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Ipécacuana > Chronique EP / Ipecacuana
Enregistrée live dans le studio des Toxitoys, l'ambiance sonore de ipecacuana est toute particulière entre Bossa, Mariachi de cirque pour "Paix", au Ragga déluré de "Electrica ragga arena", ipecacuana allie les rythmes, les sonorités, les timbres de voix, pour un mélange, une saveur particulière. Intro hypnotique, échouant sur une basse latente, qui se métamorphose en chancelement éthylique, le chant chaloupé devient excité, s'enflamme, crache ses souhaits, mais pas comme Louise Attaque, grognements que ne renierait pas System Of A Down, l'atmosphère se densifie, se détend, la voix emplie le registre des possiblités, le groupe prend un train d'enfer. Batterie économe, basse scintillante, un écho ralenti, déphasage mirifique, le chant part sur son ton ragga, un peu méditérannéen, volubilité contrôlée, un synthé épice l'espace sonore avec douceur et inquiétude, -J'aime pas tellement quand tu mens-, le chant s'enfonce sur des limbes saturés, basse aux accords saturés, -A chaque fois c'est pareil-, passage feutré, un synthé qui mantient la pression, le chant affirmant sa présence, ses accents télluriques, le riff devient entêtant, la basse hypnotique, le son pénétrant, le tout bien secoué et éclectique, voir poétique.-My legs are broken-, début avec un léger hardcore saturé excessif, merveilleux, petite saveur sucré pour débuter et mettre dans l'ambiance d'une façon subtile, avant d'enchaîner sur un chant magnifique, mélodique, limite langoureux, saturé, le leitmotiv du morceau scandé avec rage et puissance, c'est brut, simple et efficace, un morceau qui touche au but, et en moins d'une minute. Arène électrique, intro limite électronique épuré au maximum, une basse indulgente qui s'écoule avec calme, s'insérant dans l'économie rythmique avec douceur, sans transition, aucune, presque brutal, ragga roots au possible, l'enchaînement est violent, la basse contrasté, et on rentre de plein fouet dans un refrain puissant, qui manque un peu de relief, mais qui se fait doubler avec beauté dans un ragga groovy, une basse rythmée, qui ondule, stridule, qui explore des contrée intéressante, étrange, sans oublié de rester puissance, ipecacuana enchaîne avec fracas, accélération légère, surréxcitée, la granulation s'accentue, la saturation aussi, la fin en crescendo est mémorable.
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