Hippie diktat Après le Louis Minus XVI et le Toys'R'Noise, Becoq Records continue de sortir des disques à la singularité évidente avec le Black peplum d'Hippie Diktat. Pas de chemises à fleurs ni de musiciens influencés par le Grateful Dead ici, il s'agit plutôt d'une jolie confrontation entre un saxophone baryton, une guitare et une batterie avec pour résultat un disque passionnant de noise-rock aux inclinaisons free-jazz.

Black peplum commence sur le titre "Black peplum", une première piste hypnotisante aux atmosphères volatiles : ça commence très calmement et de manière saccadée pour aboutir à une baston tranchante où le saxophone domine les débats et les dynamitent même. En 5 titres, les Hippie Diktat déballent leurs atouts, prennent le temps de convaincre l'auditeur et n'ennuient jamais en proposant un tout musical sans concession sur des pistes très étirées pouvant flirter avec les 10 minutes. Et en 10 minutes, on te laisse imaginer les tonalités abordées, les variations d'ambiances et le fort potentiel grisant qui en découle. Très classe.