Né en 2007 dans les profondeurs interstellaires, du côté des vignobles du Bordelais, Mars Red Sky est un trio à l'initiative de Julien Pras (connu pour être également le leader de Calc et de Benoît Busser. Trois répétitions plus tard, le duo devient un power-trio avec l'arrivée en son sein de Jimmy Kinast. À trois, ils créent dans leur coin un stoner mélodique qui fleure bon le groove psychédélique 70's, dans sa version lourde et fortement réverbérée, jusqu'à partir à la conquête des clubs et salles aux quatre coins de l'Europe. Novembre 2010, le groupe livre son premier EP au format 45T avant d'enchaîner quasi directement avec la production d'un long-foramt. En avril 2011, le groupe livre son premier album éponyme, en CD puis vinyle à l'automne de la même année...
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Mars Red Sky discographie sélective
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Mars Red Sky | Year of No Light
...
lp :
Mars Red Sky
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Comète stoner tout droit sortie d'un bien étrange Big-Bang space-rock bordelais, Mars Red Sky marrie avec classe les riffs fuzzés des 90's et les ambiances narcotique de la scène alternative psychédélique des seventies. Lourdeur d'un groove stellaire et mise sur orbite géosynchrone orchestrée en sept titres (huit pour la magnifique édition vinyle limitée présentement chroniquée), l'album est une constellation de pépites qui allient à merveille la pesanteur brute du stoner pur et la légèreté cosmique d'un rock made in 70's (l'excellentissime "Strong reflection"). Un peu comme si Fu Manchu ou Yawning Man avec frayé sur un album avec les Dead Meadow, pendant que Nebula jouait les spectateurs voyeurs ("Curse", "Falls" notamment).
La basse ronfle à mort, la réverb est monstrueuse ; guitare volubile apaisée par le chant caractéristique de Julien et rythmique sous Tranxene finissent de faire succomber l'auditeur dans une léthargie stoner psychée du plus bel effet. Et c'est là que les Mars Red Sky se décident à lâcher un "Way to Rome" bourdonnant comme jamais pour mieux faire contraster l'aspect fuzzy de l'ensemble et le timbre haut-perché de leur vocaliste. Effet garanti d'autant que le travail de studio effectué par le producteur du groupe sied parfaitement au rendu final, à tel point que l'on vient à se demander si MRS ne serait pas de ces formations que l'on préfèrerait presque écouter sur CD plutôt qu'en live, où de part ses caractéristiques, il pourrait avoir plus de difficulté à affirmer sa personnalité artistique intrinsèque.
Folk crépusculaire aux effluves americana, "Saddle point" déroule un peu plus ce fil invisible qui lie chaque morceau aux autres et confirme un peu plus l'impression générale, à savoir que l'album bénéficie d'un énorme travail sur les textures sonores visant à jongler entre les atmosphères "Black Sabbathiennes" old-chool et un son plus actuel. L'influence, apparemment revendiquée, de J.Mascis (Dinosaur Jr., Witch) se fait également ressentir, notamment de part le côté lancinant et hypnotique d'un "Marble sky" ou d'un "Up the stairs", où les frenchies parviennent à affirmer un peu plus leur griffe stoner-psychée, pas si commune qu'on aurait pu le croire au départ. Sept morceaux + un ultime huitième - uniquement disponible sur l'édition vinyle on l'a dit - et voici que Mars Red Sky parachève à sa manière un (premier) album sans la moindre fausse note. Un disque témoignant du talent évident d'un groupe dont on attend désormais la suite des aventures avec impatience.
