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Hopper > Chronique LP / A Tea with D.
Hopper achève l'enregistrement de son premier vrai album en septembre 2003 au studio Black Box, sous les manettes de Peter Deimel (Chokebore, Deus, les Thugs). 10 titres abrasifs qui vibrent à fleur de peau, accompagnant leurs mélodies sulfureuses par des passages satinés au papier de verre.
Entre "Colours" et "Calculating Infinity" qui attireront l'attention des fans de Munshy, ou un "More for more" qui va chercher du côté d'un Fony féminin, ou encore quelques percées vers une PJ Harvey, Hopper surfe sur l'ensemble de ce paysage musical rock, celui dont les racines remontent loin dans la conscience et plongent leurs ramifications sur un terreau particulièrement riche comme sur "The last Sin", intense, émotif et lointain, sombre et mystique, qui se visse aux tripes, s'y fixe et s'y larmoit.
Guitares qui craquelent, cris matéralisés par des tremolos hurlants, basse lointaine, mais qui maintient l'équilibre loin d'être précaire, l'impression de déjà-vue se trouble, s'efface sur "The last Sin", pour exploser sur "A Tea with D.", atmosphérique, vaporeux, synthétique du style de Hopper, planant dans le calme avant de subir une période de turbulences particulièrement sublime, ou la basse grimpe des sommets enneigées et ou les guitares papillonent sur 7 minutes de bonheur.
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