rock Rock > Mind the Gap

Interview : Mind the Gap, discussion avec Jul et Frank (novembre 2003)

Mind the Gap / Chronique EP > Mind the gap


mind the gap 4 ans après leur explosion à la face du Monde avec The effective human rights battle, Mind The Gap revient avec un nouvel EP (7 titres) enregistré avec Pierre (aka Pit Samprass) des Burning Heads.
Le son est excellent, l'énergie intacte et les compos mélodico-punky à souhait. Il ne faut que quelques secondes pour être accroché, l'adjectif "catchy" n'est donc pas usurpé. Dès les premières déflagrations syncopées (celles de "Material freaks"), la rockitude (si la bravitude existe, la rockitude aussi !) du quatuor prend les commandes et après une intro marquée par le rythme, la mélodie déboule pour nous mettre à genoux, le timbre et le style de voix de Jules me rappelle à de nombreux moments le Ben Kweller qui officiait dans Radish, une voix synonyme de jeunesse éternelle et d'attaques insouciantes (ça me semble évident à l'écoute de "The dollar print"), mais une voix qui s'en éloigne quand elle s'énerve (comme ces quelques cris pas forcément bien sentis sur "My son"). Les riffs sont bons comme des bonbons, avec un peu d'acidité pour mettre nos sens en éveil et assez de douceur pour faire ressortir les mélodies, le rythme auquel ils sont joués est assez particulier car souvent très saccadés, les silences ont alors autant d'importance que la saturation, sans un gros travail sur le son, tous ces effets n'en auraient aucun et "The little hands" ne sonnerait certainement pas aussi bien... Mind The Gap termine son (long) EP en beauté, permettant à Pit Samprass (Burning Heads) de chanter avec eux sur "What's french academy". Ensemble, les deux chants gagnent en agressivité, une certaine folie punk gagne le combo qui termine en roue libre.
Avec cet opus éponyme, Mind The Gap met les choses au clair : d'une, le "pop-punk" peut être rock et n'est pas fait que pour les gamins, de deux, leur nom (et leurs inspirations ?) vien(nen)t bien des entrailles de Londres.

Mind the Gap / Chronique EP > The effective human rights battle


mind the gap le six titre Encore du punk rock...et oui, je sais, mais la scène française a du bon et après Flying Donuts, Sexypop et Lack of Reason, voici un nouvel espoir pour cette fin d'année...J'ai entre les oreilles le disque de la rentrée, et je m'aventurerai presque à affirmer que je suis en train de me farcir le disque de l'année. Pas moins !! Vous ne revez pas, je parle bien d'un groupe français, punk de surcroit, et indé jusqu'à la moelle. Alors que les Second Rate se sabordent dans quelques semaines, Prehisto Records a trouvé le groupe idéal pour me remettre de cette tragédie du split des bisontins. Mind The Gap, groupe de La Rochelle, déjà auteur d'un split peu convaincant avec No Way Out, récidive avec The effective human rights battle, six titres parfaitement calibrés qui feront le bonheur des fans des Unco et des afficionados des mélodies et envolés guitaristique en tout genre. (6)6(6) chansons, six tubes qui rentrent dans le lard, six compos d'une efficacité déconcertante. Et dès la première écoute, on est sous le charme des quatre zicos qui ont ont bien fait de se réunir pour communier le punk rock à base de gibson et de grosses basses ronflantes, sans oublier une batterie à sang à l'heure. Sur le thème de la misère humaine et des droits de l'homme bafoués, Mind The Gap va surprendre, c'est sur. Le titre éponyme qui ouvre le disque met tout de suite dans le bain. Pas de temps mort, présentation des troupes, chacun y va de son instrument pour nous concocter le morceau ultime, avec tous les artifices de la rock song : puissance, mélodies, breacks, refrain impeccable, la classe à l'état pur. Et pour le reste, cela va de confirmation en confirmation. "Gapunk" est une ôde au rock 'n' roll, un hommage même, mené tambour battant avec une monstrueuse retombée après le l'intro. Les fans de skate core seront aux anges, euh en enfer. Bon, c'est vrai, Mind The Gap n'a rien inventé, mais ils sont sincères, vrais, touchants presque. Les voix vont de paire avec les instruments qui envoient le boulet. Ce qui offre un moment de plaisir pour l'auditeur que je suis. "Malediction" et "Joey" (en hommage aux Ramones) ne font que confirmer les bonnes impressions que l'on peut se faire des Mind The Gap. Que des tubes, que des chansons qui sont marquées indélébilement (!!!) dans les esprits. "Unity for ride" sera certainement le morceau le plus énervé du disque, avec toujours ce sens du rythme mais avec une cadence infernale pendant 62 secondes. "Xmas dead" qui cloture le disque est peut être légèrement en dessous de ses prédécesseurs, mais il tient la route, et c'est peu de le dire.Une bombe, inévitablement. ça fait vraiment longtemps que je ne suis pas tombé accro d'un disque en entier dès la première écoute...la dernière fois, ça devait être.... Second Rate. Tiens tiens ! Alors, achetez ce disque, ça permettra au bon vieux Lolo de Prehisto de nous ressortir des cartons comme celui là !!! Merci pour tout !!!