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Evadés de People On Holiday, Laurent et Emily ont le désir de monter un nouveau projet musical. C'est ainsi que Minuscule Hey a vu le jour il y a quelques mois. Emily (basse, chant, flûte, calamine) et Laurent (guitare, chant, clavier, flûte, percus) arrivent à s'entendre avec une boîte à rythme et, sous la coupe d'Odette Prod, enregistrent rapidement un premier maxi. S'ensuivent plusieurs concerts dans leur région bordelaise et même un peu plus loin, avec El, No Hay Banda, Tokyo Sex Destruction ou Aerôflôt.
2007, les concerts se suivent (une cinquantaine) aux cotés de Sharitah Manush, Cornflakes Heroes, Antena Tres et toujours El ou No Hay Banda. A l'automne, le groupe accouche d'un deuxième maxi intitulé Bananoffee.
Le duo ne relâche pas la pression et, entre de nouveaux concerts, accouche d'un nouveau maxi fin 2008 via Alienor Records : We feel minuscule. En 2009, le groupe retrouve la scène avec notamment la participation au Printemps de Bourges, grâce à leur victoire en finale régionale du tremplin...

Minuscule Hey / Chronique EP > We feel minuscule

Minuscule Hey - We feel minuscule Minuscule Hey serait de plus en plus petit ? Si on se contente du nombre de titres délivrés sur les disques du binôme, c'est l'évidence même. 6 titres composaient l'éponyme, 5 pistes donnaient corps à Bananoffee et au menu de We feel minuscule seulement 4 morceaux, dont "Watch out ! the sillycats !" déjà présent sur la précédent galette, sont présents. Ce qui ne nous laisse que 3 nouveaux titres de la part des 2 associés à se mettre la dent dont 1 reprise de Rubin Steiner en la personne de "Kiss Richard". Mais si on prête attention à cette (mini-)galette, on continue de percevoir la maturité maximale dont bénéficie Minuscule Hey.
Depuis leurs débuts, Emily et Laurent cultivent un univers à la fois drolatique et volontairement hurluberlu. Et ce ne sont pas ces dernières nouvelles en leur provenance qui vont inverser la vapeur ! C'est toujours un plaisir de déguster les aventures folles de leurs instruments ("I feel minuscule") et de tergiverser entre intrigue et franche rigolade au détour d'un couplet ("Shoelaces dancing like a yo-yo"). Et même de réécouter un titre déjà savouré précédemment ("Watch out ! the sillycats !"). Tout ceci avant de plonger dans l'univers de Rubin Steiner, l'effet flashy en moins, puisque passé entre les mains adoucissantes (mais surtout pas mollissantes !) du binôme.
Encore un effort pour que le groupe ne passe pas pour le partisan du moindre car tout ce qui semble être minuscule ne l'est pas forcément !

Minuscule Hey / Chronique EP > Bananoffee


Minuscule Hey - Bananoffee Après une première galette aussi rafraîchissante que déjantée, à peine un an après leurs premiers sévices éponymes, les Minuscule Hey reviennent à la charge avec un autre EP. Garni de cinq nouveaux titres, Bananoffee est intégralement interprété en anglais alors que le groupe avait concédé une (petite) place au français sur le précédent disque. Autre changement repérable de facto, la durée des titres. Les chansons composant Minuscule hey pouvaient se délecter entre 2 et 4 minutes, tandis que Bananoffee n'est constitué que de titres oscillant dans une plage restreinte (3 à 4 minutes), allant pousser le vice jusqu'à avoir les deux dernières pistes strictement de la même durée. Est-ce dû au hasard ? Désir conceptuel à peine caché de la part des associés ? Je ne saurais me prononcer.
Par contre, ce qui est certain, c'est que le dispositif d'Emily et Laurent persiste à faire des ravages ! Et même si ils ne sont que deux pour l'animer, le projet Minuscule Hey continue de s'aventurer dans les domaines de l'étrange ("Watch out ! the sillycats"), du headbanging intensif ("Mississipi") et du joyeusement décalé ("Bananoffee", si Lucrate Milkien à sa manière). La mini formation sert avec panache des mélodies pop accolées avec précision à un rock délicat et, à l'instar de la photo au dos de la pochette, le duo construit ses dialogues auxquels nous ne pouvons qu'assister (et succomber) ("We mess with your mind").
Avec ce nouveau maxi, Minuscule Hey renouvelle brillamment son stock de comptines lo-fi, ses délires de rockeurs introvertis mais exquis et nous fait saliver devant ce que pourrait être un premier album... Mais n'allons pas trop vite et prenons le temps de déguster ce Bananoffee, encore moins minuscule que son prédécesseur.

Minuscule Hey / Chronique EP > Minuscule hey

Minuscule Hey : Minuscule hey Minuscule Hey possède sa petite panoplie de parfaits mini-rockeurs et les 6 titres de ce maxi en sont l'illustration. Des morceaux captivants, ne demandant pas plus de deux écoutes pour titiller l'oreille nous sont servis par les "minuscules" associés.
Gentiment déséquilibré, le duo laisse glisser ses envies de légèreté en terme de mélodies ("Uncle Jim") ou au contraire de brutalité tout juste déguisée (les boum-boum de "Bunny brown ears"). On se demande où l'on a mis les pieds avec l'intriguant et déconcertant "Cheap girl", "Eastern tennisman" semble tout droit sorti des cartons d'un groupe de britpop des années 1960 et le rythmé "Rollicking harrold" vous fera bouger "grâve" ! Rock lo-fi, pop sucrée, mélodies insidieuses, martèlements quasi-indus, chant enfantin, ambiances détraquées, assimilations digérées de The Kills, Radiohead et autres Sonic Youth font prendre la sauce de Minuscule Hey sans coup fait rire.
Emily et Laurent ont une préférence pour le chant en anglais sauf sur le dernier titre où ils choisissent leur langue maternelle pour conter une partie de l'histoire d'"Alceste" à travers le Far West.
Même si il réside parfois un "petit air de déjà entendu", le duo enchante de par sa fraîcheur maximale, son aptitude à tenir l'auditeur attentif et nous prouve que ce maxi n'est pas si minuscule (et encore moins ridicule) qu'il n'y paraît !