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Biographie > Hateful Monday

On se sait pas exactement quand est né Hateful Monday. 1998, 1999. Peu importe. Toujours est il que dans la campagne Genevoise, Reverend Seb et Igor Gonzola découvrent le punk rock et se lancent dans la grande aventure. Ils rameutent les troupes et commencent à écumer les scènes suisses. C'est en 2000 que sort "Do you have the same but in pants", premier Ep sorti à quelques exemplaires et aujourd'hui introuvable. Un deuxième Ep sort dans la foulée, "Don't ask questions" et Gr3g rejoint le groupe en tant que guitariste. Un nouvel album sort en 2004, Take a breath. Changement de bassiste et le groupe commence à se développer en multipliant les concerts, interviews et autres passages radio. Ils partagent la scène avec, excusez du peu, Bad Religion, Dolly, Hot Water Music.... Un nouvel album est enregistré chez Serge Morattel début 2006,

The last march of the ignorants et sort chez GPS Prod. 2008 sonne avec le retour discographique du groupe et Half a world away, sortant conjointement chez GPS Prod et Kicking Records.

Hateful Monday / Chronique LP > It must be somewhere

Hateful Monday - It Must Be Somewhere Pas loin de cinq ans séparent le très bon Half a world away et cette nouvelle bombe punk rock qu'est It must be somewhere. Mais à l'écoute de la nouvelle prod du quatuor suisse, on se dit que ça valait le coup d'attendre. Septième album des helvétiques sorti chez GPS Prod et l'indéboulonnable label français Kicking Records, It must be somewhere a décidément tout pour plaire !

En 28 minutes et 13 titres au compteur, Hateful Monday remet les pendules suisses à l'heure. Je sais, elle était facile, mais ce n'est que la vérité : que les mécréants les pensant morts et enterrés, et les autres ignorants n'ayant pas trace de leur discographie dans leur discothèque peuvent rattraper le coup et jeter une oreille plus qu'attentive sur le nouveau missile punk rock du quatuor. Et ils comprendront vite que l'amour que porte Hateful Monday pour le punk rock rapide et exécuté à la perfection si cher à Bad Religion ou No Fun At All. Preuve en est avec "It's a sad world after all", "Flavor of the weak" ou "To change and succeed" à la vitesse folle et aux refrains imparables. Le groupe fait jouer son expérience pour servir un punk rock inspiré et instructif à la production impeccable. Hateful Monday joue vite et fort, mais sait également jouer varier les ambiances en proposant des titres férérateurs ("PhD in punk" avec ce riff de gratte monstrueux et ces voix hallucinantes, ou "Backlash" ultra rock 'n' roll). Et même si l'ensemble de la galette lorgne du coté de morceaux coup de poing aux textes noirs, Hateful Monday s'autorise toutefois une respiration avec le groovy et néanmoins excellent "Superficialistic" dans une veine Offspringienne. Preuve en est que le groupe est à l'aise dans le punk rock, le hardcore mélo et tout ce qui s'en suit.

Terriblement efficace, It must be somewhere, de part sa prod et ses morceaux quasi parfaits, est plus qu'une bonne bonne galette. C'est un album abouti, véritable hommage aux premières amours de Hateful Monday qui, paradoxalement, est reconnaissable dès les trois premiers accords, bien aidé il est vrai par l'excellent boulot au niveau des voix (j'insiste sur ce point car ce n'est pas vraiment le genre de voix auxquelles j'accroche en général). Les gars ont de la bouteille et n'ont plus rien à prouver. Après Cooper il y a quelques mois et avant Flying Donuts dans quelques semaines, il est rassurant de constater que le punk rock est toujours joué avec passion et conviction, et que les vieux de la vieille sont toujours de la partie pour botter le cul des aficionnados du genre. Et même si j'aurais pu m'abstenir, je ne peux m'empêcher de faire un dernier trait d'esprit en affirmant sans risque qu'avec un album de cette trempe, Hateful Monday va incontestablement faire sauter la banque.

Hateful Monday / Chronique LP > Half a world away

Hateful Monday : Half a word away Un départ avec deux guitares acoustiques, une voix off rageuse, un avion qui décolle, et la folie Hateful Monday se met en marche. Une folie à classer dans le rayon punk rock, évidemment. Le quatuor suisse a de l'énergie à revendre et dès "Carry Me Home", premier titre de ce nouvel album, les choses sont claires : HM n'y va pas par quatre chemins pour imposer son style, entre guitares rageuses, refrains métalliques et déjà inoubliables, et voices entêtantes. L'ensemble est d'une puissance presque déconcertante. Et cela ne va pas s'atténuer avec "De Facto Independent Republic", rapide, efficace et encore une fois dévastateur. L'ensemble est parfaitement exécuté, et confirmation, les voix vont de paire avec la rage des instruments. Hateful Monday lève le pied avec "Gate Thirty-One" sans jamais rien lâcher. Véritable tube en puissance. Pour "Half a World Away", quatrième brûlot, on lorgne du côté de la scène punk à roulette chère aux ricains et dont nos UMFM adorés sont les dignes représentants. La production, puissante, décuple le sentiment d'avoir à faire à un groupe qui maitrise parfaitement son sujet. Le refrain fait mouche, les couplets sont surpuissants, une vraie bombe à retardement prête à péter à tout moment. Surtout au moment où l'on ne s'y attend pas ! Car la reprise de "Maniac" (tirée de "Flashdance") va en laisser plus d'un sur le carreau ! Rapide, mélodique, rock à souhait, la réorchestration punc(h)ky est vraiment impressionnante. On s'autorise à penser dans les milieux autorisés que cette version vaut cent fois l'originale. Et il se pourrait bien que je fasse partie de ceux qui en sont convaincus ! Et on a à peine le temps de souffler que le dynamique "These Clamors" est prêt à nous achever. C'est puissant, énergique, et bourré de talent. On a pas l'occasion d'écouter un disque de ce niveau tous les jours. Et après, on ira dire que les Suisses sont neutres. Mais merde, Hateful Monday déclare la guerre avec ce brûlot qui risque de mettre le feu dans les salles qui accueilleront le groupe !!! "The Goodbye Song" (original pour l'avant dernier titre), énergique à souhait, mélodique à en crever, et "O,5 Mg Per Day" (pop punk song au refrain dévastateur) clôturent cet excellent disque. 9 titres, 9 tubes. Tout simplement. Y a rien de plus à dire, il faut tout simplement écouter ce disque que ne laissera pas indifférent le fan de rock façon punk avide de mélodie et de puissance sans jamais tomber dans le ridicule. En tout cas, vous commencez à connaître mes goûts, alors, faites moi confiance, vous ne serez pas déçu.