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Mercury Rev > Chronique B.O. / Hello blackbird
Au moment de la sortie de son double best-of, Mercury Rev a aussi publié un autre disque, accomplissement d'un travail différent (dans l'approche) de ce dont la bande à Grasshopper et Donahue nous habitue depuis plusieurs années. Cette fois, le groupe s'est essayé à la confection d'une bande originale, celle du film "Bye bye blackbird" et en a fait part sur ce disque intitulé différemment, en l'occurrence Hello blackbird.
Beaucoup moins extravagante et outrancière que certains passages de The secret migration, la musique proposée par Mercury Rev a gagné en humilité en retrouvant une certaine simplicité et semble avoir fait un bond en arrière dans le temps. A l'exception de son dernier fragment (l'éthéré et rétro "Simply because"), l'enregistrement n'est constitué que de pistes instrumentales. Ces morceaux, pour la plupart très courts (une large majorité fait moins de 2'30), sont articulés autour des pièces principales que sont "Blackbird's call", "The white birds" (et ses quasi-10 minutes) et "Departed angels". Le format particulièrement court de ces "pastilles" ayant simplement pour but de souligner quelques passages de "Bye bye blackbird" et non pas d'imposer la musique de Mercury Rev.
C'est l'occasion pour le groupe d'y aller en douceur, de déployer doucement violon et mellotron, d'utiliser avec parcimonie les percussions, de travailler en profondeur les arrangements afin de disséminer textures féériques et saveurs mélancoliques ("Robert y Roberto"). Mais les esprits ne resteront pas totalement chagrins puisque des plages plus enjouées viennent casser cette fausse monotonie ("Waltz for Alice", "The chimpy waltz"). Sans avoir vu le film en question mais ayant lu son synopsis, la musique instillée par Mercury Rev tisse facilement (et c'est la moindre des choses) des atmosphères ("The white birds") que l'on imagine aisément prendre place dans cette coproduction austro-britanno-germano-luxembourgeoise (ça ne s'invente pas !).
Une section multimédia agrémente le tout, composée en fait de deux petites vidéos en bonus. La première permet de voir Mercury Rev à la tache, en train d'enregistrer la musique devant la projection du film et une seconde ("Grasshopper's wild ride") présente les pérégrinations de Grasshopper se mettant en scène aux abords d'un cirque, lieu où se déroule le film.
A travers cette bande originale, Mercury Rev semble être redescendu sur terre, éveille les sens en finesse, sans grandiloquence mal placée en prodiguant une musique touchante. Une réorientation peut-être indicatrice de leur prochain opus, qui sait ?
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Chronique LP : The essential mercury rev
Chronique LP : Yerself is steam
Chronique LP : The secret migration
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