Margaret Catcher - Transhuman fever La comparaison avec Pryapisme aurait pu être toute trouvée : un patronyme et des titres de chansons qui font sourire, un Dieu à tête de chat présent sur la pochette, une musique rock complètement barrée qui convoque le 8 bits sur un morceau de 7 minutes ("Samo raye"). Et pourtant, Margaret Catcher est loin de l'avant-gardisme maladif des Clermontois, pas tout à fait les mêmes références musicales et puis un effectif plus amoindrie : ces musiciens ne sont "que" deux. Pierre (batterie et pads) et Xavier (basse-synthés et chant robotique) oeuvrent depuis 2011 au sein de ce groupe qui allie un rock technique s'entourant de technologies diverses (vocodeurs, capteurs sensoriels, pads et pédales d'effets). Une nébuleuse sonore appelé "rock augmenté" dont on sort difficilement indemne, comme toujours avec les disques caustiques qui se veulent innovant. Et c'est d'autant plus une surprise que cet EP est sorti chez JFX Lab, un label digital plus habitué à sortir de l'électro ou du hip-hop de son fourneau que du rock expérimental dont les influences sont à chercher du côté de Squarepusher, Jagga Jazzist et Deerhoof. On recommande l'écoute numérique tout en sachant que la recette doit sûrement être bien plus excitante en live.