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Rock
Mig
Biographie > un groupe à réactions
Anti-déprime et antidouleur, ce groupe est destiné à tous ceux qui veulent se laisser plonger dans un univers apaisant et néanmoins ardent où l'on nous berce vers des horizons qu'on auraient eu du mal à imaginer seul.
Pourtant Mig c'est encore petit, fragile, avec un son un peu plus posé aujourd'hui et vraiment très très agréable à l'oreille. La recette n'est pas toute simple, il s'agit ici d'une voix suave, très chaude aux accents plutôt colorés, des teintes musicales oscillants entre le trip hop et un je ne sais quoi de traditionnel qui fait des miracles. Bref du "son" dans toute sa splendeur puisque Mig nous emporte et nous retient avec aisance et douceur dans ses envies de délires et de recherches musicales.
Mig c'est Djazia à la voix, Matthieu à la batterie, Stracho à la guitare et Pierrot à la basse. Tous relèvent d'un parcours très différent qui finalement se recoupe puisque Matt et Pierrot sont passés par le rock, Djazia par la world "fusion" avec les Gnawa [Gnawa Diffusion] et Stracho qui a apporté une touche ethnique avec ses origines macédoniennes. Originaires de Grenoble, les quatre musiciens forment une entité qui bosse ensemble et ne se contente pas de laisser la prédominance à la voix, ils préfèrent un travail de fond où l'ambiance est aussi bien contenue dans les instruments que sur machines. Dans Mig il y a trois choses essentielles impossibles à séparer les unes des autres : bidouillages des ordis, instruments "classiques" et une voix. Mais le groupe n'existe tel quel que depuis août 2000 .Et en 2001 Mig sur Grenoble et en tournée ça marche plutôt bien.
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Mig / Chronique EP > Mig
D'évolutions en évolutions, toujours à la recherche des notes envolées, Mig cible l'épuration de soi, l'affinement de la matière apportée et des influences trop grossières. Ni traditionnel ni tout à fait ancré dans le trip-hop Mig fonctionne par couleurs et refuse le concassé, le déjà fait, définissable et donc à éviter. Pourtant il n'y à là aucune prétention, aucune volonté de créer un son véritablement neuf.
On reste du coté du traditionnel pour Djazia avec des artistes indo-pakistanais, anglais, d'horizons différents telle que Rika Badou (soul) ou du rock pour les autres. Et c'est le mélange des genres qui fait brûler Mig. Sans oublier "la voix". Malgré son refus d'être le centre d'attention, personne ne peut résister au chant de Djazia, à son timbre désarmant, captivant où personnalité, modulations orientales et pureté ne font qu'un…sans compter son charme….=) "Pur bonheur " c'est la définition de Pierrot du chant de Djazz sur le 6 titres, et c'est aussi ce qui risque de vous arriver si vous écoutez du Mig.
Et puisqu'on parle du 6 titres autant revenir sur deux des morceaux qui marquent, du moins à mon avis. Tout d'abord la reprise de Jeff Buckley "Everybody wants you" .Le délire est pour Mig de reprendre un morceau qui leur plaisait et de le refaire complètement en ne tenant pas compte des normes. Une pointe de mélancolie en moins : Jeff Buckley ne pourrait qu'en sourire. Puis "Sad society song" (en anglais) qui ouvre le cd est refait en arabe à la fin du 6 titres. Un petit clin d'œil à l'Algérie et à leurs influences puisque cela boucle l'objet. Le titre est là pour indiquer, donner une direction de Mig tel qu'il est en train de se faire. En attendant la sortie de l'album prévu pour avril 2002 on se délecte et on reste troublé devant ces quelques morceaux, perles sucrées au bout de la langue qu'on ne peut pas se permettre d'oublier.
Mélodies arabisantes, instrumentales aérées et fouillées de fond en combles, le tout porté par une voix à vous en faire perdre la tête, bientôt Mig deviendra recette miracle à vos maux et vos envies.
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