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Biographie > Oppenheimer ?, non ! Openightmare

Tout d'abord, le nom du groupe fait allusion à l'inventeur (Robert Oppenheimer) d'une des plus sinistre chose du XX° siècle : la bombe atomique. Issu de la convaincante scène toulousaine, le quatuor compose depuis 4 ans un hybride punk-métal parfois teinté de hardcore ou de pop. La musique d'Openightmare, construite par ses 4 membres, Yves, Yann, Xavier et PierrO est nourrie par les scènes punk et rock de ces 20 dernières années. En 2003, sort en totale autoproduction leur premier album : Sliced by a turbomachine. Il faudra attendre fin novembre 2004 pour obtenir une ré-édition et une distribution correcte en adéquation avec ce premier album. Durant ces quelques années le groupe a aussi donné des concerts surtout aux cotés de Junkyard Birds, de Feeding et parfois avec les Uncommonmenfrommars.
Le groupe ne s'arrête pas en si bon chemin et continue de monter sur scène (avec Guerilla Poubelle, Sons Of Buddha, Spudgun, Durruti Acting Out, Leptik Ficus ...). Il s'attèle à la mise en route d'un second album (Pinks of the vintage) qui sort début juin 2006.
Au printemps 2007, le groupe subit un renouvellement de la moitié de son personnel, Matt et Niko remplaçant respectivement Yann (guitare) et Xavos de la Vega (basse) mais cela ne l'empêchera pas de donner des concerts à foison. Début 2008, le groupe se fait plus timide en salle puisqu'il tâchera d'assurer une série de sessions d'enregistrement en compagnie de Plume (Sofy Major, 10 Rue D'La Madeleine, Superstatic Revolution, .) et Yoorwell (frontman du groupe) lui-même. En résulte le troisième album des Toulousains The harder we come à l'automne, via Vegas Records, et en digipak s'il vous plait ! Mais aussi mis à disposition librement sur la toile... Le groupe ne perdant jamais de vue sa démarche totalement indépendante.
Amoureux de la route, le groupe est dernièrement passé par la Suisse, la Slovénie, l'Autriche et l'Allemagne pour une mini-tournée désormais mémorable...

Openightmare / Chronique LP > The harder we come

openightmare_the_harder_we_come Après un premier album mettant en lumière les fabuleux punk-rockeurs toulousains de Openightmare (membre du collectif To Loose Punkers aux cotés de Saturn, Earplug, Charly Fiasco, ...) et un second opus attachant bien que bancal, l'arrivée de The harder we come, nouvelle galette des intéressés, a de quoi susciter bien des émois. Rien que ça. Et tant qu'on y est, je me jette sur un des poncifs du milieu qui consiste à dénommer cette troisième signature du quatuor comme étant celle de la consécration !
Du très punk-à-roulette "Brave new world" à cette ballade indie-rock "The last travel to quiet mountain", le quatuor nous sert une fichue synthèse punk-rock aussi bien mâtinée de power-pop ("Sweet end") que d'une fragrance stoner permanente. Ajoutes-y des intentions mélos ("Sleeping with my boss") et bluesy ("No buck no fuck") toutes bien senties ainsi que de la fraîcheur ("PCP (phencyclydine)"), de la rage ("No fun atom"), de la lourdeur ("You don't know") et toujours cette petite touche de fun que le groupe cultive depuis ses débuts et tu détiens ce détonant cocktail que les toulousains n'hésitent pas à faire exploser. Inutile de rentrer dans les détails (et pourtant il y a matière !) mais à chacun des titres composant ce satané The harder we come, la recette est dévastatrice. Des riffs grassouillets ou très décapants, une rythmique en béton armé, ce chant toujours aussi séduisant et des couplets à hurler ("Punk-rock, rock'n'roll, heavy metal are not dead", "Let's turn around before we're sitting down", ...) fonctionnent à merveille entre les mains du gang toulousain.
Depuis leurs débuts, on savait les Openightmare proches (autant musicalement qu'humainement) de toute la vague indie-power-pop-punk-rock (Burning Heads, Dead Pop Club, Greedy Guts, Sons Of Buddha, Flying Donuts pour ne citer qu'eux) qui tient en haleine notre célèbre Gui de Champi depuis tant d'années. Entourés d'invités de choix, puisque Steve, Greg (High Five Drive) et Bruno (Ravi) sont aussi venus poser leurs voix, les Openightmare marquent un grand coup avec un album complet, riche en bonnes surprises, dont absolument rien n'est à jeter !

Openightmare / Chronique LP > Pinks of the vintage

Openightmare : Pinks of the vintage D'après leurs dires, ils "cuisinent mieux que ta mère", leurs fans les plus convaincus doivent se raconter que seul eux peuvent te mettre la tête à l'envers, on se contentera, dans un premier temps, de penser qu'Openightmare remet le couvert ! Faisant suite à leur précédent et déjà très convainquant premier album, les membres du collectif Too Loose Punkers ont donc sorti Pinks of the vintage, un second album dont les toulousains peuvent être fier.
La touche Openightmare est à nouveau au rendez-vous : enregistrement sauvage ("et masterisé par un sourd", dixit ironiquement la bio), sueur dégoulinante, jeux de mots et propos subversif font toujours partie du paysage du quatuor. Cernés par une "Intro" et une "Outreau", les 13 titres de l'album (dont 2 lives) forment trois quarts d'heure de musique intense, sauvage et brûlante mais aussi plus légère et délirante. Pinks of the vintage est composée de 2 moitiés, la première plutôt sérieuse dans le propos, et une seconde plus encline à la déconne, autre caractéristique d'Openightmare. Lorsque Openightmare lance ses assauts, c'est à l'encontre de la politique extérieure américaine ("Insane world"), des beaufs de base ("Planet blair"), ou pour faire éloge au DIY ("Do It Yourself"), pratique consistant à produire le maximum de choses soi-même, en se passant d'intermédiaires parfois peu scrupuleux... Un fois le chapitre revendicatif clos, il est temps de finir de se démolir avec l'autre aspect de la galette : le fun, le délire, l'anti-prise de tête !
Après "Midtro", c'est la franche rigolade assurée ! Et assumée par le groupe ! Le gang raille joyeusement Le Mouv' ("The Bouj'"), pète carrément un câble sur "I can't get hénaff" et ouvre une bière au début de "My wife is drunk" avant de s'éffondrer au pied du bar. Mais ce n'est rien à coté des titres lives captés au repère du groupe... Une très chaleureuse ambiance, rapellant celles des Ludwig Von 88, enveloppe l'enregistrement de "Botticelli" et de "To loose punkers", titre autant stupide qu'efficace à chanter jusqu'à plus soif !
Et musicalement, quoi de neuf sous le soleil ? Le seul défaut est le léger manque de cohésion qui affaibli un peu l'album. Dommage car Sliced by a turbomachine est totalement exempt de cette erreur, et il est surprenant que celà arrive à un deuxième album... Mais qu'importe, to loose punker or not to be (punk) ! Sinon, très bonne nouvelle : Openightmare fait du Openightmare ! Toujours à base de rock et d'un peu moins de punk qu'auparavent, la formule usitée est multi-vitaminée à souhait et s'offre aussi des ambiances plus tempérées rapellant "Organic women", figurant sur leur précédent album.
Avec ce disque, la panoplie du parfait petit To loose punker s'aggrandit et si vous avez accroché à Sliced by a turbomachine, Pinks of the vintage ne devrait pas déroger à la règle !

Openightmare / Chronique LP > Sliced by a turbomachine

Openightmare : Sliced by a turbomachine Franchement, après les premières écoutes, je n'étais pas vraiment enthousiasmé par ce qui était proposé sur ce disque. Je me demandais où le groupe voulait en venir ; le son vieillot notamment de la batterie, me laissait assez perplexe. Eh bien, autant le dire tout aussi clairement, Sliced by a turbomachine m'a convaincu de penser qu'Openightmare est un groupe sur lequel on peut porter de gros espoirs. Avec un savant mélange de rock, de métal, de punk le groupe délivre son énergie salvatrice sur chacune de ses compositions. Cette ferveur, perceptible à tout instant et ce, même sur les passages plus posés dévoile le côté fonceur du groupe.
L'intro très pistoliènne de "White trash", la descente aux enfers d'un riff de "Snuff movies" ou la ligne de basse de "Web site story" ne peuvent laisser indifférent. Brûlots sur brûlots ("Wet wet pants", "Holy terror", "Web site story"), le groupe déroule ses compositions sans difficultés et assène ses accords qui s'incrustent terriblement dans les esprits.Le chant intégralement en anglais est d'une qualité très honorable comme en attestent le savant "Gimme a mind " ou le sauvage "White trash". La fin carrément barrée de "Web site story" et l'intro qui suit, celle de "Snuff movies", franchement jubilatoires font apparaître l'aspect robuste et solide du groupe. Ambiances punk eigthies et métal se mêlent parfois à quelque chose de plus progressif comme avec "Organic woman". C'est ce titre qui m'a le plus résisté mais c'est celui qui me tiens désormais le plus à cœur avec sa lente progression vers son lancinant final. Grâce aux 2 derniers titres, antérieurs à 2003 et ajoutés sur le disque en guise d'add-on, on se rend compte de la progression du groupe surtout au niveau du chant d'Yves qu'il n'a cessé d'améliorer. Avec "Earth's song" et "Fuckin' traders", on apprécie déjà le style du groupe, qui depuis a été peaufiné sans tomber dans la facilité.
Personnellement, j'aime assez le coté live de la prise de son, certains trouveront ça "crade " mais je trouve que cela rend un côté encore plus authentique à la performance. Ainsi, lentement mais sûrement, le groupe a réussi à me convertir. En espérant que l'approche se fasse plus vite pour un public qui devrait se faire croissant, je vous laisse découvrir un groupe qui tout en exécutant une base punk-rock sait y ajouter ce qu'il faut quand il le faut pour mettre du relief dans ses compositions.