Minuscule Hey : Minuscule hey Minuscule Hey possède sa petite panoplie de parfaits mini-rockeurs et les 6 titres de ce maxi en sont l'illustration. Des morceaux captivants, ne demandant pas plus de deux écoutes pour titiller l'oreille nous sont servis par les "minuscules" associés.
Gentiment déséquilibré, le duo laisse glisser ses envies de légèreté en terme de mélodies ("Uncle Jim") ou au contraire de brutalité tout juste déguisée (les boum-boum de "Bunny brown ears"). On se demande où l'on a mis les pieds avec l'intriguant et déconcertant "Cheap girl", "Eastern tennisman" semble tout droit sorti des cartons d'un groupe de britpop des années 1960 et le rythmé "Rollicking harrold" vous fera bouger "grâve" ! Rock lo-fi, pop sucrée, mélodies insidieuses, martèlements quasi-indus, chant enfantin, ambiances détraquées, assimilations digérées de The Kills, Radiohead et autres Sonic Youth font prendre la sauce de Minuscule Hey sans coup fait rire.
Emily et Laurent ont une préférence pour le chant en anglais sauf sur le dernier titre où ils choisissent leur langue maternelle pour conter une partie de l'histoire d'"Alceste" à travers le Far West.
Même si il réside parfois un "petit air de déjà entendu", le duo enchante de par sa fraîcheur maximale, son aptitude à tenir l'auditeur attentif et nous prouve que ce maxi n'est pas si minuscule (et encore moins ridicule) qu'il n'y paraît !