Lonely The Brave - The day's war Après une petite "Intro" instrumentale qui permet de découvrir la clarté du son du quintet, Lonely The Brave attaque avec les deux titres qu'il a choisi de mettre en avant ces derniers mois : "Trick of the light" et "Backroads", les deux singles, comme les autres morceaux, bénéficient d'un énorme capital sympathie de par la douceur de la disto des guitares et le timbre, si particulier, de David Jakes, à cela il faut ajouter des lignes mélodiques poignantes et une pluie de riffs sur une rythmique grave qui nous laissent contemplatifs. "Backroads" et l'un des trois titres déjà connus par le public averti (avec "Deserter" et "Black saucers" eux aussi présents sur l'EP) mais n'est pas selon moi le meilleur, la rage d'un "Islands", la vitesse d'un "Black saucers" ou à l'inverse la quiétude d'un "Dinosaurs" ou la pesanteur d'un "Call of horses" mettent tout autant les qualités d'écriture du groupe en avant, les singles choisis sont des morceaux médians, ni trop mous, ni trop enlevés, ils sont davantage passe-partout et ne reflètent pas l'étendue du talent de Lonely The Brave.

Car tout au long de ce premier album, les Anglais nous touchent avec une sensibilité à fleur de peau et savent doser leurs effets pour ne pas tomber dans le mélo larmoyant insupportable dont certains se sont fait une spécialité. Ainsi Lonely The Brave ressemble à un vrai groupe et pourrait être réellement un des meilleurs paris sur l'avenir à faire en cet été 2014. Certes, la presse anglaise a pour habitude de s'exciter un peu trop facilement mais pour le coup, ça n'est pas totalement inadéquat. Le plus dur pour eux commence maintenant, prouver qu'ils peuvent durer, résister aux pressions et continuer d'écrire de bons morceaux. Parce qu'on aimerait bien, dans le futur, éviter de se lamenter sur les qualités de ce premier album étalon en écoutant ses successeurs (confère Ash, Funeral For A Friend, Bloc Party...).