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Biographie > Jenny dans une cage

Entre clin d'oeil à Jenny Lind, cantatrice en tournée avec un cirque et à une autre demoiselle prisonnière (Alice In Chains), Manu (bassiste) et Pascal (guitariste) décident de nommer leur groupe Jenny In Cage en 2006, ils sont vite rejoints par David (batteur) et un chanteur qui les abandonnera avant de jouer au Trabendo, Frank (ex-Backstab) prend le micro au vol en mars 2008. Après une démo pour se rôder en studio et d'autres concerts, Jenny In Cage enregistrent les 15 titres de Solid liquid ether, les fait mixer par Fred (ex-Watcha, Empyr), masteriser par J.P. Bouquet (Masnada, X-Vision, Monsieur Z, Nedgeva, Le Noyau Dur, Twage, The Arrs...) et les livrent fin 2008.

Jenny In Cage / Chronique LP > The perfect side of nonsense

Jenny In Cage - The perfect side of nonsense En 2009 les Jenny In Cage délivraient une grosse dose de rock alternatif avec Solid liquid ether et déjà bien présents sur scène, on s'attendait à les voir grandir rapidement. Mais en 2010, leur chanteur Frank quittait l'aventure et aujourd'hui, on peut recommencer la biographie du combo car seul Pascal est rescapé de la formation d'origine. En 2011, Julien (chant) et Thomas (basse) prenaient place alors que Kevin (batteur) n'est arrivé que bien plus tard, José ayant joué quelque temps dans le groupe sans enregistrer avec lui. Bref, c'est un groupe à 75% différent qui se présente à nos oreilles avec The perfect side of nonsense. Encore enregistré chez Fred Duquesne (Bukowski, Mass hysteria, Watcha...), Jenny In Cage a conservé le soin du travail bien fait et présenté avec classe, l'artwork, le digipak et le graphisme en général sont dignes des plus grosses productions anglo-saxonnes.

A l'origine du projet, Pascal, le guitariste, a su gardé la ligne directrice en terme d'influence et de motivation : faire un rock qui va autant chercher à s'adoucir qu'à durcir son propos. La tonalité rock touche à tout fait toujours son petit effet et même si Julien sait se servir de sa voix, je préfère celle plus pure de Frank et c'est donc, pour moi, un Jenny In Cage moins accrocheur qui arrive dans mes oreilles. Il faut dire que sur certains passages ("Shade of memories"), Julien la joue un peu pleurnicheur à la Muse et vue mon allergie de type Bellamite aiguë, c'est pas ce qui me fera m'extasier... Ce parti pris de parfois déranger avec un chant "à part" et qui colle à des guitares nerveuses ("Just a toy boy") est assumé, la prise de risque est plus importante que par le passé, ça ne plaira pas à tout le monde mais ça permet de singulariser le combo. D'autant plus qu'il est capable de parties plus vénères bien envoyées ("God(s)", "One more day on Earth") qui ont de quoi rallier du monde et donnent des gages quant à la capacité de faire chauffer une salle. Quelques titres "intermédiaires" dans l'engagement, les distorsions et le rythme sont également assez agréables et font de cet opus une suite qui tient la route.

Jenny In Cage / Chronique LP > Solid liquid ether

Jenny In Cage : Solid liquid ether Ce ne sont pas moins que 15 titres (et des vrais compos, pas d'intro, d'interlude ou de plages de transition) que nous proposent les Jenny In Cage pour se faire connaître. Autoproduits, ils n'ont pas lésiné sur la quantité et si ça a l'avantage de nous faire découvrir toutes les voix que peut prendre le groupe, ça a aussi le léger inconvénient de trouver certaines parties redondantes. Gros fan de Backstab, j'apprécie particulièrement la voix de Frank même si elle est ici dans un univers assez différent, il manie toujours aussi bien les tournures rock, métal, sait se faire envoûtant ou cassant, utilisant quelques effets rappelant les Deftones, se posant parfois pour donner plus de clarté à l'ensemble (sans toutefois atteindre la pureté d'A Perfect Circle ou de Chevelle comme on a pu le lire). A noter que Frank partage "Murders in the 70's" avec Audrey (Sheeduz) et que ses tell me why sont rafraîchissants.
Happé par le chant, j'ai réussi à m'en décoller pour écouter davantage les instruments qui jouent eux aussi sur plusieurs tons, de la balade pop ("Hesitate") au rock/métal burné (le "Underwater" très Around the furesque par moment), solides guitares saturées ou liquides partitions claires, on trouve aussi bien l'un que l'autre sur Solid liquid ether et même des morceaux calmes avec des grattes distordues ("Immediate sugar rush" héritier des Pixies ?). Jenny In Cage est également partagé entre une mélancolie résignée ("Memorabilia") et une énergie presque naïve qui me rappelle le Nada Surf des années 90 ("Acid money love guru "), et c'est là qu'il faut ressortir le qualificatif qui tue, Jenny In Cage fait du rock alternatif ! Un style qu'on ne croise pas si souvent dans l'hexagone et qui semble pourtant indémodable (ou alors, c'est la nostalgie qui parle ?).
Bien qu'autoproduits, les Jenny In Cage ont déjà assuré pas mal de gros concerts en région parisienne (Trabendo, La Boule Noire, Nouveau Casino...), avec ce Solid liquid ether sous le bras, le quatuor devrait élargir son rayon d'action live et se faire entendre correctement même quand ils ne sont pas là...