épique et qui envoie les décibels. Sans jamais oublier d'installer la mélodie dans une atmosphère intemporelle. Ambiances lunaires et stratosphériques que l'on retrouve sur le final de l'album "Après-midi". Une ballade post-pop folk douce et apaisante qui conclue l'album de manière assez surprenante, Orko nous ayant plus habitué avec ce Creating shorf fiction a faire parler les guitares que les folk-songs éthérées. Comme quoi, on n'est pas encore au bout de nos surprise avec ces émules d'HR qui pourraient bien avoir dépassés leurs maîtres.