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15/04/08 John VDS en écoute... :
Emerald City, le dernier album en date de John Vanderslice (sorti chez Barsuk Records, le label de Nada Surf et Death Cab for Cutie), est en écoute intégrale(...)
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John Vanderslice

Biographie > John VDS

A la fin de l'aventure MK Ultra (pop expérimentale) en 1999, l'américain John Vanderslice (chant-guitare) décide de poursuivre sa voix en solo. Taquin de nature, il débute en 2000 avec une chanson intitulée "Bill Gates must die" qu'il envoie à la multinationale Microsoft. Elevé au son de Led Zeppelin, The Kinks et Creedence Clearwater Revival, il commence, cependant, la musique par le piano. Compositeur acharné (folk, indie rock.), il met en boite pas moins de 6 albums (+ un live) en 7 ans. Possédant son propre studio situé à San Francisco, le "Tiny Telephone" (où sont passés Beulah, Death Cab For Cutie, Okkervil River et Spoon), John Vanderslice est également producteur (Spoon, The Mountain Goats). A noter qu'en plus de tourner pas mal dans le monde (Japon, Europe et bien sûr les Etats-Unis), l'homme est également un "touche à tout" qui pratique assidûment la photographie, sa passion extra-musicale.
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Ted
Avril 2008

John Vanderslice / Chronique LP > Emerald City

john_vanderslice_emerald_city.jpg L'histoire d'Emerald City débute avec un problème familier : comment faire venir sa petite amie étrangère aux Etats-Unis ? John Vanderslice s'est, en effet, nourri de cette frustration pour composer son sixième album. Emerald City, pour ceux d'entre vous qui ne le savent pas, c'est aussi la "zone verte", le QG des GI's à Bagdad, une sorte de ville américaine en miniature avec bars, fast-food, pu... à volonté, etc. et qui leur fait un peu oublier le quotidien de la guerre. Un très beau parallèle en somme. La "zone verte" de ce californien est sa liberté de composer de la musique, de chanter son hostilité au gouvernement américain ou de faire partager ses mélodies sur les scènes du monde. La colère et le mal-être de John Vanderslice ne se diffuse pas dans les gros riffs massifs et les hurlements divers mais bien dans les paroles. Comme il le dit si bien dans une interview "I was so depleted as a person after all that stuff happened, that I had to write my way out of it. I really had to write political songs because for me it is a way of making sense and processing what is going on...", ce floridien de naissance, est encore touché par les attentats du 11 septembre et leurs suites. Sujet principal dans Pixel revolt (son précèdent opus), cette obsession se retrouve dans « "Kookabura" - From dusk to dawn and dawn to dusk, the sky will fill with vaporized dust, raining. - ou "Tablespoon of codeine". Il aborde également les problèmes familiaux dans "White Dove" ou la paranoïa due à la répression avec "The Parade". De facto, ceci n'est pas très joyeux. Et la musique dans tout ça ? Et bien, John Vanderslice a incontestablement un don certaéin pour pondre de superbes chansons matinées de folk et d'indie rock. Parmi les influences, on soulignera entre autres l'indétrônable Bob Dylan, ses anciens compagnons du label Barsuk Records, Death Cab For Cutie ou bien Pedro The Lion. Le californien ne se sépare quasiment jamais de sa guitare folk (souvent capodastrée à la troisième fret) et est bien sûr accompagné de ses musiciens. Le point faible de taille (mais voulu) de ce 9 titres se situe au niveau de la production et plus précisément de la saturation de la guitare folk sur certaines chansons ("Time to go", "White dove") qui rend l'écoute quasiment insupportable (surtout pour les puristes du son). Insupportable est aussi l'attente du règlement de visa de la petite copine française, évoquée dans "Central booking". Sur ce, chers lecteurs, gardez la pêche !
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Ted
Avril 2008