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Biographie > Allez l'Om

Au départ duo formé par la section rythmique de feu-Sleep, soit Al Cisneros (chant/basse) & Chris Hakius (batterie), Om est une entité stoner-doom psychédélique et expérimentale qui voit le jour en 2003. Le premier album de la paire californienne a pour titre et sort en 2005 sous le titre Variations on a theme, par le biais du label Holy Mountain Records (La Otracia, Mamatus, Six Degrees of Organ Admittance...) qui se chargera du reste de distribuer également Conference of the birds ainsi qu'un split avec Six Degrees of Organ Admittance l'année suivante. Toujours en 2006, le duo livre également un split LP avec Current 93 paru chez Neurot Recordings, le label de Neurosis, avant de signer chez Southern Lord (Earth, Sleep, Sunn O)))) pour l'album Pilgrimage (2007).
Quelques mois plus tard, Chris Hakius quitte son compère et laisse sa place à Emil Amos (Grails) avec lequel Cisneros commence par mettre ne boîte un single 7'' (Gebel barkal pour cette fois Sub Pop). Deux albums live plus tard (Live at Jerusalem et Conference Live), Om continue sa tournée des labels indépendants de référence en signant avec Drag City chez qui sort God is good en 2009 puis Advaitic songs courant 2012.

Om / Chronique LP > Advaitic songs

OM-Advaitic songs Un nouvel album du duo basse/batterie Om, quoi déjà ? Car c'est vrai qu'avec la récente reformation du cultissime groupe Sleep (dont Al Cisneros est bassiste) qui emballe les salles depuis l'année dernière et les projets multiples d'Emil Amos (notamment avec Holy Sons), on n'espérait pas un nouvel effort en duo si tôt. Mais c'est que ces deux là aiment la musique et ne s'arrêtent pas de travailler pour le plus grand plaisir de nos oreilles.

C'est donc avec une certaine envie que l'écoute de cet album fut une priorité dés l'annonce de celui-ci. Car OUI, n'en déplaise à de nombreux fans, leur précédent album God is good m'avait mis une claque monumentale à l'époque. A mes yeux l'arrivée d'Emil Amos et son groove incroyable avait permis au duo d'enrichir considérablement leurs compositions en mêlant leur son avec des éléments inédits tels qu'une simple flûte ou une guitare. Alors, qu'en est-il de ce Advaitic songs ? Déjà au premier coup d'œil on sait à quoi s'attendre. Un artwork magnifique sur le thème (une fois n'est pas coutume) de la religion avec cette fois-ci je ne sais quel Saint priant les mains ouvertes. L'album commence tout doucement par une voix, celle de Kate Ramsey chantant en hébreux ("Addis") et ce qui nous surprend en premier c'est la présence d'une fioriture d'arrangements (cordes, pianos, .) donnant à cette chanson une dimension spirituelle de haute volée. Et cette impression de se trouver face au mur des lamentations un jour de prière ne nous lâchera pas d'un bout à l'autre des 5 plages de l'album.

En effet, en seconde position "State of non-return" nous assomme en premier lieu par son groove et ce son de basse d'Al Cisneros avant de conclure avec des parties cordes de hautes volées. Car même si les arrangements cordes et pianos avaient déjà fait des incursions dans leur précédent album, dans Advaitic songs, ils sont démultipliés. Le tout pour un résultat parfaitement orchestré, jamais kitsch, toujours classe et tout bonnement jouissif. L'intro de "Gethsemane" en est le parfait exemple. Les violons nous font planer, voyager d'un bout à l'autre de l'orient avec juste cette basse pour nous rapprocher du monde actuel. Et dans le même temps, les incantations d'Al Cisneros sont toujours au rendez vous pour nous aider dans ce voyage spirituel.
Quant à la quatrième piste "Sinai", déjà interprété par le groupe lors de leur dernière tournée en Europe est juste une démonstration du genre. Après un enregistrement d'un chant arabe en guise d'intro, une ligne de basse pour planter le décor, le batteur nous prend dans son jeu captivant, tout en finesse et en groove, pour nous rejeter 10 min plus loin sur la berge du Nil. En cinquième morceau (un record !) le groupe à choisi la sobriété avec "Haqq al-Yaqin". Titre qui pourrait rappeler le début d'"Intension" de Tool, un coté épique en plus (violons oblige).

A la fin de ces cinq titres on dit merci car la prise de risque(s) était grande et le défi fut relevé d'une main de maître tellement le résultat est littéralement addictif. Cet Advaitic songs est donc la pour nous dire qu'en plus d'être des musiciens d'exceptions, ces Om-là sont aussi des compositeurs de grande classe. Donc pour terminer, comme pour les citer, "Dieu est bon" d'encore nous offrir des albums et des groupes de cette trempe.