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18/11/07 It's on myspace ! :
Bound for the shine, le nouvel album des barcelonais de It's not not est en écoute intégrale sur la page MySpace du groupe. L'album est disponible depuis(...)
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It's not not

Biographie > TSD + Standstill

Formé par des membres de Tokyo Sex Destruction et Standstill, deux des plus beaux fleurons du rock indé espagnol et accessoirement deux formations issues de l'écurie B-core, It's not not donne dans le punk rock qui dérouille et fait bien mal aux cheveux les lendemains de cuite. Après un premier effort intitulé Giving everything qui reçoit une bonne presse lors de sa sortie courant 2004, le combo remet le couvert en 2006 avec No time for jokes, sa deuxième offrande au punk ibère.
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Aurelio
Février 2006

It's not not / Chronique LP > No time for jokes

its_not_not_no_time_for_jokesObjectivement et subjectivement, il y a du bon et du moins bon chez It's not not, une certaine propension à surfer du côté d'une brit-pop qui a la hype facile depuis quelques mois (les Franz Ferdinand et autres Bloc Party en tête) et une fâcheuse tendance à céder à la facilité de la répétition sur certains titres. Évidemment, commencer par les points négatifs, permet souvent de donner plus de poids aux arguments qui sont en faveur du groupe. Une énergie contaminatrice, un esprit punk, un côté un peu foutraque, le tout au service d'un rock'n'roll parfois bordélique, mais souvent incisif et bien rentre-dedans ("Sailing the night", "Say more ! say more !", "The Midnight jewel"), le son It's not not, avec son petit côté psyché évoque forcément plus Tokyo Sex Destruction que Standstill. Quoique certains passages hurlés au chant, tendent sans aucun doute vers l'émo.
Quelques arrangements old-school ("Squashed bottoms, very busy"), des morceaux tous très court (souvent moins de 3 minutes), quelques interludes aussi abscons qu'inutiles, des rythmiques tendant vers l'épileptiques, emballez tout ça, pesez le, vous pouvez passer à la caisse, It's not not vous fera même le paquet cadeau. Problème, là où attendrait un rock rugueux, couillu et qui a tendance à later sévère, l'ensemble manque un peu de carburant pour aller jusqu'au bout de sa route. Le quartet barcelonais se contentant alors d'un rock punkisant très indie mais pas assez explosif alors même, paradoxe étonnant, que No time for jokes est produit par l'incontournable Santi Garcia (Nothink, Standstill). Un homme qui est un peu au rock ibère ce que Steve Albini peut être pour... le reste du monde (sic). Résultat des courses, No time for jokes est parfois un album recelant quelques pépites indie punk rock du plus bel effet, mais également d'autres fois un beau boxon auditif ("There are mirrors everywhere but I can't see myself"). Pas inoubliable mais suffisamment énergisant pour déguster ça une bière à la main.
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Aurelio
Février 2006