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Mercury Rev > Chronique LP / Yerself is steam
Bien qu'étant constitué que de 8 titres, il s'agit bien d'un album à part entière puisque sa durée approxime les 50 minutes. Deux morceaux sont courts (moins de 3 minutes) dont l'intermède «Continuous trucks and thunder under a mother's smile» dont le temps nécessaire à sa lecture (sans se tromper et sans hésitation) doit correspondre avec la durée dudit morceau puisqu'il ne dure que 43 secondes. Les autres compositions prennent plus facilement des allures d'épopée, surtout «Very sleepy rivers» qui du haut de ses 12 minutes fait office d'épitaphe pour ce Yerself is steam.
Une fois passées ces considérations temporelles, quel contenu est proposé par cette première sortie du gang de Buffalo ? Lumières psychédéliques, obscures étincelles et constructions loufoques sont semées sur ce premier album du groupe.Parfois les instruments forment un bruit blanc tourbillonnant comme au travers du punkisant "Syringe mouth", l'ombre d'un Sonic Youth n'étant plus très éloignée ou alors s'évaporent dans une brume plus douce ("Frittering"). Mais
Avec le recul et la notoriété acquise par Mercury Rev plusieurs années après ce disque, il est plus facile de trouver quelques idées intéressantes ça et là ("Chasing a bee", "Sweet oddysee of a cancer cell t' th' center of yer heart") mais on comprend aussi pourquoi cet album n'ai pas marqué les foules. Une production hasardeuse et l'absence de réelle moelle épinière, laissant les idées fuser de toute part sans réelle cohérence laissent une impression en demi-teinte. D'autant plus que Yerself is steam était sorti sur un petit label qui s'est rapidement effondré rendant cet enregistrement difficilement disponible durant plusieurs années.
Note :
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