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Prends 2 ex-Kinetic (Chris et Romain), un ex-For Your Mommy (Jean-Yves), Poun des Black Bomb A, secoue bien fort (ok TRES fort) et tu obtiens Monroe Est Morte, un pur combo rock hi-energy qui défouraille, au drôle de patronyme, et qui sort à l'automne 2008 un premier album salvateur et décoiffant qui débarque sur en exclusivité sur toutes les plate-formes de téléchargement légales. Au même moment, le deuxième album est déjà dans les tuyaux...

Monroe Est Morte / Chronique LP > Monroe est morte

Monroe Est Morte - St Une batterie qui se met en route sans sourciller, des flots de riffs tranchants dans le gras qui se déversent sur les enceintes ; un chanteur qui est une exception à lui seul, un cocktail musical détonnants aux mélodies sauvages ; des titres compacts et fulgurants, "L'éveil" est LE titre qui porte bien son nom. Couillu et furieusement décomplexé, Monroe est Morte, nous secoue les neurones avec ce premier titre branché sur 10 000 volts, foncièrement original sur la scène hexagonale et qui n'est pas sans évoquer l'énergie brute et déjantée des premiers SOAD. "Parano", "L'ivresse du vice"..., le groupe enchaîne les titres à une vitesse folle et l'auditeur n'en perd pas une miette. Car s'il faut accrocher au chant assez particulier la première fois, une fois que l'on a pris le train en route, impossible de sauter du wagon en cours de route. Balancés dans la langue de Voltaire, rock tout ce qu'il y a de plus survolté, les premiers titres donnent dans le power-rock ravageur et les Monroe renvoient à leurs chères études toute la flopée d'ersatz rock que le PMF (comprendre, le Paysage Musical Français mais on peut remplacer "musical" par un autre mort commençant par la même lettre) a pu voir déferler depuis quelques temps.
Les BB Brunes, Naast, Les Shades ou Plasticines proclamés nouvelle scène rock frenchy peuvent venir prendre leur leçon, les journaleux en goguette peuvent en faire de même et arrêter de baver comme des légumes sur ces produits marketés pour midinettes en manque de sensations. Monroe est Morte envoie les guitares et n'hésite à prendre tous les risques pour imposer son style, quitte à décevoir un peu sur "A toi d'accepter" ou d'envoyer du gros son qui défonce sur la bombe de l'album : "Superhero". Et bam dans la gueule. Le groupe se lâche et fait cramer les amplis, atomisant la platine avec un titre incandescent qui met tout le monde d'accord et achève les derniers récalcitrants. Voilà, ça c'est fait. "Oser", "Nihiliste" et "Addict" poursuivent dans la même voie, droit devant sans jamais un coup d'oeil dans le rétro, Monroe est Morte fonce dans le tas et tant pis pour les mous du genou... Fougueux et abrasif, Monroe est de ces groupes qui peuvent être puissants et addictifs sans forcément jouer la carte de la violence, tout étant ici question d'énergie et de feeling ("Aime moi, hais moi", "Se faire"...). Et ça, les quatre en ont à revendre...