MARK PORKCHOP HOLDER - let it slide La pochette de l'album annonce rapidement quelle mixture va nous être servie avec un Mark Porkchop Holder torse nu, la bedaine dégoulinante, plus affairé à faire glisser un bottleneck sur son manche de guitare qu'à regarder le photographe pour la pose. Mark est là pour envoyer du vrai blues rock, pas pour faire des vocalises inutiles ou des expérimentations grotesques. Passée l'intro "Let it slide" qui nous rappelle juste pourquoi on est là, Mark Holder envoie toute la panoplie du blues rock : harmonica, soli de guitare dans tous les coins, ligne de basse rythmique, steel guitare, tambourin, batterie sèche et percutante. Avec "My black name", on ingurgite un bon rock 70's à la Stones (ou Black Keys, question de génération), on avale un Jimi Hendrix bien chaud sur "Stagger lee", on savoure un pur blues "Let it slide reprise" et on termine ce festin "aux racines du rock" sur la reprise poisseuse et lourde de "Baby please don't go" de Muddy Waters. C'est du brut, c'est efficace, c'est une fin de journée d'été trop chaude dans un bled paumé, et alors que votre gorge est sèche comme le désert, un dénommé Mark Holder vous propose un shot de whisky tiède.