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Biographie > qui est Luis ?

Buenos Aires, capitale de l'Argentine, Luis est élevé par son oncle et sa tante, entre tango et guitare, adolescent il découvre le son de l'Europe via l'électronique de Kraftwerk, la France par les écrits et les paroles de Borges. A peine majeur, il s'envole pour Paris où il vivote. Au sein d'un groupe de rock latino appelé Madre Maria, il sort un album en Amérique du Sud et enchaîne les concerts. Avec l'argent gagné, il s'achète de quoi enregistrer ses propres titres, il s'enferme un an dans un studio, bidouilles les rythmes avec des machines, y collent des riffs de gratte acoustique, écrit des textes simples dans sa langue natale et avec une petite équipe enregistre Acapulco 70. Avant d'entâmer 2003, il passe aux Transmusicales de Rennes, le festival découvreur de talents, plutôt un bon point sur sa carte de visite...
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Oli
Janvier 2003

Luis / Chronique LP > Acapulco 70

luis : acapulco70Les onze titres de Luis sont des collages de chaudes influences latines et de rythmiques machinales, un assemblage qui semble sur le papier ne pas pouvoir coller mais qui fonctionne très bien sur l'album, on en arrive même parfois ("My way") à une sorte de mix entre dub et bolero... du dubolero ? La chaleur du chant en espagnol et des mélodies imparables de l'esprit latin (jamais très loin de Manu Chao) font oublier la relative monotonie du son des machines qui marquent le rythme, au contraire, ces sonorités industrielles donnent un ton très dansant à Acapulco 70, certes on n'est pas sur les dance-floors d'Ibiza, mais Luis a de quoi mettre le feu en live que le public soit plutôt branché latino, rock ou techno. Ca sent la fête, le soleil, la plage et les corps qui ondulent... Les guitare acoustique sont couplées avec des renforts d'instruments symphoniques ("Mis noches"), sont délicatement posées sur des boucles électro ("Don't cry") mais ne sont pas forcément au centre des compositions. En témoigne un "Wallace Resistencia" où l'électronique impose ses rythmes et ses sonorités ou le "Nueve la pollera" où de solides percus accompagnent un petit solo de guitare. Luis utilise assez souvent un effet sur sa voix (un peu parlophone) et sait aussi s'entourer, sa soeur, Anna Pousa pose ses choeurs envoutants sur "Paranoia", un titre très calme où figure également quelques samples de Schubert... Peut-être plus complexe dans sa musique que le latino-rocker mondial qu'est Manu Chao, Luis a quand même dans son répertoire quelques morceaux plus simples et qui dégagent tout de suite cette chaleur propre aux musiques sudaméricaines, mettez "Corazon", "Guay" ou "Despierto" en musique de fond dans un bar et la clientèle repartira forcément avec le sourire ! Alors si tu veux réchauffer ton atmosphère, plonge toi dans celle d'Acapulco 70.
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Oli
Janvier 2003

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