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Rock
Los Disidentes Del Sucio Motel
Biographie > LDDSM vs EoDM ?
L'histoire de Los Disidentes del Sucio Motel débute en Mars 2005 lorsqu'au détour d'un motel de Santa Fé, Bobby, Billy et Johnny se croisent de manière fortuite et découvrent qu'aucun des trois ne sait quoi faire de ses dix doigts. Après une demi-seconde de réflexion, le trio, se lance à corps perdu dans une folle équipée : "monter un groupe de rock et avaler l'asphalte... jusqu'à ce que mort s'ensuive". Une nouvelle rencontre accidentelle plus tard et le trio devient quartet après l'improbable intégration en son sein d'un certain Sonny, un egaré de passage dans le coin. Désormais, à bord d'un pick-up tout droit sorti d'une improbable carrosserie sudiste, Los Disidentes del Sucio Motel se mettent en chasse, décidés qu'ils sont à écumer tous les bars du Nouveau-Mexique avant de s'attaquer au plat de résistence : mettre l'hexagone à ses pieds. Cette belle bande de bras cassés à une recette on ne peut plus simple : "du rock'n roll, des femmes, du whysky", le tout dans n'importe quel ordre pour peu que cela évoque les QOTSA, Kyuss et autres Fu Manchu. En d'autres termes, l'Amérique à ses Eagles of Death Metal, nous ou plutôt Strasbourg (puisque c'est là que le groupe a élu domicile) a ses LDDSM. Après, deux années de pérégrinations rock'n rollesques, la troupe de furieux couche ses aventures musicales sur CD et en fait le premier témoignage discographique du plus improbables des groupes de rock hexagonaux ; son titre : Room 159.
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Los Disidentes Del Sucio Motel / Chronique LP > Room 159
Cinq titres hyper-énergiques, stoner rock bluesy, nerveux et incisifs, c'est tout ce qu'il faut aux Los Disidentes del Sucio Motel pour mettre sur les rotules tout bon amateur de rock aux influences stoner et relents punk qui se respecte. Car, LDDSM, ça envoie du riff en pleine face, ça déverse sa rage sans le moindre complexe et ça se paie une bonne tranche de rock pur et dur à foutre dans les enceintes. Une rythmique et un riffing qui évoquera les QOTSA période Songs for the deaf, quelques hurlements rageurs, et un résultat sévèrement burné, entre stoner acéré et metal crasseux, "Run or die" est à l'image de son titre. Brûlant, speedé et sans concession. Idéal pour tailler la route dans une ambiance 70's accompagné de quelques de riffs de gratte carrément incandescents. Des basses qui vrombissent, une énergie salvatrice et quelques mélodies stoner grunge, lancés à pleine allure à travers le désert américain, Los Disidentes del Sucio Motel n'inventent pas grand chose, marchent même sur quelques plate-bandes, mais le résultat est ultra-efficace et furieusement jouissif.
D'une part parce que c'est foutrement bien gaulé et d'autre part parce que si le groupe ne révolutionne pas le genre, il a su prendre l'essence de ce qui faisait sa force pour la réacommoder à sa sauce. Et celle-ci est plutôt épicée façon Eagles of Death Metal en ce qui concerne le combo strasbourgeois ("Ride with the devil"). Troisième titre de ce premier EP, "Lea" évoque une douloureuse déception amoureuse en forçant un peu trop le trait. Après cette légère sortie de route, Los Disidentes del Sucio Motel reprennent du poil de la bête avec un "Drinking whiskey" qui rentre directement dans le lard façon Clutch mais qui se termine assez curieusement comme une ballade power rock désenchantée. Curieux mais plutôt sympathique, le groupe se gardant bien de plagier ses modèles pour au contraire se faire une toute petite place au milieu de ses prestigieuses références. Complètement en roue libre, le groupe se permet quelques incartades fortement alcoolisées mais parvient toujours à éviter la collision in extremis. L'ombre des déconnards Eagles of Death Metal pilotés par l'inénarrable duo Jesse Hughes/ Josh Homme qui plane sur le projet LDDSM sans aucun doute. Le tout avec un petit zeste de Fu Manchu sous acide... le groupe a bien bossé ses gammes et nous offrent en guise de final un "Dirty love" qui nous termine la bouteille de whisky au goulot cul sec s'il vous plaît pour se conclure sur une "private joke" dont les Queens of the Stone Age ont le secret. Classe, primaire et décérébré, donc furieusement cool.
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