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Jellyfish
EP : Bunkers and cathedrals Label : Autoproduit Style : Art rock |
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Faisant suite à un Shout to no one déjà prometteur pour un premier essai discographique, Bunkers and cathedrals doit confirmer les attentes suscitées par son prédécesseur. A l'heure de poursuivre sa route, Jellyfish a décidé de reprendre les éléments qui faisaient la force du premier EP et de le dynamiser par une production finement soignée et un songwriting inventif. Un "Silent apocalypse" introductif et tortueux en forme d'hommage à peine déguisé au travail d'Oceansize, entre post-rock labyrinthique et noise abrasive, "la pieuvre" livre là un morceau exigeant, puissant et sans concession. Avec Jellyfish, plus de doute, soit on reste collé aux enceintes, soit on passe notre chemin sans regret. Une intro dantesque, des nappes de guitares hypnotiques, "Halfway", troisième titre de ce deuxième EP, se montre plus grandiloquent. Mélodies indie-rock tendues et déchirantes, guitares toujours sur la corde raide, la musique des clermontois évoque celle de Muse dans sa meilleure période mais ne peut s'empêcher d'en faire un peu trop.
Reverb exacerbé, un trait un peu trop forcé, hurlements déchirants, Jellyfish en fait des tonnes pour convaincre, sans pour autant y parvenir complètement. Entre-temps, "Poison" le précède et met son auditeur à genou en quelques secondes à peine. Le "single" de ce Bunkers and cathedrals, disponible dans sa version intégrale et dans une version "radio edit" étant donné qu'il a eu droit aux honneurs radiophoniques, montre le visage le plus efficace de Jellyfish. Des guitares incisives, des mélodies saturées à la violence désespérée toujours sur le fil du rasoir, un chant qui, une fois de plus, évoque celui d'Oceansize, le groupe développe son concept art-rock de manière paroxystique et nous met une belle claque derrière la nuque. Impressionnant. Bunker and cathedrals est l'écrin qui renferme des émotions brutes qui ne demande qu'à être ressenties. A ce titre, elles jaillissent dans les enceintes comme les éruptions de lave incandescentes d'un volcan en fusion. Car, des titres tels que l'excellent "My chaotic field" ou "Shout to no one" qui fait référence au titre du premier essai discographique du troupe, nous envoient leur violence sèche en pleine figure, sans pour autant que le groupe ne puisse être taxé de "hardcore". Toujours dans une veine "indie-rock", Jellyfish brise les conventions d'un genre pour les dépasser, se dépasser et créer une musique aussi dépressive que fulgurante. Salvateur...
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