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Biographie > de Cocoon à Kokoon

C'est en novembre 2004, lors de la rencontre entre Arthur (guitare/basse) et Alexis (guitare/chant) que naquit un groupe qui à l'origine avait été baptisé Cocoon. Dès lors les deux membres s'attèlent à l'écriture de nombreux morceaux, mais ce n'est qu'un an après avec l'arrivée d'Inès (violon/ piano) et de Rémy (batterie) que le line-up du groupe se stabilise.
Fort de ses nouvelles influences, le groupe dilue la hargne de ses débuts pour se laisser aller à un univers poètique et envoûtant ; oscillant entre post-pop rock énergique et post-classique suave, Cocoon est un apôtre du DIY ("Do it yourself"). Après quelques concert, le groupe décide de s'investir encore un peu plus ; notamment grâce à un réel univers où se rejoignent les paroles, la musique et l'aspect graphique du groupe ; et c'est donc en poursuivant cette idée que s'est dessinée une histoire musicale présentée à chaque concert. Début 2007 pour des raisons diverses le groupe décide également de changer de nom pour devenir Kokoon.

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Kokoon - EP Notre première incursion dans l'univers musical et onirique de Kokoon (à ne pas confondre avec Cocoon) avait eu lieu au détour d'une petite démo 3 titres qui déjà, laissait entrevoir de belles choses de la part de cette formation pratiquant un rock orchestral à la fois élégant et sophistiqué. A l'heure de leur premier EP "officiel", les Kokoon doivent déjà mesurer le chemin parcouru depuis leurs débuts. La meilleure preuve étant d'inclure des morceaux de la toute première démo dans cet effort pour montrer à quelle point l'évolution est étonnante. Ainsi, on retrouve "Le temps d'y penser" et "Illusions" qui font de fait... un peu pâle figure désormais à côté des nouveaux titres composés par le groupe. Et pour cause, dès "Shyma", les Kokoon nous emmènent dans un monde qui n'appartient qu'à eux. Arrangements à cordes envoûtants domptant un esprit ouvertement rock, ce premier titre, hybride, est à la fois puissant, mélodieux et titille notre imaginaire.
Chimérique, la musique du groupe nous fait voir le monde en bleu "Indigo" en se laissant emporter par un spoken word acide et des harmonies langoureuses, ces "nuages sous les yeux, ce coton dans la gorge, l'héroïne de songes sous ecstasy" qu'évoquent ici les Kokoon marquent les esprits par leur noirceur, pendant que les instrumentations semblent nous plonger dans un véritable cocon post-classique. L'identité du groupe est originale, son approche artistique ne souffre d'aucun complexe et ce premier EP ne fait qu'en démontrer l'évidence. Choeurs enchanteurs, cris rageurs qui accentuent ce sentiment d'oppression, "Indigo" est une pépite torturée qui trouve son prolongement naturel sur l'interlude sans titre que l'on découvre sur la quatrième piste du disque. Kokoon était alors sur la bonne voie... comment peut-on alors expliquer le fiasco "Carpe diem" (mièvre, naïf et curieusement poussif...), sinon en disant que le groupe tente différentes choses sur son EP et qu'il peut également se rater parfois.
Une erreur de parcours rapidement rattrapée sur un "Trois petits points...", que le groupe dévoile avec un sens plutôt aiguisé de la dramaturgie. Progressions parfaitement orchestrées, écriture inspirée et une violence sous-jacente contenue qui ne demande à éclater au grand jour, les franciliens vont au bout de leur concept, proposant par là-même, quelque chose qui sort un peu de l'ordinaire. La prise de risques inconsidérés sans résultat probant, c'est inutile, mais concilier les deux démontre que les Kokoon sont parvenus à conjuger ici désirs artistiques, maturité et talent. La démonstration factuelle avec le magnifique "Open bliss". Véritable ode contemplative portée par des cordes distillant des mélodies voluptueuses, cette huitième et dernière piste audio conclue l'EP sur une note de douceur évanescente et satinée.

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cocoon_kokoon.jpg 3 titres, trois morceaux qui tournent en boucle dans nos têtes après avoir été écoutés. Une pluie de notes qui parcourent un clavier lancé à pleine vapeur, un chant sur la corde raide, un tempo étonnamment élevé et une mélodie fragile et douloureuse, à fleur de peau, "Dark cristal" est une entrée en matière qui nous plonge dans un univers unique. Entre pop DIY très personnelle et instrumentations post-classiques magiques, Kokoon fait fort, très fort.
Les guitares entrent en scène, quelques accès de violence brute viennent briser la belle harmonie de l'ensemble, preuve que le groupe semble, sur ce premier titre, toujours sur le fil du rasoir. Guitares nerveuses, cordes et disto discrètement omniprésentes, mélodies tendues, production lo-fi aride, Kokoon nous sert un deuxième morceau à l'énergie plus rock, qui malgré un chant encore perfectible, parvient à trouver une vraie personnalité musicale. Evidemment, le son est un peu "léger" (même si limpide), le quartet n'ayant pas encore les moyens de se payer un Rick Rubin à la prod, ses membres font pour le moment avec ce qu'ils ont sous la main. C'est la technique du "do it yourself" et ici, le résultat est inespéré ("Illusions"). Car ce qu'il ne peuvent pas faire avec un son énormissime même si recherchant une saturation bienvenue, les Kokoon le compensent par le soin apporté aux instrumentations et notamment par une partition au violon envoûtante. Rythmiques percussives bien placées, murmures psalmodiés, arrangements post-classiques léchés dans lesquels vient se fondre une guitare éléctrique à l'énergie brute de décoffrage ("Le temps d'y penser"), le regard fixé sur la ligne d'horizon, le groupe maîtrise parfaitement son sujet. Et, malgré quelques défauts de jeunesse, propose une séduisante alternative aux tubes rock formatés qui passent en bouclent sur les radios. Inventif et plutôt pas mal du tout pour un premier essai...