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Opram > Chronique LP / Mon temps mon espace
C'est assez paradoxal mais Opram commence avec un Oméga, la fin de toute chose... C'est peut-être (certainement même) pour d'autres raisons qu'ils ont choisi la lettre grecque comme majuscule de leur nom mais ça me permet de me lancer dans la chronique de Mon temps mon espace en plaçant un paradoxe... Le groupe semble en effet les cultiver ou tout au moins ne pas chercher à faire dans la simplicité, faire côtoyer de gros riffs métalliques et un break avec une voix pop : pas de souci, aligner des notes aventureuses et risquées ("TER") aprés avoir enchaîné des rythmiques évidentes ("VII") : pourquoi pas ? Jouer sur les mots pour les faire sonner ("Débloc") ou nous faire réagir ("VII") : facile... Traiter de thèmes existentiels ("Mon temps et mon espace") puis disserter sur le "TER" : allons-y gaiement...
Opram souffle le chaud et le froid avec plus ou moins de réussite, affronte l'auditeur avec des titres qui tournent autour de 6 minutes, construit des morceaux avec sagesse et démesure. Bref, ils savent manier l'oxymore, le côté paradoxal est ressenti par celui qui écoute car parfois on touche au sublime ("Mon temps et mon espace") et à d'autres moments on s'ennuie ("VII"), comment un groupe avec autant de classe (et dans l'ensemble, il en a) peut perdre pied et nous offrit une ou deux pistes de nettement moins bonne qualité ? On mettra ça sur le dos de la jeunesse et sur mes goûts personnels...
N'en reste qu'avec Mon temps mon espace et sa douce voix (hum, on pourrait penser à Agora Fidelio...), ses samples bien sentis ("Débloc") et la solidité de son rythme et de sa guitare, Opram a pris des risques sur une voie peu empruntée et que la plupart payent. A suivre de près !
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