"We're Motörhead and we play rock 'n' roll". Qui n'a jamais entendu cette phrase magique prononcée par Lemmy Kilmister, tête pensante du trio britannique hantant nos platines depuis plus de 35 piges ? A part mon copain Aurélio qui ne respecte rien, je pense que personne n'a pu passer à côté de ce groupe de légende. Je ne vais pas vous narrer l'historique du groupe, pas vraiment envie de passer à côté, et certains ont fait et feront ça mieux que moi (par contre, si vous tombez sur une bio de PPDA, méfiez-vous, je suis pas sûr que le gars soit un fan, au contraire d'Yves Mourousi.). Motörhead est une institution. Le mot est fort mais juste. Tout simplement.
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Motörhead discographie sélective
cddvd :
The Wörld Is Ours - vol 2
...
lp :
The Wörld is Yours
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lp :
Aces up my sleeve
...
lp :
Kiss of death
...
Motörhead sur les forums
Forum :
Lemmy 49% Motherfucker 51% Son a the Bitch qui l'a vu ?
- 5 commentaires
Hello,
Je vient de regarder le docu sur Lemmy Kilmister .
Je trouve se docu très bien fait, et j'aimerais savoir ce que vous en avez pensé ?
Je sais q...
Liens Internet
Nawak Posse : webzine métal français
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Rock > Motörhead
Biographie > LA définition du rock 'n' roll
Review Festival : Motörhead, Eurocks 2011
Review Concert : Motörhead, Live from NY City (sept. 2009)
Motörhead / Chronique LP > The wörld is ours - Vol 2
"Good evening ! Are you allright ? We're Motörhead ! And we play rock 'n' roll". Ceux d'entre vous qui ont déjà assisté à un concert de Motörhead connaissent cette introduction par coeur. Inlassablement répétée à chaque concert depuis des lustres (leçon de français "on" : un lustre est équivalent à cinq ans. Des lustres, c'est donc cinq ans fois plusieurs, ce qui, dans notre cas, est totalement justifié. Leçon de français "off"). Motörhead, c'est bien connu, est une machine de guerre, véritable rouleau compresseur du rock 'n' roll ayant vendu son âme au diable en contre partie de quelques bouteilles de Jack. Motörhead, c'est Mickey Dee, véritable moissonneur-batteur du rock, Motörhead, c'est Phil Campbel avec toujours des bons riffs dans son flight case à guitares. Motörhead, c'est aussi Lemmy Kilmister, seul membre d'origine du trio (un temps quatuor) au charisme impressionnant et à la voix reconnaissable entre mille. Le line-up actuel (en place depuis de nombreuses années) avance à son rythme, souvent sur la route avant d'enregistrer des brûlots dont eux seuls on le secret (le dernier, The wörld is yours, en est un parfait exemple). Mais Motörhead prend toute sa signification sur les planches. La scène est son terrain de prédilection. Et quand, il y a un an, est paru The wörld is ours - vol 1, le fan en a eu pour son argent. Mais qui dit volume 1 dit bien évidemment volume 2 ! Et voilà que quelques mois plus tard parait donc The wörld is ours - vol 2 objet de ces quelques bons mots destinés à vous faire saliver avant de courir chez votre disquaire préféré pour lâcher quelques euros en vue d'acquérir ce nouveau live.
L'objet étant sorti dans le commerce sous différents formats (LP, DVD, Blue Ray,...), j'ai choisi de vous faire part de mes impressions suite à l'écoute du double CD agrémenté d'un DVD live. Déclinant le live intégral d'un concert donné par le groupe au Wacken en 2011 et de quelques extraits du Rock in Rio et du Sonisphere anglais de la même année, l'auditeur habitué à voir le groupe en concert ne sera pas déconcerté. En effet, la set-list est classique et fidèle à ce que le groupe peut proposer depuis quelques années avec ce fameux triptyque de fin de concert ("Killed by death", "Ace of spades" et "Overkill") et les classiques de chez classiques ("Going to Brazil", "Stay clean", "In the name of the tragedy", "Metropolis"). La dernière tournée fait tout de même place nette à d'excellents morceaux du dernier album studio en date ("Get back in line", "I know how to die"). La puissance du trio en live est parfaitement restituée sur disque (chose pas forcément aisée quand on connaît la qualité des gars sur des planches et surtout le niveau sonore développé !) même si le live du Wacken bénéficie de loin du meilleur son. Mickey Dee ("the best drummer in the world !") en met partout sans jamais frôler l'indigestion, la guitare de Philip Campbel ("on my right, on your left, playing Motörhead for 27 years") pleine de delays et de rigueur en bouche un coin à chaque intervention, et la basse de Mr Lemmy est tout simplement gigantesque ! Comme à l'accoutumée, la batterie est largement présente dans le mix, faisant la part belle aux breaks de folie accompagnant la guitare et la basse d'une puissance incroyable. Bref, les fondamentaux sont respectés (puissance, efficacité, rock aux accents blues joués avec les burnes...), et c'est bien là le principal. Je regrette juste que des doublons (voir triplons pour "Killed by death" !) soient présents sur la tracklist (du fait que le disque est tiré de trois shows), le groupe disposant de tant de matériel dans sa cartouchière discographique pour offrir quelques raretés en live. Mais je ne vais pas bouder mon plaisir et je ne peux que vous conseiller, novice ou adorateur du plus ancien et authentique groupe de rock en activité, de vous procurer cette galette.
En ce qui concerne le DVD (qui reprend le tracklisting du double CD), encore une fois pas de surprise. Du Motörhead dans son plus simple appareil (Lemmy quasi immobile, Mickey Dee avec le même débardeur depuis je ne sais combien de temps, Phil et ses guitares dégueulasses), même si, captation de DVD et tête d'affiche au Wacken oblige, le fameux "Bomber" fait son retour (effet visuel garanti !). En ce qui concerne le concert du Sonisphere (dédié par un Lemmy ému à Würzel, ancien guitariste du combo, décédé la veille de la prestation anglaise), ça balance les hits en pleine après-midi sans jamais baisser d'intensité. Enfin, le Rock in Rio (qui ne bénéficie pas du meilleur son) est encore un extrait de concert fidèle à la réputation du trio magique. Une bonne occasion pour reluquer les bottes de l'ami Lemmy et la mauvaise dentition de Phil et de laisser emporter par la fureur d'un groupe qui n'a jamais fait aucune concession et qui, depuis des décennies, distille un rock 'n' roll rageur ayant influé tout ce que vous écoutez toute la journée ! Et oui les gars, les légendes sont toujours en activité, profitez en pour revenir à la base ! Malheureusement, les bonus proposés par le réalisateur sont vraiment pauvres (les deux fans du Wacken qui déambulent des fosses aux backstages n'apportent vraiment pas grand chose, à part la belle machine à sous de Lemmy et quelques aficionados au look d'enfer). A vérifier si le DVD et le Blu-Ray commercialisés sont plus fournis en images extra musicales.
En résumé, et vous l'aurez compris, ce bel objet qu'est The wörld is ours - vol 2 fera belle figure dans votre rockothèque et accompagnera vos longues et froides soirées d'hiver (et peut-être bien plus). Et comme conclusion de cette chronique, je ne me prive pas de vous faire part de l'outro de leurs lives : "Don't forget us : we're Motörhead ! And we play rock 'n' fuckin' roll". Que dire de plus, hein ?
Motörhead / Chronique LP > The wörld is yours
Qu'attendre de Motörhead en 2011 ? 35 ans d'existence, des albums à la pelle dont quelques perles qui resteront à jamais dans la légende du rock, des concerts par milliers, bref, on pourrait penser avoir fait le (grand) tour de la question. Tout ça, c'était avant The wörld is yours, dernière production du trio britannique. Evidemment, Motörhead envoi et enverra toujours ce qu'il fait de mieux : du rock 'n' roll. Du rock 'n' roll burné, du rock 'n' roll viril, du rock 'n' roll qui transpire, bref, du rock 'n' roll qu'on aime. En 35 piges, Lemmy et ses acolytes n'ont jamais failli au serment qu'ils ont fait à Lucifer : propager la bonne parole de la musique du diable à travers le monde. A la différence d'un Rolling Stones qui sort des disques sous prétexte de remplir les caisses durant une tournée marathon ou d'un AC/DC qui offre de nouvelles productions tous les cinq ou sept ans, Motörhead semble avoir ce besoin vital de donner le meilleur de lui même en produisant toutes les deux piges des albums sincères et en embringuant des tournées à n'en plus finir. Alors, évidemment, les membres du groupe n'ont plus vingt ans, mais paradoxalement, il reste assez incroyable d'entendre et de voir aujourd'hui cette formation qui semble inoxydable et indestructible. Mais revenons à nos moutons, et plus précisément à ce qui nous intéresse aujourd'hui, j'ai nommé The wörld is yours.
Dès le début de ce sk(e)ud, Motörhead met la pression. "Born to lose" est un bon condensé de ce qu'est le groupe : double grosse caisse à fond les ballons, wha wha et delays qui dégueulent dans les grattes, basse ultra puissante, et cette voix, putain cette voix.C'est pas compliqué, j'ai des frissons à chaque fois que résonne le gosier de gazier maléfique. Intro, couplet, refrain, couplet, refrain, solo, couplet, refrain, la putain de formule magique en quelque sorte. "I know how to die" ne déroge pas à la règle : puissance, rythmes endiablés, refrains tapageurs, plans purement rock 'n' roll, et tout ce qui s'en suit. Et il en va de même pour "Get back in line", "Devils in my head" (qui sort du lot dans cette première partie de disque), Waiting for the sanie", "Outlaw". De la puissance, de l'énergie, du charisme, de l'envie et de la sueur. Bref, en un mot, du Motörhead. Les titres s'enchaînent, et avec le temps, on pourrait croire que l'inspiration de Lemmy n'est pas infinie et qu'un ce des jours, ça va tourner en rond, mais non, ce disque n'est pas une succession de remplissage autour d'un titre de génie, rien n'est àà jeter. Evidemment, on reste dans la même veine mais c'est pour ça qu'on les aime. Mention spéciale à ce morceau en hommage à toutes les idoles de Lemmy (car cette idole a aussi le droit d'avoir des idoles) : "Rock 'n' Roll music", blues rock qui sent bon Chuck Berry et Little Richard. "Rock 'n' Roll music is the true religion". C'est qu'il a raison, le bougre. En tout cas, ça fait longtemps que je me suis converti. Puis il y a aussi cet OVNI dans ce déferlement de speed rock, "Brotherhood of man", guttural et mid tempo, sombre et plombant. Du grand art. Alors que la fin du disque approche, le trio lâche tout avec "I know what you need" dans la grande tradition et le phénoménal "Bye bye bitch bye bye", mélange de rock 'n' roll façon 50's sous speed et de heavy des familles. Tempo à mille à l'heure, classe à l'anglaise, pas de fioritures, oh yeah ! Solo interminable, basse qui rumine, batterie dévastatrice, on a l'impression que la hi fi va exploser à la fin de ce morceau qui clôture le disque. Et quarante minutes après le premier "Ouah" laché à l'écoute des premiers riffs du trio anglais, voilà que s'achève ce nouveau disque de Motörhead, et ce pour la plus grande joie de mon ORL. Faut dire que ça sert à rien d'écouter ce disque (comme les précédents d'ailleurs) à faible volume, si c'est trop fort, c'est que t'es trop vieux, et de toute façon, Lemmy nous enterrera tous !
Alors, qu'attendre de Motörhead en 2011 ? Après cet excellent album qu'est The wörld is yours, on serait tenté de dire : une prochaine tournée, un prochain disque, de prochaines sensations, de nouvelles visions apocalyptiques,. Duff Mc Kaegan disait récemment que sans Motörhead, il n'y aura pas eu Metallica, Guns N' Roses, Nirvana, Alice In Chains, Nine Inch Nails et tout ce qui est paru entre et après". Bande de petits rigolos qui vous moquez de ces vieillards, sans eux, le rock 'n' roll ne serait pas ce qu'il est aujourd'hui. Motörhead n'a pas inventé la poudre...enfin, si !!! Respect.
