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Margaret Catcher / Chronique EP > TER

Margaret Catcher - TER Margaret Catcher a publié sur le net début juillet, via le label Atypeek Music, un single intitulé "Zouki zouki". Un vrai tube de l'été labyrinthique, comme leur précédent EP d'ailleurs. Ce dernier nommé TER, sorti pas mal de mois avant, se présente en deux sections : le titre éponyme et ses 2 parties d'un côté, et une version revisitée par Jane Bug + un remix de NUMéROBé de l'autre. Autrement dit, en terme d'unité de style, faudra repasser car c'est la grosse fête du slip ! Le duo formé par le batteur Pierre Level et le bassiste Xavier Leloux se fait le chantre d'une totale liberté d'expression sans omettre d'y ajouter de la musicalité. Rock augmenté d'électro avec un clin d'œil au 8-bit, de vieux synthés, de saturation ronflante, de paroles incompréhensibles... Un voyage comme ceux qu'on peut avoir en TER, un peu de tension, de chaleur, d'angoisse, de relâchement aussi, avec cette version synth-pop minimaliste de Jane Bug, ou quelque chose de plus introspectif avec l'excellent remix de leur collègue de JFX Lab. Un EP recommandable qui a bénéficié d'un clip épileptique à base de fond vert, d'extraits de film et d'effets spéciaux qui font mal aux yeux. A leur image, quoi !

Margaret Catcher / Chronique EP > Transhuman fever

Margaret Catcher - Transhuman fever La comparaison avec Pryapisme aurait pu être toute trouvée : un patronyme et des titres de chansons qui font sourire, un Dieu à tête de chat présent sur la pochette, une musique rock complètement barrée qui convoque le 8 bits sur un morceau de 7 minutes ("Samo raye"). Et pourtant, Margaret Catcher est loin de l'avant-gardisme maladif des Clermontois, pas tout à fait les mêmes références musicales et puis un effectif plus amoindrie : ces musiciens ne sont "que" deux. Pierre (batterie et pads) et Xavier (basse-synthés et chant robotique) oeuvrent depuis 2011 au sein de ce groupe qui allie un rock technique s'entourant de technologies diverses (vocodeurs, capteurs sensoriels, pads et pédales d'effets). Une nébuleuse sonore appelé "rock augmenté" dont on sort difficilement indemne, comme toujours avec les disques caustiques qui se veulent innovant. Et c'est d'autant plus une surprise que cet EP est sorti chez JFX Lab, un label digital plus habitué à sortir de l'électro ou du hip-hop de son fourneau que du rock expérimental dont les influences sont à chercher du côté de Squarepusher, Jagga Jazzist et Deerhoof. On recommande l'écoute numérique tout en sachant que la recette doit sûrement être bien plus excitante en live.