rock Rock > Hellbats

Biographie > chauve-souris infernales

La base des Hellbats est formée par Elie Bats au chant et à la guitare et Tom Toxic à la batterie. Ils montent le groupe en 1998 à Montbeliard et en quelques années vont enregistrer une démo (Fast 'n' heavy) participer à de nombreuses compils, donner prés de 200 concerts (avec Nashville Pussy, Supersuckers, The Meteors, Parabellum, UMFM, The Elektrocution, ...) et faire évoluer le line-up jusqu'à trouver Nico pour s'occuper des lignes de (contre)basse. La participation aux Eurocks 2006 aurait du être le point culminant d'une année de travail qui avait vu la sortie de leur premier Long Play Dark 'n' mighty en mars 2005 mais le destin a foutu la merde. "Une rencontre fortuite, sur fond d'alcoolisation, qui a mal tourné" (selon la justice) laisse Nico sur le carreau, une balle de 22 dans la tête. Forcément sonné, le combo décide de ne pas rendre les armes et de continuer à faire du gros rock, quitte à jouer plus fort pour qu'on les entende de là-haut. Nasty Samy (ex-Second Rate, ex-Lost Cowboy Heroes, the Black Zombie Procession...) prend la basse et relance la machine en août 2006. Enregistré aux Forces Motrices de Genêve par David Weber (Young Gods, Nostromo, Knut, Tantrum...) puis masterisé au Greenwood Studio de Bâle par Glenn Miller (Pantera entre autres !), Unleashed 'n' alive déboule début 2007 chez Kicking Records.

Hellbats / Chronique LP > One minute suicide

Hellbats - One minute suicide "Raw, wild 'n' mighty". Le flyer concocté pour l'occasion de la sortie du nouvel album des Hellbats était aussi alléchant qu'ambitieux. J'ai pas vraiment l'habitude de me fier à un fly, mais sur ce coup là, on peut dire que j'y suis allé les yeux fermés. Et j'ai bien fait ! Je ne me suis jamais vraiment intéressé à ce groupe, sans aucune raison apparente, allez savoir pourquoi, c'est comme ça ! Si bien que One Minute suicide est une excellente entrée en matière. Faut dire que Hellbats compile pas mal de critères qui font un bon groupe de rock 'n' roll à mes yeux. High energy, riff lourds et entraînants, refrains imparables, batterie à bloc, guitares tranchantes et déboulonnantes. A première vue (ou plutôt à première écoute), un excellent condensé de Motörhead, Nashville Pussy et The Hellacopters ! Diantre, quel programme, n'est ce pas ? Faut dire que le son est plus que massif et la production de Francis Caste (Kickback,...) est tonitruante, ce qui n'arrange rien. Au fur et à mesure que l'on avance dans l'écoute de ce disque, le rythme se veut de plus en plus lourd ("Kiss the viper", One minute suicide") pour atteindre son apogée avec "Frogs". Hellbats alterne des morceaux heavy rock (Nasty Samy et the Black Zombie Procession ne cracheraient pas sur "Captain of my ship") et des brûlots punk rock old school/new school incandescents à l'extrême ("Out of this hell"), en passant par des ambiances plus pesantes et malsaines que jamais ("Solitary", "State of Grace"). Le tout avec un talent et une facilité déconcertante. La voice de EliBats est bien rugueuse et colle parfaitement avec le(s) style(s) développé(s) par le trio de l'enfer. Et même si je préfère largement les parties plus rapides, plus punk 'n roll et plus wild, One Minute suicide est un disque d'une grande qualité sonore et artistique. Hellbats a pris son temps pour cajoler son nouveau disque et le rendre aussi répugnant et poisseux que possible. Et c'est réussi ! Ces chauves-souris de l'enfer du haut doubs sont remontées à bloc et n'ont pas fini de vous remuer les tripes...pour la bonne cause, celle du rock 'n' roll !!!

Hellbats / Chronique LP > Unleashed 'n' alive

hellbats : unleashed n alive Malgré la tragédie, les Hellbats sont de retour et n'ont pas perdu leur sens de l'humour et leur envie d'en découdre avec l'enfer, ce n'est pas l'artwork et le titre choisi pour cet album qui viendront me contredire : Unleashed 'n' alive sonne avant la première note comme un pied de nez au destin et un gros coup de pied au cul à ceux qui ne voudraient plus avancer. En cela, la recrue Nasty Samy en connaît un rayon et s'est fondu dans le trio assez rapidement pour décolorer son passif sur celui du duo historique.
Production lourde et soignée sans perdre de rugosité (Weber et Miller ne nous ont pas habitué à autre chose...), la batterie ne donne pas dans le clinquant, la basse trace la route avec classe, les riffs peuvent s'enchaîner avec précision, le chant très accrocheur nous agrippe... c'est parti pour 11 titres et presque 40 minutes de rock'n'roll pur et dur. Pur et dur mais pas aussi basique que les révisions de gammes et les accords matraqués pour accélérer la sudation, en témoignent les nombreux titres où de petites idées viennent égayer des textes assez sombres, parmi ces morceaux, j'ai un petit faible pour "Paralyzed", "Black mamba, the king cobra" (un des deux titres écrit par Nasty Samy, l'autre étant un instrumental intitulé "Druid hill sanatarium", c'est que le gaillard a des tonnes de bonnes compos en réserve...) ou "Unleashed 'n' alive" (dont les paroles sont assez anodines finalement). Les Hellbats donnent aussi dans l'hymne avec "Heavy rockers II" (qui fait suite au "Heavy rockers" de Dark 'n' mighty) : We're born heavy rockers and we will die in Hell, born psycho rockers and we will never surrender. Le trio se permet un autre retour vers le futur avec "Lost indians (revisited)" qui bénéficie ici d'une intro massive au tempo lent (donc assez différente de la version très punk de Dark 'n' mighty). Les Hellbats n'ont pas de limite et s'éclatent tout au long de Unleashed 'n' alive, nous aussi, vivement qu'on les croise en live !
Au passage, notons l'entrée fracassante de Kicking Records au rayon des micro-labels indé couillus qui ont bon goût (the Black Zombie Procession, Flying Donuts). Keep on rockin' !