rock Rock > Motion City Soundtrack

Biographie > Pop-Punk Soundtrack

Motion City Soundtrack Originaire de Minneapolis (Minnesota, États-Unis), Motion, City Soundtrack voit le jour en 1997 et connaîtra au fil de sa carrière de nombreux changements de line-up, en permanence articulé autours des deux indéboulonnables membres fondateurs de la formation américaine que sont Justin Pierre et Joshua Cain.
L'histoire est classique : un "petit" groupe d'amis plus ou moins soudés qui se rendent compte que leur ville natale est trop petite pour leurs ambitions musicales et qu'ils vont devoir tourner encore et encore pour se faire un nom, les premières répet' qui aboutissent à quelques morceaux et en 1999 un premier single LP 7'' "Promenade / Carolina", suivi un an plus tard de l'EP Kids for America. En 2001, le groupe remet le couvert avec une "sequel" et un deuxième mini-album intitulé cette fois Back to the beat. Motion City Soundtrack tourne alors autant que possible et commence à se faire un nom sur le territoire nord-américain et une belle communauté de fans... si bien qu'il en arrive à signer chez Epitaph, le label d'entre autres Bad Religion, Millencollin ou Thursday et Refused.

En 2002, le groupe sort son premier album I am the movie, qui fait un tel carton surprise qu'il est rapidement réédité en autoproduction puis encore réédité l'année suivante par Epitaph. Un premier succès d'estime que Motion City Soundtrack met à profit en enchaînant les splits et les tournées en 2003 et 2004 avant de faire sauter la banque en 2005 avec son deuxième album studio : Commit this to memory. Outre-Atlantique c'est alors l'explosion d'un "phénomène" pop-punk et les natifs du Minnesota cartonne les charts. Fort d'un score de quelques 285,000 copies de l'album écoulées, le groupe devient alors ultra-bankable, tourne partout et passe en heavy-rotation sur MTV, avant de remettre le couvert avec un troisième opus en 2007. Lequel fait là encore un joli carton et convainc alors Columbia, filiale de Sony BMG de leur faire quitter Epitaph pour signer en major leur quatrième disque (My dinosaur life), qui sort au tout début de l'année 2010. Crise du disque oblige, la collaboration tourne tourne court entre les deux entités et MCS fait alors le chemin inverse et retourne chez le label de ses débuts, qui sort le cinquième album du groupe (Go) aux premières lueurs de l'été 2012.

Motion City Soundtrack / Chronique LP > Go

Motion City Soundtrack - Go Après un détour par la case major qui ne s'est pas particulièrement soldé par une réelle réussite (à tous points de vue, artistiques, humains, économiques...), revoici Motion City Soundtrack rentrant chez papa & maman en l'occurrence Epitaph, son label historique chez qui il a sorti tous ses albums studio à l'exception donc de l'épisode My dinosaur life paru chez Columbia (filiale de Sony). Et après quelques mois d'errance artistique (relative), le groupe livre avec Go un pur condensé de ce qu'il sait faire de mieux : des tubes power-pop-punk qui pulsent dans la tuyauterie, le tout étant bien teinté de surf-music californienne calibrée pour squatter les bandes-sons de blockbusters et autres shows TV estivaux de l'autre côté de l'Atlantique. Et le pire dans tout ça ? C'est que ça marche. Plutôt deux fois qu'une même.

Preuve en est la mise à feu de l'album, "Circuits and wires", qui envoie une bonne dose de cool et de mélodie titillant l'épiderme de l'auditeur bien comme il faut pour le faire succomber à ses charmes. Le résultat est énergique, le voltage réglé juste ce qu'il faut pour faire cracher les enceintes et le tempo imprimé est suffisamment enlevé pour satelliser l'assistance. Le petit bémol intervient en fait dans l'enchaînement de ce titre inaugural avec le single "True romance", provoquant une rupture un peu incongrue mais rapidement effacée par le potentiel "tubesque" de ce second titre qui démarre un peu mollement, n'impressionne pas vraiment, avant de finalement convaincre au fil des écoutes. Car il est là le petit "truc" en plus de Motion City Soundtrack : au début on se dit que ça ne casse pas des briques et puis finalement, morceau après morceau, une écoute en entraînant une autre, le groupe parvient à vampiriser les enceintes et l'auditoire avec.

Il faut dire aussi que derrière la facilité sucrée de façade des singles les plus évidents de l'album, les natifs de Minneapolis parviennent à composer des morceaux aux charmes vénéneux : de "Son of a gun" et son gimmick rock inaugural doublé d'une mélodie taillée pour les stades, au supersonique "The worst is yet to come", titre gorgé d'arrangements synthétiques aussi abrasifs que ravageurs, en passant par la ballade pop "Everyone will die" et sa grandiloquence touchante, ou l'esprit retour vers le futur de la pop-punk song lycéenne "The coma kid". Et si Motion City Soundtrack se rate un peu avec le très inoffensif "Boxelder", c'est parce qu'il a encore en fait deux ou trois cartes maîtresses dans sa manche avec notamment LE tube de l'album : "Timelines". Là encore, c'est facile oui mais ça marche à tous les coups. Et comme il y a décidément trop peu de mauvais morceaux pour réellement balancer sur l'album (si "Bad idea" ennuie certes un peu, "Happy anniversary" est une vraie pépite), Go se révèle être, dans son genre : power-pop-rock dans l'âme, un bien joli disque.