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Biographie > Le monde de Neko

Neko a d'abord été un groupe de rock "traditionnel" faisant un peu parler de lui à l'aube de ce nouveau millénaire... Et puis il y a eu quelques embrouilles et beaucoup de questions autour du changement de line-up... La solution à ces problèmes est le trio instrumental, Stéf se charge des guitares (et de quelques passages vocaux), Vince s'occupe de la basse et des parties électroniques pendant que Ben tient la batterie. Délaissant le chant, le groupe se concentre donc sur ses instruments et sort une démo informelle au titre ironique en novembre 2003 : Explicit lyrics. Les 4 titres vont emmener Neko sur les scènes du Nord (ils sont basés à Lille) et devraient charmer leurs auditeurs...
A l'été 2005, Neko nous sert une nouvelle friandise : Ghost tracks et se fait de nouvraux amis (Pillow, 220° Kelvin, Rox et Roucky...)

Review Concert : Neko, Neko au Jockelson (nov. 2005)

Review Concert : Neko, Neko live au Biplan (juin 2005)

Interview : Neko, Pillow croise Neko (juin 2005)

Neko / Chronique EP > Radio edit

Neko - Radio edit Pratiquement 4 années se sont écoulées depuis One hit wonder ! mais si les Neko mettent parfois de côté leur passion pour la musique instrumentale, c'est pour revenir plus frais et blindé de bonnes idées au moment de composer et enregistrer des titres regroupés comme toujours dans un EP au nom évocateur, cette fois-ci, c'est Radio edit.

C'est aussi le titre du premier morceau dont les premières notes tombent comme des gouttes d'eau aux effets multiples, le temps d'un petit réglage et le son devient plus pur, plus rond, la batterie cale son rythme, guitare et basse attaquent leurs cordes, tout le monde fait une pause et la machine se remet en route, rajoutant une couche de mélodie à la trame précédente. La piste prend donc de la hauteur, s'électrise, se densifie et nous emmène toujours un peu plus loin avant que les parasites reprennent le dessus. En à peine trois minutes, les Neko nous ont transporté (à la manière d'un Pillow pour les connaisseurs...) là où d'autres de marquent leurs empreintes qu'en plusieurs longues minutes au risque d'ennuyer voire de perdre l'auditeur.

Les quatre autres plages du CD oscillent entre 5 et 8 minutes mais ne se diluent pas pour autant dans le temps, les Neko maintiennent le tempo et une certaine dynamique même si fatalement le rythme se ralentit pour faire durer le plaisir ("Stony Parker") ou laisser prendre la mayonnaise avant d'enclencher la saturation destructrice ("Kookie" bénéficie de cette architecture chère à de nombreux post-rockeurs, Mogwai en tête). Le groove des Lillois maintient la vitalité au coeur des morceaux, des sons très clairs, notamment ceux de la batterie, jouent les fils d'Ariane et c'est souvent la guitare qui vient déchirer l'atmosphère et rompre l'équilibre.

Avec une très belle production (même les effets bien triturés sonnent très propres), un très bel artwork (encore !) et des titres toujours aussi réjouissants, les Neko repassent en mode "actif" pour quelques mois avec la sortie de ce Radio edit, il s'agit de ne pas passer à côté avant qu'ils ne s'éclipsent de nouveau...

Neko / Chronique LP > One hit wonder !

Neko : One hit wonder! Après la série de concerts dédiés à Ghost tracks, les Neko se sont fait discrets pour se consacrer à leurs familles et leurs amis, jouant de ci de là et interprétant à l'occasion quelques nouveaux titres, ils les ont bossé chez eux (et un peu dans un studio de Bruxelles) et nous les livrent sous la forme d'un nouvel EP dont l'intitulé est encore un clin d'oeil à l'industrie musicale : One hit wonder !. Si seulement une de leurs compos pouvaient leur rapporter autant que celle de Patrick Hernandez... C'est encore Izo (cf Mathieu Drouet (juin 2008)) qui signe l'artwork du disque et si les photos sont jolies, le rendu est moins percutant que le sublime Ghost tracks.
Musicalement, les Neko continuent d'offrir leur version du post rock, quelque part entre Microfilm et Dont Look Back pour ne citer que des références françaises... Trois instruments (guitare, basse et batterie) pour de multiples sonorités et 6 titres qui tournent autour des 6 minutes pour nous faire traverser différents états, depuis la douceur ("Nightdrive") jusque la rage ("Monomaniak") en passant par l'envie ("Oskar, superstar!"). Les quelques voix samplées de "Dirty Natalie" viennent nous sortir un peu de la route mais "Selene's orbit" remet vite tout en place avec le schéma classique (mais toujours efficace), une introduction lente, tortueuse et une montée de distorsion pour aller titiller le sommet du titre avant de redescendre tranquillement.
Pas de révolution pour les Neko qui se ne creusent pas uniquement le crâne à trouver des significations à leurs noms mais également à élaborer de jolies plages musicales, elles ne seront jamais des hits mais les 4 lettres, Neko, marqueront durablement ceux qui les croiseront, c'est déjà pas mal !

Neko / Chronique EP > Ghost tracks

neko : ghost tracks N'en déplaise aux Neko, ils font bel et bien du post-rock ! Certes, ils ne sont pas du genre à faire se lamenter la guitare mais leur rock instrumental doit bien bien plus à Mogwai ou Explosions in the Sky qu'à Bjork ou Garbage à qui n'iraient pas si mal leur appellation de "rock electrolux". Le trio poursuit la construction de son identité avec Ghost tracks durant 4 titres et prés d'une demi-heure, leurs créations nous enveloppent irrémédiablement d'une sensation de bien-être, ivres de bonheur, titubons à essayer de les suivre... Neko commence fort avec "Jukebox", certes le son de batterie est un peu en-dedans mais pour une production maison, c'est plus qu'honnête, A une rythmique implacable se superpose la guitare et ses petites stridulations, Neko joue sur les aigus quelques classiques samples de voix et nous emballent en quelques minutes. Si vite que voilà déjà "Li-zhen", composition plus lente, plus posée, où les notes prennent le temps d'exister avant d'être remplacées par d'autres, on en arrive tout de même à une brusque accélération, la guitare tiraille, cisaille, nous pousse à monter un peu plus haut, gravir d'autres échelons vers le septième ciel... Matraqué par la batterie, on continue donc notre ascension, aprés une petite pause, "Bliss", sommes-nous au paradis ? On pourrait le croire, mais non, ce n'est qu'un avant-goût, la quiétude règne, les doigts glissent sur les cordes, le gimmick mélodique est reproduit plusieurs fois, change de tonalité, se rapproche de nous, le temps passe de plus en plus vite, voilà enfin notre eden : "Synkronized-killing-machine". Là où la majorité des groupes post-rock jouent sur la dépression qui cherchent à nous enterrer par sa tristesse, les Lillois jouent sur l'anticyclone, mais un anticyclone qui chercherait à nous faire jouir, avec un allant digne de la chevauchée des Walkiri, Neko nous emmène donc là-haut avec ce dernier titre qui s'étend sur plus de 13 minutes. Là, ils placent judicieusement et sans précipitation les pierres de leur escalier vers le nirvana. Changement de tempo, changement de sonorités, attaque différente, reprise de souffle, relance, la guitare granuleuse nous accroche puis se déchaîne, elle est seule mais abat un travail titanesque pour nous élever encore plus haut... Là, là où tout est calme.
Neko livre un maxi prodigieux, avec un artwork sublime, qu'attends-tu pour te procurer ce bijou ?

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Neko / Chronique EP > Explicit lyrics

neko : demo Le premier riff de la galette est un riff entêtant, une relance perpétuelle, simple, classique, efficace, l'auditeur est tout de suite dans le truc, son attention est captée, les choses sérieuses peuvent commencer. Les choses sérieuses, ce sont les digressions sonores de ce fameux riff, une voix qui pourrait nous laisser penser que Neko est un groupe "avec du chant", ces petites notes écorchées vives, bref, tout ce qui fait de "D-503 exp." une excellente entrée en matière ! A l'instar de Sefton, le groupe ne bénéficie pas d'un son extraordinaire mais la qualité des compos compense et cette démo a entièrement sa place dans nos colonnes, la batterie ne sonne pas trés propre mais tape juste, et c'est là l'essentiel. Avec "Striptease", Neko joue davantage avec les atmosphères, les machines, me rappellent les débuts de Leave par moments, le fait que ce soit instrumental renvoie logiquement à toute la clique des bons groupes sans chanteur avec Mogwai en tête de file, mais on sent bien les inspirations pop derrière les envolées de guitares. "Secondhandsickness" joue sur le registre de la délicatesse, rythmes posés sur la charley, basse en douceur, guitare éclairée, Neko a de la classe ! "Silver and chrome" (clin d'oeil à "Sand and mercury" ?) achève de nous convaincre, un morceau de prés de 7 minutes qui nous fait palir d'envie de les voir en concert, le groupe nous transporte dans ses émotions, module les tempos, dynamise et temporise, distord et éclaircie les notes, un régal !