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Les plus initiés d'entre vous commencent à entendre parler d'Hundred Reasons il y a un peu plus d'un an, date ou le quintet de Surrey (Angleterre) commence à empiler les dates Outre-Manche. Les premières parties d'Incubus en juillet 2001, Muse en novembre puis Rivals Schools récemment dans les pattes, leur titre tubesque "If I could" commence à tourner en boucle sur MTV 2 au printemps 2002.
Ideas above our station, leur 1er album, arrive dans les bacs en mai après la sortie de 3 maxis. Aujourd'hui personne ne peut passer à côté de ce "phénomène" anglais, qui montre bien la richesse actuelle de la scène british (The Lostprophets, A, Thirst, Cortizone, Vex Red... ). Colin, Andy B, Larry, Paul et The Andy peuvent savourer leur popularité naissante, car à la vue de ce qu'ils ont pu construire en seulement deux ans (!) d'existence, on ne peut que leur souhaiter bonne chance et espérer qu'ils aillent encore plus haut, car ils en sont capables...

Hundred Reasons / Chronique LP > Kill your own

Hundrer Reasons : Kill your own Oubliez, les pop-songs "tendances" des Bloc Party, Hard-Fi et autres The Rakes, en plein "revival" rock, Hundred Reasons débarque dans la place, avec sous le bras, un nouvel opus efficacement baptisé Kill your own. Autant dire que ça annonce la couleur et pour l'occasion, du gros son. Enfin presque... Du rock, du vrai, avec des couilles (sic) et de la sueur, une énergie punk et un son new-power-rock qui en met dans les tympans, "Broken hands" ouvre les hostilités et se révèle clairement là pour baffer. Et ça marche... Problème, la suite se révèlera parfois un peu calibrée pour en plaire aux programmateurs radio, les anglais la jouant parfois "petits-bras". Enfin presque... (deuxième), puisque le combo anglais a eu l'intelligence de ne pas céder au "tout formaté" et à l'hyme radiophonique insipide façon Franz Ferdinand. Homogènéité et puissance des guitares permettent ainsi à Kill your own de se distinguer, des titres tels "Live fast, die ugly", "A better way?" et leurs accents emo-punk destroy, se chargeant du reste : exécuter la sentence.
Toujours, à être sur le fil du rasoir, Hundred Reasons passe ainsi d'un titre catchy, primaire et agressif façon Lostprophets ('The perfect gift'), à un autre plus personnel "Breathe again", intimiste et du même coup intéressant. C'est dangereux et osé, ça passe ou ça casse, mais ici, ça passe... et plutôt bien. Dans le genre, Hundred Reasons, n'est pas là pour faire semblant et lâche riffs solides et mélodies accrocheuses de manière à convaincre l'auditeur le plus récalcitrant et exigeant. Mission relativement bien remplie. Suffisamment massif pour attirer le coup d'oeil (et l'oreille) de l'amateur d'émo et de metal, assez mélodieux et atmosphérique pour attiser l'auditeur avide de nouvelles découvertes de calibre fort honorable; et bien assez punk-rock FM pour rameuter tout le reste, Kill your own est un album efficace, toujours sur le fil du rasoir, autre l'authenticité d'un rock rageur personnel et la facilité des compos "easy-listening" commerciales. Résultat des courses, une déferlante de guitares, un niveau de décibels largement à la hauteur des espérances, deux ou trois singles entêtants, de l'énergie à revendre et quelques mélodies un peu plus sombres et intimistes, qu'importe si l'ensemble manque parfois d'originalité, ce que les Hundred Reasons font, ils le font plutôt bien. En clair, un disquement sacrément bien troussé, un sens du riff qui claque, du refrain qui tue, du travail foutrement bien fait.

Hundred Reasons / Chronique LP > Ideas above our station

Hundred Reasons : Ideas above our station L'écoute de l'album commence par un "I'll find you" qui met tout le monde d'accord et qui donne le ton de l'album. On a le droit à un très bon mix d'emo-rock, de post-hardcore et de néo-metal (à prendre dans le sens littéral du terme, "nouveau" metal). Des mélodies imparables, de l'énergie à revendre qui n'est pas sans rappeler At The Drive-In (la voix y est pour beaucoup), Texas Is Reason, Far ou Thursday plus récemment. Le son est bien brut, et malgré un grand nom aux manettes (Dave Sardy, qui a officié pour Red Hot Chili Peppers, Far ou Helmet entre autres) la production est à cent lieux des clichés actuels : pas d'artifices, que du tranchant, du vif, bref, du bon ! Les titres s'enchaînent à merveille durant ces 38'54'' qui ne paraissent ni trop longues ni trop courtes, juste ce qu'il faut... On passe de morceaux bien énervés comme "What thought did" ou "Gone too far" à l'accalmie bourrée d'émotion "Falter" comme aux finalement toujours aussi tubesques "If I Could" et "Silver"... La qualité de composition chez les 100 Raisons (tiens en français ça sonne bien aussi) n'est pas une notion en perdition comme chez beaucoup d'autres groupes actuels. Doubles guitares vivantes, voix lead et backing se mettant tour à tour en valeur, refrains imparables tombants à point nommé... Certes, le quintet ne révolutionne pas le monde de la musique (l'ombre d'un Fugazi plâne aussi sur des titres comme "Ontario" ou "Dissolve") mais il y apporte sa petite touche qui ne manquera pas de s'agrandir dans un futur proche. Avec Ideas above our station, Hundred Reasons impose le respect, prouve une fois de plus que les groupes européens n'ont rien à envier aux groupe d' Outre-Atlantique et surtout nous apporte une bonne bouffée d'air frais à un moment où on en a bien besoin !