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Hellectrokuters / Chronique LP > Round two

Hellectrokuters - Round two La fin de l'aventure Watcha a sonné l'heure du retour aux sources pour son chanteur, grand fan du hard rock des années 80', Butcho s'est fait plaisir en multipliant les combos (Pleasure Addiction, Rednekk Rampage, Devil's Soul, Showtime...) qui honorent cette époque sous différentes formes. Pour Hellectrokuters, c'est au bout de la branche AC/DC de l'arbre métal qu'il faut se percher pour profiter du spectacle. Riffs rapides, rythmiques à l'avenant, chant qui donne parfois dans le heavy mais ne perd jamais son groove (dans ce domaine, la basse n'est pas en reste) et sait varier les plaisirs (l'excellent "Money power self control") pour éviter que le groupe ne tombe dans la caricature ou le simple "clone de". C'est donc tout un pan de la culture hard rock qui inspire les Hellectrokuters. Les changements de tempo (le plus lent et lourd "Rock'n'roll rebel" ou le "Whatever I say" plus proche d'Aerosmith), les éclairs de guitare (oui, le solo qui déboule après le deuxième refrain est quasi une obligation) et les mélodies puissantes offrent un large éventail de possibilités pour différencier les morceaux, les colorer et éviter que l'ensemble ne ronronne un peu trop. Je ne suis pas un grand fan de hard rock mais je me suis laissé embarquer par ce Round two parce qu'au delà du style, c'est avant tout de bonnes compos.

Hellectrokuters / Chronique LP > Rock'n'roll Beggars

Rock n roll beggars Que les choses soient claires en début de chronique, histoire de mettre les points sur les "i", je crois avoir trouvé le disque idéal après une bonne journée stressante, alors qu'il caille dehors et que le temps est moche (en gros, comme aujourd'hui). Le skeud qu'on s'empresse d'enfourner dans sa platine pour de se défouler un bon coup et oublier ses petits tracas quotidiens. Cette galette, c'est Rock 'n' Roll beggars des Hellectrokuters. Au programme ? du rock 'n' roll brut de décoffrage, dans la grande tradition de Rose Tatoo, AC/DC, et plus proche de notre espace spatio-temporel, Nashville Pussy et Airbourne.

Ok, vous avez capté le topo, on ne blaguotte pas avec le rock. Ici, ça transpire la grande tradition des riffs acérés, des rythmiques toutes droites et des voices hargneuses. Alors bien sûr, et histoire de clôturer ce chapitre, les quatre de Hellectrokuters n'ont pas inventé le fil à couper le beurre, mais qu'importe quand on envoie des brûlots de ce genre pendant quarante minutes ! Les guitares sont tout simplement parfaites (quelques références au heavy metal parsèment ci et là quelques solis), les morceaux parfaitement calibrés et c'est d'une efficacité hallucinante. Ajoutez à tout ce merdier une production impeccable (merci Francis Caste) et vous obtiendrez un disque d'une excellente tenue. Le chant assuré par l'ami Butch, aka Bob chez les Watcha est parfaitement adapté à la situation, et j'en viens presque à m'étonner pourquoi le gazier n'a pas envoyé depuis le début de sa carrière dans des bands de rock plutôt que d'assurer (avec talent bien sûr) dans le microcosme néo métal français des années 2000.

Vous l'aurez compris, Hellectrokuters maîtrise son sujet sur le bout des médiators et s'adresse aux fans de rock sans chichi, aux hommes et aux femmes de bon goût, bref, à tous ceux qui ont compris. Il va de soit que si AC/DC vous file des boutons, pas la peine de rejoindre la meute. Pour les autres, ne passez pas à côté de ce groupe français (si si !!!) qui n'a franchement rien à envier de tous ces groupes anglo-saxons qui prêchent aux convertis et aux autres la bonne parole du rock 'n' roll. Une bonne surprise à ne pas sous-estimer, même si l'originalité n'est pas la qualité première de ce disque. Difficile de faire plus clair. Ok ?