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Muse live Muse live Tout d'abord oubliez la comparaison Muse / Radiohead, pour moi ces groupes n'ont rien en commun... ou si peu !!!
Muse n'est pas un groupe auquel j'accroche énormement... alors je vais faire bref... Côté musique rien a redire, je me demande d'ou ces mecs sortent tout ca, autant d'intensité et d'énergie dans la gratte, autant de melodies, de magie dans les compos... Mais la voix, desolé Matt, j'accroche pas, trop aigu pour moi peut-être, c'est vrai ça donne le ton, ca calme le jeu ça fonctionne parfaitement avec les paroles, oui Muse c'est triste, presque dérangeant mais moi ça ne me fait pas tripper, pas comme ça ! Cela dit ne pas avoir écouter Muse au moins une fois dans sa vie ... Ca devrait etre rattrapable !!! =)
Cléa

Muse, j'ai découvert sur scène en 2000 à Belfort aux Eurocks puis à Carhaix pour les Vieilles Charrues ! A première vue, ça resemblait un mix de Placebo et de Radiohead ... interessant ! En tout cas, je trouve le deuxième album très interessant quant à la recherche de mélodie et de l'émotion que dégage ce skeud !! Mais la scène est vraiment un endroit à part pour le groupe, ça se sent ! Mais tout en étant très crédible musicalement, je ressens une certaine "attitude " malsaine ou plutôt trop calculé ! Mais la zik, elle, est irreprochablement belle ... et c'est le principal.
Gui de Champi (à qui appartient la photo)

Comme beaucoup, je n'ai pas pu échapper à la Showbizmania et comme d'autres j'ai été interloqué à son écoute, est-ce que Thom Yorke est invité sur tout l'album ou le soit disant "génie " du chanteur consiste à savoir très bien copier le ton de Radiohead ? Certes les mélodies sont imparables mais dés que Matthew sort "sa voix à la Thom Yorke ", je deviens fou, peut-être est-ce parce que j'aime trop le Radiohead des débuts (Pablo Honey, The Bends, OK Computer), mais je ne supporte pas Muse, ou du moins je ne peux m'empêcher de penser à une vulgaire copie...
Aujourd'hui, Muse a récidivé, comme à chaque fois qu'un groupe sort un deuxième album, on oublie de le comparer à d'autres groupes pour se concentrer sur son évolution propre. Il faudrait pourtant plus se pencher sur l'origine des riffs de ces albums, là encore, le Matthew se permet d'emprunter beaucoup de choses au rock des années 70, avec le son d'aujourd'hui, ça change un peu, mais c'est très très loin d'être génial... Mais Muse a aussi du piano dans ses compos, étant moins amateur, je ne sais pas sur qui ils copient ces parties... Néanmoins, le néophyte que je suis reconnais qu'un "Uno " en live est assez impressionnant. Du reste en concert, c'est le seul titre qui m'a semblé sortir vraiment du lot.
Pour contrebalancer mes a priori sur le groupe, je m'étais placé dans la fosse, un endroit où logiquement, n'importe quel concert semble génial, ou en tout cas, on le vit intensément... Mais ce concert n'a fait qu'amplifier mon antipathie pour ce groupe, mis à part le batteur qui sauve quelques titres, le groupe manque cruellement d'envergure ! Leur chanteur héros en fait des tonnes pour rien, se la joue rebelle et fait le poseur avec un ventilateur à ses pieds (alors qu'à 23h, la température n'est pas insupportable). Bref, lamentable, la fin du concert n'a fait que renforcer mon impression quant à la majeure partie du public de Muse, ce sont bel et bien des "trendies", des suiveurs de mode qui n'ont pas forcément de connaissances musicales autres que ce que la radio veut bien leur passer. Pour le dernier titre, des ballons géants sont envoyés dans la foule, et que fait le trendy ? Il saute partout pour essayer d'en toucher un au lieu de suivre la fin du concert. Le show ou le biz de Muse, c'est un peu un Happy Meal, on mange et quand on a fini de manger on fait un peu joujou avec le promo-cadeau jusqu'à la campagne suivante... Avec Walt Disney ça marche, avec le trendyrock, ça doit pouvoir le faire aussi.
Oli

Muse / Chronique LP > Drones

Muse - Drones A la base, un drone, c'est le truc le plus putassier du monde. Parce que bon, faut quand même reconnaître que c'est quand même l'histoire d'un mec, sagement planqué bien au chaud dans son bureau, parfois même dans son salon avec son chat qui ronronne à côté, en train de tripoter son joystick (rassure-toi, ça ne va pas devenir salace) pour éliminer une cible. Et une fois sur deux, le mec salope le travail en tapant à côté jusqu'à faire une brouette de victimes innocentes qui, a priori, n'avaient strictement rien demandées.
Et bien Muse, c'est pareil. Mais en musique.

Enfin en musique, ça c'est eux qui le disent, parce que j'ai vérifié après écoute (ou supplice, je sors le dico des synonymes, on va en avoir besoin), ce genre de truc figure normalement sur la liste des actes de guerre interdits par la convention de Genève. A part ça, j'avais pensé vous livrer un dépeçage de la bestiole à la main et sans anesthésie donc morceau par morceau. Mais il aurait fallu écouter l'album en entier plus de deux fois et je m'excuse mais même en étant entraîné à subir les pires sévices auditifs, là, il y a une limite à ce qui est humainement acceptable. Si encore on était payés, mais même pas !

Déjà l'écouter 2 fois, j'aimerais t'y voir toi. Parce qu'honnêtement j'aurais préféré cent coups de fouet par un débile de l'état islamique. Mais parce qu'il faut quand même en parler, on va dire que ce nouveau Muse est un peu à la musique ce que Desigual est à la fringue.
Postulat de base : ton dernier-né vomi sur un t-shirt, c'est du Desigual. Le petit fait la même chose dans un enregistreur 8 pistes => Muse. Tu trouves ça méchant et/ou gratuit, dis-toi bien que ça l'est clairement. Mais que quand tu débutes un album par un truc aussi racoleur et porté par des claviers dégueulasses que "Dead inside", tu mérites de prendre. Et cher. Problème, dans cette histoire, le pire, c'est que ce morceau inaugural est loin d'être le plus mauvais de l'album, même qu'il contient certains passages tout à fait audibles. Surtout si on est sourd certes mais quand même.

Par contre, on va tout de suite être très clair, le Bellamy (aka le mec qui passe son temps à geindre dans un micro sur l'album) est fourbe. Parce qu'honnêtement ce que lui et ses co-conspirateurs nous font avec le morceau suivant, soit "Psycho", est parfaitement abject. Non pas qu'ils nous aient fait croire jusque-là en l'hypothèse d'un miracle et d'un album de bonne facture (faut pas déconner quand même), mais à ce niveau de barbarie artistique, ça va vraiment loin. Parce que ce n'est pas juste mauvais et d'un goût douteux, c'est même parfaitement dégueulasse et une torture à subir jusqu'au bout. Alors comme en plus les textes ont l'air d'avoir été écrits lors d'un clash avec One Direction option mièvrerie pre-ado ("Mercy"), le résultat flirte avec la boucherie sans nom. Et on a quand même un peu envie de l'achever le père Matthew là et sa pop grand-guignolesque vaguement prog' et synthétique.

Pourtant il y a curieusement deux/trois trucs à sauver dans Drones, enfin plutôt deux que trois mais on m'a demandé d'être gentil pour éviter un procès : oui, vu que les articles positifs se monnaient désormais, le milieu de la musique n'est plus vraiment habitué à l'intégrité rédactionnelle et évidemment à ce qu'un idiot sorte la sulfateuse. Quelques passages instrumentaux dans "Reapers" par exemple puis sinon... euh... bah en fait non c'est tout, même en fouillant bien. Car au final, on remarque une vraie constante dans Drones : l'ensemble est au mieux faiblard ("The handler"), lourd et pompier ("JFK"+"Defector") ; au pire c'est une daube sidérale. Zéro gramme de finesse dans le bouzin, aucune classe ni raffinement (le pénible "Revolt", l'ignoble "Aftermath" qui atteint des sommets inégalés de grandiloquence guimauve crasse) mais ça encore c'est avant l'ultime piste de l'album, l'infâme et éponyme Drones.

Là, le groupe fait encore pire que ce dont on le savait capable mais à ce moment-là de l'album, parce qu'à un moment, ça suffit les conneries, je suis allé chercher une pelle pour enterrer les corps.

Muse / Chronique LP > The 2nd Law

Muse - The 2nd Law Cover Putain, j'ai fini ! Non, venez pas essuyer, c'est juste pour dire que j'ai achevé (oui, c'est bien le mot) de dépecer le nouvel album de Muse. Dépecer réellement hein, parce que vous devriez voir l'état du CD là... Bref, ça c'est fait, même que j'en suis sorti vivant. Pas indemne non, ça je m'étais fait une raison dès le départ. Limite si l'idée de me racler la gorge avec du verre pilé ou de subir une cholécystectomie (je te rassure ce sera le seul mot compliqué de la chronique.) à mains nues et sans anesthésie n'était pas plus séduisante. Matthew Bellamy d'ailleurs, lui il aurait pu/du y penser par contre. Même que je vais lui envoyer un mail de ce pas pour tenter d'être crédité comme concepteur d'un prochain album (ce serait drôle). Eh, je déconne, faut pas qu'ils en fassent un autre hein, parce que c'est encore bibi qui va s'y coller et ça va grincer des dents derrière.

Bon c'est pas tout ça, mais pendant que ses camarades de jeu l'ont lâchement abandonné pour aller s'adonner à leur passion commune favorite soit... le poney, votre serviteur LUI, s'est retroussé les manches, a fermé les yeux et plongé les mains dans la fange pour écouter les 13 titres composant ce The 2nd Law, ce à la suite et sans rendre son petit dej' sur la platine. Admirez la performance... Et pendant les cinquante-trois minutes que dure l'album. OUI MONSIEUR CINQUANTE TROIS !... Mais quand faut y aller, faut y aller. En 45, les japonais appelaient ça être kamikaze. En 2012, ben, c'est chroniqueur au W-Fenec. La bonne idée de merde en somme. Parce que là, ça va être chaud-patate quand même pour envoyer la famille chercher une médaille sous ce seul prétexte. Valait mieux sauver une vieille de la noyade. Tiens, et noyer Matthew B., et si c'était ça la vraie idée-concept du prochain Muse ?

On va la faire courte : The 2nd Law (autant dire que je ne préfère autant pas connaître la première) est une sombre bouse, débordant de cette prétention commerciale presque indécente de par son désir cynique d'abrutissement des masses qu'est désormais la marque de fabrique du groupe, sorte de Monsanto de la musique du XXIe siècle. Une œuvre artistique, ça ? Une insulte au bon sens plutôt, au bon goût, au désir de création artistique, bref, à tout ce qui fait aimer l'art et la musique ici vulgairement piétiné sur l'autel du roi $. Bah ouais, tu comprends, faut remplir des stades et payer la maison de disque (la coke et les putes aussi mais bon, c'est une autre histoire). Voilà. Chronique terminée. Non mais à un moment, moi je crois qu'il faut leur dire aux types que ce qu'ils font, c'est de la daube(step ?, j'y reviens plus loin) et arrêter de cautionner bêtement ce pathétique cirque grand-guignolesque. Parce que ça, il y a du monde pour se faire déflorer les esgourdes avec un "Supremacy" qui sonne comme le générique du pauvre d'un Johnny English de série Z [vs] un western spaghetti quelconque. Sauf que comme anglais rigolo, Rowan Atkinson arrive à nous faire marrer lui. Matthew Bellamy vachement moins à force de geindre comme si on lui passait les parties dans un sanibroyeur. Par contre, niveau grandiloquence crasse, là, pas de souci, chez Muse, ils gèrent.

Piste suivante parce qu'on n'a pas que ça à faire non plus. Voici donc "Madness". Euh, question con : il est mort George Michael ? Non ? Ben, il peut appeler son avocat et attaquer les gaziers pour plagiat éhonté. Parce que là, ça commence méchamment à se voir que les anglais n'ont pas ici le début d'une once de demi-idée et qu'ils vont pomper le vieux George jusqu'à plus soif (oui je sais, elle est limite...), ce, histoire de trouver une parade roublarde à leur manque de talent. D'ailleurs il est où ce gland ? Le talent hein, pas George, je ne me permettrais pas. Bref, le pire (oui, il y a un truc pire...), c'est que le résultat est vraiment d'une laideur innommable, à quelques riffs de gratte sous Tranxen près. Mais bon, c'est pop (il paraît), radiophonique (certainement) et d'une simplicité infantile (là, pas de doute) donc ça peut passer en radio entre deux plages de réclames. Bah ouais, on se raccroche à ce qu'on peut dans l'industrie du disque. OK, à "Panic station", ce n'était peut-être pas obligatoire non plus. Parce qu'après une première rafale de titres mais alors bien (bien) daubés, on pensait avoir touché le fond. Et bien non, les gars arrivent à repousser les limites et à creuser encore du côté de trucs "pop" frenchies honteux, même que je ne préfère pas savoir à qui ça ressemble, histoire de garder un minimum d'honneur. Tout ça pour dire qu'on subit ici les pires humiliations émotionnelles alors que l'on sent nos tympans saigner abondamment (toi qui a écouté le pompeux - et le mot est faible - "Survival" plus de deux fois peut comprendre). Manquerait qu'ils foutent dubstep ces cons.

Muse - The 2nd Law Et m... Ils l'ont fait. Sur "Follow me" d'abord histoire de tenter un peu le terrain et de découvrir que ça ne fonctionnait pas (pas grave, ce n'était pas l'idée). Pour "The 2nd Law: Unsustainable", ensuite, mais on y revient. Toujours est-il que l'ensemble sonne étonnamment faux, artificiel et opportuniste parce que si on avait pu croire les mecs feraient encore semblant de créer, désormais, ils ne se cachent même plus, brassant comme ils le peuvent (soit très mal) des influences à aller chercher du côté de George (encore), U2 ou Queen (on a vérifié, Freddy Mercury est bien mort lui, sinon, des gens ont fait une connerie en le mettant sous terre) histoire de nous servir cette bouillie sonore sans âme ni semblant de songwriting (ouais je sais, moi aussi ça me fait chier de mettre "songwriting" dans une chronique de Muse en 2012). Parce que bordel qu'ils sont loin les auteurs de Showbiz.
Là faut être honnête, après six monstruosités musicales (la première partie de l'album étant une boucherie artistique sans nom), les Muse se calment un peu, (histoire de nous épargner ?) avec "Animals" : pas vu pas pris, ni vraiment bon, ni complètement mauvais, mais juste particulièrement insignifiant. Sur "Explorers" aussi, même si évidemment, aucune surprise à l'horizon, on reste dans la médiocrité créative à laquelle le groupe nous a habituée depuis deux albums, cherchant la recette ultime pour faire du fric en balançant tout ce qui fonctionne le moins mal dans l'industrie du disque d'hier et d'aujourd'hui dans la même marmite. Même lorsqu'il s'agit de s'abaisser à une ballade sirupeuse qui frise la catastrophe longtemps avant de se laisser tenter par une énième expérience de mort artistique imminente, même qu'un mix du pire de Coldplay et de Keane réunis serait forcément meilleur. Elle est dispo Rihanna pour un duo sinon ? Au point où on en est hein. (Promis après ça, j'arrête de leur soumettre des idées à la con).

"Big Freeze" et "Save Me" suivent et l'on se dit alors que l'on va arrêter un peu de balancer sinon les die-hard fans vont crier à l'acharnement mais quand même : on a déjà sérieusement comparé ces mecs à Radiohead ? La réponse vient indirectement avec "Liquid State" et cette p**** d'idée de génie que d'évoquer sans même le faire exprès l'état de l'auditeur qui essaie tant bien que mal de parvenir à bout de l'album en restant à peu près sain d'esprit. Au passage, on note le retour des accents rock (enfin à leur manière) sauf que le rock a avancé depuis quinze ans. Pas Muse. Puis on comprend qu'en fait, le truc est ailleurs et que le groupe se réservait pour le final (en 2 parties) et donc ce fameux "Unsustainable" où le groupe invente le concept hautement racoleur de daubstep. Orchestrations symphoniques misérables + grandiloquence dubstep de concours, Skrillex a failli s'ouvrir les veines, votre serviteur pas loin. Absolument insoutenable. Comme quoi, il n'y a pas que la bouffe et la météo qui sont parfois dégueulasses en Angleterre. Y'a Muse aussi. Sauf que Muse, c'est tout le temps. Mais quand on pense aux ricains qui torturaient les prisonniers à Guantanamo avec du AC/DC, on se dit que Bush Jr et sa clique de débiles sont de sacrés petits joueurs quand même. Et puis bon, Patriot Act - The 1st Law. Muse - The 2nd Law, ça tombait presque sous le sens en plus.

Une dernière pour la route ? Oui mais non. Parce que là, paf, le coup de mou, un truc bien. Si si, sans rire. 12 titres d'une purge intergalactique pour finir sur une bonne note, comme quand tu étais à l'école, que tu chopais des 2 en maths toute l'année mais que tu finissais sur un 19 en techno pour faire genre, toi aussi tu pouvais scorer alors qu'en fait, t'étais une vraie buse (mais toi tu savais lancer un programme en MS Dos et pas la prof', bah ouais). Quoiqu'il en soit, sur aucun bulletin de classe, tu trouveras quelqu'un qui te sort que douze 0 à la suite et soudainement un 19, ça fait bien sérieux. Donc, cet album est une merde, on confirme une fois de plus, oui, comme ça, aussi vulgairement parlant parce qu'à un moment, fallait que ça sorte. Et le pire, c'est que ça pourrait bien marcher...

Voilà, cette chronique est maintenant terminée (ouf) et je me devais de la dédier à tous les sourds de France et de Navarre qui, à défaut d'avoir subi le nouvel album de Muse, peuvent me lire (en fin j'espère pour eux, parce que quand même sourd et aveugle, c'est dur) : bref messieurs, dames, aujourd'hui, je ne vous aime pas. Non, je vous envie.


PS : Avec les copains, on avait pensé faire un top 15 puis 10, puis 5 des bonnes raisons d'écouter (pas l'acheter hein, il y a une limite à tout) le nouvel album de Muse et finalement on n'en a trouvé que...euh...deux (pourtant on a bossé). La première, c'est que c'est un excellent vomitif (donc pour les anorexiques, ça peut aider). Et la seconde... Bah, j'ai oublié. C'est con hein.

Muse / Chronique LP > The resistance

Muse - The Resistance Ah Muse, ce faux petit pêché mignon que l'on a envie d'ignorer mais qu'on ne peut s'empêcher d'écouter pour pouvoir le découper à la scie sauteuse, est de retour. Oui, et accrochez-vous les rosbeefs ont fait fort, très fort. Déjà il faut savoir avant tout qu'un disque de Muse, ça ne se chronique pas comme ça, à la va vite. Non, ça se prépare ce genre de truc.
On plonge notre plume dans l'acide, on l'aiguise soigneusement pour en extraire les pires vacheries (bien qu'elles soient, reconnaissons-le, amplement méritées [note de l'auteur : oui la mauvaise foi est également de mise]). Ensuite, on accroche sa ceinture, à la limite on peut même se menotter au fauteuil histoire de parer à toute velléité de fuite durant l'écoute (on appelle ça aussi lutter contre son instinct de survie) et c'est seulement après qu'on peut s'attaquer à cet Everest de médiocrité qu'est le groupe depuis bien 2 albums avec notamment un Black holes and revelations en forme de néant artistique.
On prévient dès lors les fans transis en mode "vierges effarouchées", oui, Muse a sorti par le passé des albums fort honorables, blindés de tubes radiophoniques destinés à faire fumer les ondes radio, mais depuis Black holes and revelations (ok même un peu avant), le groupe a très clairement décidé de laisser toutes ambitions artistiques au placard pour faire... euh, ben le machin immonde que l'on va présentement dépecer. Alors oui, on va cogner, mais franchement ça soulage... Bon, ceci étant établi, on peut désormais se faire un track by track bien saignant. Enjoy comme on dit de l'autre-côté de l'Atlantique..

"Uprising" : le générique de Doctor Who sous amphets mais passé à la sauce Muse. L'apparente envie de bien faire mais une incapacité chronique à s'élever à la hauteur de ses ambitions. C'est con.
"Resistance" : bloqué dans les années 80, sauf que là, ça ne passe pas... mais alors pas du tout. D'un mauvais goût incroyable.
"Undisclosed desire"s : quand Muse fait du Justin Timberlake. Le résultat donne un truc un peu putassier façon Lady Gaga se trémoussant sur des beats du Justin. Le pire c'est que l'hermaphrodite qui est au chant semble à fond. D'un mauvais goût incroyable.
"United states of Eurasia" : dans la veine de ce que Muse sait faire de plus grandiloquent. Soit du sous (sous)-Queen au XXIe siècle. Lourd mais ils nous ont tellement habitué à pire que...
"Guiding light" : des synthés absolument insupportables, des mélodies guimauves insupportables. Bref, insupportable. Enjoy the silence dirait Depeche Mode
"Unnatural selection" : ah tiens, un titre plutôt sympa. Ben quoi, fallait que ça arrive quand même. Des guitares qui s'enflamment, un Matthew qui se retient de nous vriller les tympans en jouant les castra, une rythmique enlevée et un petit côté SOAD/Scars on Broadway pas dégueu. Si un jour, ils veulent se remettre à faire des albums convenables, ils devraient exploiter cette voie.
"MK Ultra" : Ok bon. Ben c'est apparemment pas pour demain.
"I belong to you (+ Mon cœur s'ouvre à ta voie)" : Aussi sirupeux qu'un Roberto Alagna se farcissant des génériques de soaps pour retraités dépressifs. Pathétique (en même temps, le titre du morceau déjà...). Cela dit, les plus de 80 ans apprécieront la Beauté (avec un grand B) sirupeuse du refrain.
"Exogenesis : Symphony Part I" : composer une "Symphonie" de moins d'un quart d'heure en trois mouvements tout ça pour balancer des arpèges qu'un enfant de quatre ans pourrait composer avec les pieds, c'est soit prétentieux, soit ridicule. Soit les deux. En tous cas, sur la forme, c'est surtout poussif et niveau chant, c'est carrément atroce. Vite l'Absolution (souriez par pitié...).
"Exogenesis : Symphony Part II" : ouf, bientôt la fin.
"Exogenesis : Symphony Part III" : un final en forme de sommet de grandiloquence sur lequel Muse livre un cocktail de rock symphonique un peu trop sous influence pour être parfaitement honnête. Pourtant le résultat se laisse écouter sans trop de dommages. Si si.

Orchestrations symphoniques chavirant par instants dans la mièvrerie crasse flirtant avec l'Apocalypse harmonique ou plagiat flagrant, sorte de John Barry remixé à la sauce Muse mais sans talent, pour la majeure partie de l'album ; et pourtant quelques éclairs parsemés ci et là, le nouveau Muse semble se (com)plaire à diviser toujours plus les inconditionnels de la première heure et les détracteurs farouches. Bon, sinon on a pu lire dans la presse hexagonale que le groupe aurait réinventé le rock avec cet album mais là, on ne peut définitivement plus rien faire pour ces jardiniers "journalistes". Voilà, cette chronique est terminée, vous pouvez maintenant éteindre le lecteur, brûler le CD et reprendre une activité normale.

Muse / Chronique LP > Black holes and revelations

Muse : Black holes & revelations A toi le kid avide de nouvelles sensations pop-rock (sic), le nouvel album de tes dieux (Muse pour les intimes) est là. Et après une petite dizaine d'écoutes dont quelques unes, forcées (sic), le verdict est sans appel : on peut maintenant le clamer haut et fort, donc l'écrire, le nouveau Muse, est à l'année musicale 2006 ce que Max Pécas pouvait être au cinéma. A savoir un sommet de nullité crasse à la médiocrité pas toujours revendiquée (dommage on aurait pu se marrer). Et pourtant, il aurait certainement pu en être autrement, le précédent album (Absolution) étant, quoiqu'en disent les mauvaises langues, une sacrée machine à tubes. Mais ce n'est pourtant pas faute d'avoir essayé, car parvenu au sommet d'un star-system musical gangréné par les majors et donc le fric (ou peut-être est-ce l'inverse...), Muse a tenté de changer son fusil d'épaule en proposant un disque assez différent de son prédécesseur... pour finalement se tirer une balle dans le pied (enfin dans les deux même... et les deux bras au passage, en témoigne la paresse des guitares).

Petit flashback avant d'aller plus loin, quelques semaines avant la sortie officielle de Black holes and revelations dans les bacs, LE premier single tant attendu de la poule aux oeufs d'or anglo-saxonne débarque sur la toile via l'incontournable Myspace.com. Enfin la poule, pour les oeufs d'or, on repassera. Car là, stupeur, "Supermassive black holes" agresse sauvagement nos longues oreilles de fennec pourtant habituées à des traitement de choc façon "mauvais goût". Tellement du reste que la dernière blague à la mode au boulot ressemblait à : "vous la connaissez-vous la différence entre Prince et Matthew Bellamy qui donne dans la variété internationale ? Non, tant mieux, nous non plus". Si ce n'est malheureusement pas très drôle, ça a surtout l'avantage d'être terriblement vrai. Au moins, ce single nous aura fait rire (toujours ça de pris), mais une petite minute trente, pas plus hein ? faut pas non plus exagérer... Sauf que Muse a décidé de pousser la blague un peu plus loin et qu'en guise de second single, il nous inflige un "Starlight" quelque peu poussif (d'accord, très poussif...) et lourdingue (d'accord très...). Et là, ça ne fait guère plus rire grand monde, car on commence à légitimement nourir quelques craintes quant à la qualité de ce nouvel opus (oui, certains sont plus lents que d'autres).

Quelques semaines plus tard donc, l'album sort enfin dans les bacs, on l'écoute et là deux opportunités s'offrent à l'amateur de son pop-rock un peu exigeant (l'amateur hein, pas le son...) : soit la consternation, soit la décontraction des zygomatiques. Parce qu'il faut bien l'admettre, soit les mecs de Muse se sont amusés à faire un concours de mauvais goût(s) avec leur staff (qu'ils ont gagné...) soit il y a un os dans la moulinette. En fait les deux. Avec un bon point pour l'album et une petite tape sur les fesses : on n'est jamais au bout de nos surprises. Que ce soit avec un "Knights of Cydonia" en forme de bande-son lourdingue de western-spaghetti (sans bolognaise, ce qui est un comble), ou le grandiloquent et débordant de prétention ("Invicible"). Avec dans les deux cas un résultat frisant dangeureusement l'insupportable. Là, la côte d'alerte est atteinte. Est donc venue l'heure de se poser les bonnes questions lorsque, comme de nombreux journalistes et chroniqueurs rock, on est payé par la promo du groupe pour signer un bel article (non je plaisante, mais les Inrocks n'ont même pas descendu l'album...), y-a-t'il quelque chose à sauver sur cet album ? Et bien aussi curieux que cela puisse paraître, l'abrasif et très rock "Map of the problematique" a l'énergie du tube absolu à défaut de sa reconnaissance.

Au final, alors que les titres les plus inspides ou ridicules ("City of delusions", "Exo-politics") s'enchaînent trop lentement et que rares sont les albums qui auront à moitié aussi bien portés leur nom (le "Black holes" du titre pour ceux qui ne suivent pas...) seuls les plus indulgents d'entre nous pourront pardonner au groupe de les avoir honteusement déléstés d'une bonne quinzaine d'euros... M'enfin, faudrait pas qu'ils se sentent obligés non plus... Sinon il y aura une suite du même tonneau et là, on ne rigolera plus, mais alors plus du tout.

Muse / Chronique LP > Absolution

muse absolution Qu'est ce qui commence par "mu", finit par "se" et se reconnaît aux premiers arpèges de guitares, aux premières notes de piano, aux premières attaques vocales ? Même si ces premières notes en question sont pour le coup de la caste des intouchables (l'impérial et déjà culte "Time is running out" ), peut-être que l'on en est irrémédiablement rendu à reprocher au trio anglais d'avoir sorti trop tôt leur chef-d'oeuvre, le somptueux Showbiz qui mit à genoux toute une génération d'amoureux de pop pour qui il fut une révélation presque comparable au OK Computer d'un autre petit groupe anglais pas si connu que ça en son temps. Mais là où Radiohead a fait de la surprise (de risque) son credo quotidien, Muse répète inlassablement ses gammes en élève appliqué sûr de ses bases scolaires.
Des bases faites de boucles de basse batterie entêtantes et très travaillées, de guitares lancinantes au motif répété à l'infini, d'un piano virtuose et surtout d'une voix emphatique vibrant des aigus aux basses en provoquant forcément les réactions divergentes du public. Agaçants pour certains, géniaux pour d'autres, autant de raisons pour lesquels "Thoughts of a dying atheist" ou "Falling away with you" resteront de très très bons titres Musesques en diable, mais auront pourtant du mal à atteindre la force éclatante d'un "Muscle museum" . Alors, quand les guitares scratchent un peu plus et que la batterie jazz galamment, on est prêt à crier au retour du génie sur un "Endlessly" plus novateur et étonnant. Les fans se réjouiront de ce nouvel opus, les nouveaux clients l'adopteront les yeux fermés sur la foi des impeccables singles "Tiro" et "Stockholm syndrom", les autres s'en remettront au live, où les perfs du groupe anglais restent à jamais de grands moments de sauvagerie romantique.