Hooka Hey - Little things Hooka Hey, c'est l'histoire d'un groupe un peu passé inaperçu avec son premier album et qui met le couvert avec un EP trois titres à visée, essentiellement promotionnelle. Trois petits morceaux bien différents histoire de dévoiler toutes les facettes de la musique du groupe et quelques douze minutes pour convaincre, les parisiens valident d'entée de jeu leur démarche avec le premier morceau de cet effort. "Hush me", c'est comment dire ? Un single évident, un tube en puissance et même beaucoup plus que ça. Une vraie petite bombe à fragmentation heavy blues aux accents rock hi energy et au groove incandescent assaisonné d'un gimmick de guitare qui tourne en boucle et de quelques petites friandises bien acidulées pour compléter la panoplie, Hooka Hey a tout compris et ne s'est pas privé pour le faire savoir.

Fatalement, après un tel coup de Trafalgar, difficile de passer derrière et c'est pourtant à l'éponyme "Little things" que revient cette tâche ô combien délicate de convaincre en étant quasiment sacrifié sur l'autel de l'imparable single inaugural qu'est "Hush me". Dur oui et alors ? Le groupe a une semi-parade, à savoir qu'il change radicalement de registre en livrant une ballade folk/americana rock qui balade son feeling décontracté et une bien jolie mélodie typiquement anglo-saxonne sur des quelques lignes instrumentales furieusement décomplexées. Pas littéralement transcendant ok, mais bien assez ficelé pour faire comprendre que tube ou pas, les frenchies sont passés à autre chose à l'heure de livrer la deuxième piste de l'EP. Et du reste de poursuivre dans cette même voie, à savoir celle du changement d'angle d'attaque à chaque nouveau titre, en témoigne le troisième et dernier morceau de Little things.

Retour aux guitares qui saturent les amplis et à l'envie d'en découdre qui fait pulser les enceintes jusqu'à plus soif : Hooka Hey envoie la sauce et sonne comme un mix furieusement cool entre les Black Rebel Motorcycle Club et les Eagles of Death Metal (plein d'autres trucs aussi mais la flemme de tout citer, puis on n'est pas là pour ça). Diablement efficace et foutrement punky, "Big mama" est une deuxième claque des parisiens en mode électrique, accessoirement la confirmation (en l'état) qu'ils sont quand même bien plus à l'aise dans ce registre et qu'ils peuvent désormais servir un album long-format sur un plateau. Pour le reste, rien à redire : ils sont prêts.