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Ancien bassiste des Fatals Picards, de Démago et Jesus Volt, Jonathan Bénisty sait aussi exposer ses talents de chanteur, compositeur et d'auteur. Depuis 2 ans, il développe son projet solo, tout d'abord en offrant ses morceaux sur scène à l'aide de quelques dizaines de concerts, puis en montant un premier album, autoproduit. Dans la foulée, Jonathan rencontre Steve Prestage, ce qui permettra de lui confier l'enregistrement et le mixage de l'objet, intitulé Abdominal. Ce premier album, actuellement disponible en téléchargement légal, devrait débarquer sur un support physique (CD) début 2008. En parallèle, le garçon aura eu le temps d'être lauréat du Défi Jeune et du Paris Jeune Talents Scène ainsi que de contribuer à la compilation Peace & lobe.

Interview : Jonathan Bénisty, Intervi OU : Bénisty (juin 2015)

Jonathan Bénisty / Chronique LP > Pénélope circus

Bénisty - Pénélope circus Jonathan Bénisty est un touche à tout qui depuis quelques années nous fait découvrir son univers par sa musique et des vidéos très graphiques. Pénélope circus est son troisième album après Abdominal en 2007 et Les variations de l'éther en 2009 (celui-là nous a échappé). S'il joue avec facilité de la basse, de la guitare ou du piano et a un joli brin de voix, il s'entoure de quelques amis quand il s'agit d'enregistrer dont notamment Laurian (différents claviers et glockenspiel), Richard (guitare, déjà connu pour ses participations dans d'autres groupes dont Stereozor), Thecle (violoncelle) ou Jimmy (batterie) pour ne citer qu'eux sur ce troisième opus.

Avant de parler de la richesse des compositions, il me faut m'attarder sur le superbe artwork qui montre la collusion de deux mondes, où comment se promener en barque sur le toit d'une usine dans un réservoir d'eau aussi inquiétant que celui de Dark water. C'est un très beau travail sur l'image qui en plus ouvre une réflexion sur nos sociétés. La dualité entre le champêtre, la nature d'un côté et le prix du changement de notre mode de vie de l'autre est un thème cher à Jonathan Bénisty qui se force à croire que tout n'est pas si mal même si l'avenir semble sans issue.

Musicalement, Pénélope circus m'emmène dans tout un tas d'endroits chaleureux que j'apprécie particulièrement, le travail sur les ambiances sur les traces d'Archive ("No way out"), certaines mélodies pop du côté d'une référence vénérée qu'est Pink Floyd ("Tout n'est pas si mal"), les orchestrations à cordes vers un Ez3kiel qui croiserait la poésie d'Arman Méliès ("Pour une flamme") voire nous font carrément remonter le temps avec des emprunts assumés à Beethoven ("Il y aura la tempête"). Et si on peut penser à plein d'influences, quand le bassiste de formation se lance dans un magnifique titre instrumental d'une dizaine de minutes ("The ballad of the inner seas"), ça ne ressemble pas à du post-rock ou à ce qu'on a l'habitude d'entendre en instrumental. Sur la majorité des titres, on bénéficie de textes en français (ou parfois en anglais) avec des mélodies plutôt pop, mêmes si de nombreuses guitares distordues donnent un goût très rock à l'ensemble, les rythmes et les tonalités sont encore très variés ce qui fait qu'au final, on ne s'ennuie pas un instant durant la petite heure de Pénélope circus. Tu l'auras compris, cet album est une grande réussite et on te le recommande chaudement.

Jonathan Bénisty / Chronique LP > Abdominal


Jonathan Bénisty - Abdominal "En équilibre" tel le piano chancelant de l'intro de ce premier titre, à la "Dérive" entre chanson et rock plus franc, comme l'indique sa pochette, Jonathan Bénisty, à l'instar de La Blanche, montre différentes facettes d'un même visage tout le long de Abdominal, son premier album.
Les plus grincheux pourront toujours se résigner à constater que l'auteur/compositeur/interprète, entouré de ses musiciens, se la joue facile, traçant un chemin que l'on croit déjà avoir pris mille fois. Ou, de façon contradictoire, que Jonathan Bénisty ne sait vraiment choisir son camp. Mais ce serait ignorer la finesse des arrangements ("Dérive"), les guitares hurlantes de "En équilibre", l'impact des textes ("Visage", "Les mots") ou la douce rugosité du violoncelle ("Aveugle et sourd"). Sans pour autant se disperser mais malgré tout de même quelques faiblesses, l'ex-bassiste touche à diverses constructions et parvient à conserver une certaine continuité à mesure que défilent les titres. Il apprivoise aussi bien la tension du rock ("Absence"), le fait se chevaucher avec de la chanson ("Visage", "Les mots") ou s'engage sur une voie acoustique ("Dérive") et s'éclipse sur la pointe des pieds à l'aide du triptyque final "Des sorts" / "Sors" / "Dors" (bien que "Sors" soit doté d'une remarquable volée de nerfs).
Il est seulement dommage que Jonathan se soit égaré avec la langue de Shakespeare le temps d'un titre ("My fault"), pour un résultat pas tellement convainquant et n'ai pas su donner plus de corps à "Camisole" ou à quelques autres passages.
Terminer sur une note négative ne serait pas révélateur du travail fourni par Jonathan Bénisty. Car Abdominal est un album accompli, varié, très propre et qui se doit de recevoir son lot d'auditeurs, pour le moment via le web, en attendant une hypothétique mise en bacs...