Rock > Janet Adkins
Biographie > Janet Adkins
Dour est un lieu de rencontres, c'est en 2001 que je croise les Janet Adkins, ils "ouvrent" pour les Young Gods le jeudi, premier jour du festival, un premier jour très électronique cette année-là. Le groupe fait forte impression malgré une étiquette de "groupe local", ils démontrent qu'ils ont bien leur place à Dour. La formation est créée depuis 1992 et sa discographie CD avait débuté en 1996 avec le maxi Factory. En 1998, leur premier album paraît, c'est Simple man, de nombreux concerts vont le suivre. Et puis le groupe tombe dans l'apathie, se remet à composer et passe beaucoup de temps à paufiner ses nouveaux titres. Des nouveaux titres qui voient le jour en 2002 sur In a dream qui est sorti par Magnet Records.
Et derrière le nom Janet Adkins se cachent Flinch (noise maker), Atn (guitare), Jo (batterie), Greg (basse, clavier), Dave (saxophone), Olive (percussions) et Red (violon).
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Janet Adkins / Chronique LP > In a dream
In a dream, dans un rêve, un rêve que tente d'analyser les Janet Adkins et qu'il nous livre en plusieurs titres (qui portent tous des noms assez courts). Ce rêve est assez calme dans l'ensemble, les soubresauts de l'esprit nous apparaissent sous la forme de distorsions saturées à l'extrême et de passages psychédéliques ("You"). Puisque un bon oreiller est indispensable pour faire de beaux rêves (???), le rock (limite expérimental par moments) de Janet Adkins repose sur des bases rythmiques assez simples et de nombreux effets. Aux distorsions vocales et guitaristiques de "Spirit" et "Wound" succède "Slumber" et ses délires au sax, sa voix chaleureuse et son ambiance assez glauque sur quelques breaks, pour tout dire le titre met assez mal à l'aise ! L'interlude "In a dream", instrumental comme d'autres pièces ("Ory mental" ou "Cheese us" par exemple) lance un "Rose" mélancolique, attristant. "Nothing" n'est pas beaucoup plus enjoué, dans son sommeil paradoxal, la joie et la bonne humeur ne règnent pas. Les distos ne se calment vraiment que sur "Grenadine", le son clair de la guitare résonne au milieu d'un nouveau délire vocal, assez trippant comme effet... Alors qu'en live, le groupe semblait assez indus/ambient/planant, là, c'est vraiment très rock'n'roll, avec quelques plages psyké proches du More de Pink Floyd ("Blissfull") et des ambiances jazzy apportées par le saxophone ("Dave's movie theme"). Mais c'est au pays des songes de rocker que navigue In a dream, plutôt les seventies, même la pochette de l'album vient directement de ses années-là, celles du Velvet Underground... Durant 14 titres, Janet Adkins nous plonge dans son rêve, un rêve qu'on aimerait pas forcément faire mais qu'il est assez plaisant d'écouter si on veut s'ouvrir les oreiles à une musique peu conventionnelle.
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