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The Last Embrace
LP : Inside Label : Longfellow Deeds longfellowdeeds.com Date de sortie : 16/10/2006 |
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Quelques notes mélancoliques qui courent sur un piano, des arpèges qui semblent se lover dans un gant de velour, des lignes de guitares progressives, The Last Embrace débute les hostilités avec douceur et retenue (l'introductif "Introspection"). "Mother" lâche les cheveaux et le métal atmosphérique déploie ses mélodies puissantes et aventureuses. Les instrumentations sont enlevées, le songwriting travaillé quoiqu'un peu trop classieux et le chant est sans contestation possible l'un des points forts du groupe. Seulement, il y a un bémol à tout cela. On ne peut s'empêcher de penser à The Gathering période Mandylion, et ce n'est pas en faveur de The Last Embrace. Car, dans ce cas, le problème est toujours de passer après une référence. Heureusement, le groupe parvient à s'affranchir de l'influence encombrante de son modèle néerlandais lors des titres suivants : "Lost (Somewhere in the dark rain)" puis l'éponyme "Inside" et le fulgurant "Can you ?". S'y révélant autant inspiré par la scène progressive (Pink Floyd, Porcupine Tree) que le rock/ folk atmosphérique et désenchanté d'Anathema, The Last Embrace parvient à trouver ses marques et à affirmer un peu plus sa véritable personnalité musicale. Et si l'on ne devait retenir qu'un seul titre d'Inside, ce serait sans doute le voluptueux "Broken", où le sextet français se rapproche des titres les plus folk et éthérés de The Gathering (notamment sur Home paru en 2006) sans pour autant souffrir de la comparaison. Là où l'un des guitaristes du groupe cite David Gilmour et Steven Wilson (Porcupine Tree) parmi ses références absolues, Sandy se rapproche naturellement par ses inflexions de voix du travail d'Anneke Van Giesbergen (The Gathering), et c'est là que le mélange des deux prend forme. Car entre metal atmosphérique et rock progressif, les parisiens ne tombent pas dans le poncif du groupe à voix féminine insupportable de grandiloquence (on pense à Within Temptation pour ne pas les citer...) et sans livrer un disque d'une originalité sidérante, nous offre neuf compositions tantôt feutrées ("To dispel inner fears"), tantôt plus puissantes ("It says"), pour un album raffiné et finalement très agréable.
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