Infos sur Khoma
17/05/07 Khoma song writing :
Après Tsunami et The Second wave, Khoma bosse actuellement sur l'écriture de son prochain album studio.
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30/10/06 Khomaclip :
Khoma a mis en ligne le clip de "Medea".
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23/07/06 Mp3 de la semaine : Khoma :
Cette semaine, on a mis Keipoth en vacances forcées (non en fait, il bosse dur pour dégôter les MP3 des trois prochaines années...) et c'est du coup Khoma(...)
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Lingua : Les fers de lance de la scène émo-rock-metal suédoise
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Khoma : The second wave Disque : The Second Wave -
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Khoma

Biographie > Coma

Quand même, parfois la vie est étrangemment faite. Figurez-vous qu'une ville comme Umea (Suède) a vu naître en son sein rien moins que Refused, Meshuggah, International Noise Conspiracy, Cult of Luna et donc Khoma. Pas mal pour une agglomération de 72000 habitants quand même... Formé il y a une dizaine d'années, le groupe est fondé sur un noyau dur composé de Jan Jämte (chant), Johannes Persson (guitare) et Frederik Kihlber (guitare, chant, piano), autours desquels gravitent trois autres musiciens, membres du groupe à temps partiels. Ola Klüft (guitare, chant, piano), Jonas Eriksson (basse) et Thomas Hedlund (batterie) ont en effet chacun au moins un autre groupe à côté (Cult of Luna, The Deportees...). A noter que Johannes Persson, en plus d'être l'un des hommes de base de Khoma, participe également à l'oeuvre de Culf of Luna, d'où l'étroite connexion entre les deux formations suédoises. Autant influencé par la scène métal hardcore locale que le courant émo-pop émergent, le trio (qui joue ensemble depuis le lycée) se met à composer des morceaux qui allient la puissance du métal à l'intensité des mélodies indie rock. Tsunami sera le premier fruit tombé de l'arbre Khoma. Un disque pressé à 1000 exemplaires puis réédité quelques mois plus tard, et pourtant très rapidement épuisé. Connaissant l'impressionante quantité de groupes sortant des disques dans les pays scandinaves, ce petit détail est à noter... Du moins c'est ce que semble avoir fait Roadrunner, qui après avoir sorti quelques uns des plus grands disques de l'histoire du metal (dont le Burn my eyes de Machine Head et le Roots de Sepultura) se penche sur le cas des Suédois via The second wave, le deuxième album studio qui voit le jour courant juin 2006. N'hésitant (fait très rare) a parler ouvertement via leur site internet des sujets qu'ils considèrent comme incontournables, les membres de Khoma démontrent sans verser dans le "tout politique", que des artistes tels qu'eux peuvent en toute honnêteté et humilité avoir des opinions et en faire part (le féminisme, les droits de l'homme...). Un groupe pas comme les autres donc, dont le chanteur n'hésite pas à dire que sa vocation n'est pas de "vendre des milliers de disques pour être adulés, (...) mais seulement de se sentir libres, humainement et sur le plan créatif". A méditer...
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Aurelio
Juillet 2006

Khoma / Chronique LP > The second wave

Khoma : The second waveAttention, on previent les néophytes, cet album est une énorme baffe que l'on prend dans les tympans et devant laquelle on mettra un temps infini à se remettre... Les échos que l'on avait de The second wave, le deuxième album de Khoma après Tsunami (sorti quasi exclusivement dans les pays scandinaves), laissaient augurer un album de haute volée, mais là... la secousse sismique à de quoi en laisser plus d'un pantois. Mais qu'est-ce donc au juste que cet album sorti chez Roadrunner ? Un nouveau manifeste métallique de référence que l'on attendait plus de la part du label néerlandais ? Un nouveau disque indie capable d'exploser les charts avec sa pop incandescente et ses mélodies taillées pour le stade ? Et bien pas du tout. The second wave est tout simplement un album hors-norme, comme seuls les groupes venus du Nord de l'Europe semblent savoir nous en offrir depuis quelques temps. Riffs post-metal telluriques, mélodies indie rock aériennes, chant stratosphérique, Khoma réussit ici à allier la puissance ravageuse du metal et les ambiances éthérées du post-rock pour mettre les deux au service d'une intensité émotionnelle qui nous prend aux tripes. En l'espace de onze titres, les suédois délivrent un cocktail musical où les éléments entrent en collision, où les harmonies sont empreintes d'une poésie post-rock magique, où les effluves métalliques lui donnent un aspect compact et massif du plus bel effet.
On pourra évoquer Radiohead pour tenter de définir le chant de Jan Jämte et Fredrik Kihlberg, Sigur Ros en écoutant les notes de claviers parcourant un titre tel que "Hyenas" ou Oceansize en se laissant porter par les crescendo de guitares incroyablement maîtrisés, sans pour autant capter tout ce qui fait la classe des Suédois. On va rester à court de superlatifs pour parler de la musique que délivre Khoma sur cet album, mais il nous sera difficile d'ignorer que le groupe accouche là d'un authentique chef-d'oeuvre... Une intensité dramatique absolument hallucinante, une section rythmique terrienne pendant que les guitares et le chant s'envolent vers des hauteurs que l'on pensaient pourtant inaccessibles. Autant dans la sensibilité et la fragilité de leurs mélodies, que dans le tulmulte de leurs instrumentations, des morceaux tels que "Through walls", "Like coming home" ou un "Asleep" magnifique d'épure réfléchie, sont des monuments émotionnels d'une étonnante pureté. Leurs compatriotes de Lingua et leur, pourtant excellent, The smell of a life that could have been avaient pourtant mis la barre assez haut, sans doute pas assez vu la facilité avec laquelle Khoma élève encore le niveau. Ses compositions transportent l'auditeur vers des contrées insoupçonnées, l'envoûtant à la manière d'un Sigur Ros (mais avec plus de décibels), pour ne jamais le laisser s'échapper ("Medea")... En étant exigeant, on pourra reprocher à Khoma de ne pas laisser apparaître dans ses morceuax, au moins en filigrane, le sous-texte politique apparu sur leur site internet, mais pour le reste... difficile de trouver à redire. Autant dans sa douceur que dans sa puissance, The second wave est de ces albums qui pourraient bien marquer la décennie du rock ou du métal (voire des deux...), parce qu'un chef-d'oeuvre de cette trempe, c'est exceptionnellement rare...
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Aurelio
Juillet 2006