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Les Suprêmes Dindes > Chronique LP / Femmes divines
Pochettes à l'envers / à l'endroit, effets miroirs, logo rétro (stéréo), idéogrammes, figures de l'hystérie, la douce folie des Suprêmes Dindes nous touche dès le livret et une fois la galette insérée dans le mange-disque, on aura du mal à se défaire de leurs chansons aussi collantes qu'un chewing-gum. Comme toujours Femmes divines est un disque pour faire la fête... Et que serait une fête sans ami ? Enregistré avec le duo Denis Barthe (batteur de Noir Désir) et Ted Genty (producteur de Noir Désir entre autres), elles ont invité pas mal de monde : Anne Colas et sa nerveuse petite flûte pour donner un coup d'accélérateur à "Les Femmes divines", deux copines pour chanter sur "Libertine", oui oui, la reprise du cultissime tube de Mylène Fermière (fais ici le lien avec les Dindes), Didier Wampas qui chante toujours aussi bien que moi sur "Toi tu parles des filles", Didier Super qui me fait toujours autant marrer pour "On sera mieux là", Mehdi Mihoub (de Hop Opanax ?) très drôle sur "A la recherche de l'hameçon" et des autres gens qu'on te laisse découvrir...
Rien qu'avec ça, y'a déjà de quoi passer de bons moments mais Les Suprêmes Dindes c'est plus que ça car même toutes seules, elles sont drôles et percutantes. Musicalement, c'est du rock enjoué, du binaire efficace même si on retrouve assez souvent les mêmes modèles ("Le camion", "Chien et chat"), quelque fois, le groupe se calme mais cela fonctionne moins bien ("La libellule")... Sur des rythmiques énergisantes viennent se poser des riffs qui font des étincelles et bien entendu des textes amusants (Avant pour moi, les filles c'était comme une surprise-partie, dés que j'allais les voir, surprise ! Elles étaient toutes parties) mais pas forcément dénués d'intérêt et de réflexion (Quand une télé s'éteint, un être s'éveille, encore sur "A la recherche de l'hameçon"). Textes amusants, petites histoires de la vie de tous les jours, attaques en règle contre le polissé et le politiquement correct... et de toute façon, même si (Jacqueline) dit n'importe quoi, personne ne s'en apercevra.
Et pout en finir avec Femmes divines, le batteur (re)prend le micro pour un chanter l'hymne ch'ti "Mon petit quinquin" ! T'appuies sur "play" maintenant ! Ok ? Allez !
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