rock Rock > Noisy Fate

Biographie > Destin bruyant

Noisy Fate, c'est 3 potes de Verneuil (Yvelines) qui forment un groupe de poprock qui sonne anglais. 3 potes qui vont mettre du temps avant de trouver le bon batteur puisque ce n'est que fin 98 qu'Olive (ex-Dom's) intègre le groupe qui n'a pas changé de line-up depuis, avec donc depuis les débuts (en 94) Franklin au chant et à la guitare, Pierre à la guitare et Erwan à la basse. Avant ce premier album, les Noisy Fate ont enregistré une démo K7 confidentielle et surtout un maxi-CD. Ce dernier marque le passage du groupe au français pour les textes et leur ouvre pas mal de portes permettant au groupe de se faire connaître hors de l'Ile-de-France grâce au titre "Les songes". En 98, avant qu'Olive n'arrive, le groupe a également participé à la compil Yvelive et a "fondé" le collectif Nowhere avec d'autres amis qui eux sont plus portés sur le métal, à savoir Enhancer puis Pleymo, Wunjo et Aqme. Les compos s'entassent et début 2000, les [[Noisy Fate] entrent à leurs frais au studio Impuls en Belgique avec Stephan Kraemer, ils enregistrent 13 titres et attendent une signature... C'est finalement Timer-Records qui comprend le potentiel des franciliens et va sortir le premier album du groupe Avoir l'air à la mi-novembre 2001... Entre temps, les Noisy Fate se sont fait davantage connaître, participant à diverses émissions TV, jouant un peu partout en France, étant invité sur les CDs de leurs potes de la Team Nowhere ...

Noisy Fate / Chronique LP > Avoir l'air

Noisy Fate : Avoir l'air S'il faut qualifier la musique de Noisy Fate, on peut parler de fresh indie power pop rock ! Les compos du groupe sont de manière plus générale entre pop et rock, le côté pop pour le chant et les lignes mélodiques, douces, naÏves, candides, souriantes et le côté rock pour les guitares électrifiées et les rythmiques plombées. Difficilement comparable à Noir Désir, Virago, Dolly ou Scapin malgré un chant en français, Noisy Fate nous fait davantage penser à des groupes anglo-saxons dans la lignée des Pixies, de R.E.M. ou de Live (notamment "L'ère du vice" pour ces derniers). Tout au long de l'album, les titres s'enchaînent sans accroc, on passe de plages très calmes comme "La cohérence", "L'ordinaire" ou "Pluies acides" à d'autres plus énervées, plus énergiques, où les musiciens appuient sur la pédale d'accélérateur et de distorsion, ce sont les "Avoir l'air", "Agir à tort" ou "Un sale temps". Le combo nous gratifie même d'un excellent titre instrumental, "Destin bruyant", qui commence comme un petit Mogwai et se termine dans la veine du Noir Désir d' "Un jour en France", c'est assez jouissif. Pour les autres, les paroles sont vites retenues, chantonnées, sifflotées, on se surprend même rapidement à les fredonner alors qu'on n'écoute pas l'album ! La seule fausse note d'Avoir l'air en est le dernier titre, il est en effet devenu traditionnel pour les membres de la Team Nowhere de s'inviter les autres à participer à un morceau. Ici c'est sur "La tn'o lover" que sont présents des membres d'Aqme, de Wunjo et de Enhancer et le titre pop-rap dénote avec le reste. Selon moi, il aurait mieux valu le laisser en toute fin du CD, en 'caché', d'autant plus que ler dernières minutes musicales 'cachées' n'apportent pas grand chose. Dommage donc de terminer l'opus par une déception alors que les 12 titres précédents sont très homogènes et plus que plaisants à écouter (puis à chantonner !).