Harold Martinez - Dead Man « I'm dead and gone, but safe and free ». Un album qui commence avec un refrain comme celui-là chanté par une voix aussi hantée, fragile et paniquée que celle d'Harold Martinez... désolé mais je vais arrêter tout de suite d'être objectif, autant me mettre Scarlett Johanson en petite tenue et droguée au GHB dans mon lit : moi j'achète direct. Ce duo français officie dans un folk torturé et tortueux passant par le blues cramé et la country obsessionnelle. Si l'ombre d'un Wovenhand aux accents d'Eddie Vedder plane clairement au dessus de lui, Harold Martinez vit son truc suffisamment à fond pour que cela devienne rapidement son univers. Un univers sublimé par les talents de son batteur, Fabien Tolosa qui est apparemment aussi musicien à ses heures perdues puisqu'il a concocté de supers arrangements. Dead man c'est un film de western post-woodstock avec Harold dans le rôle de Clint Eastwood et Fabien qui fait office de Sergio Leone. Les guitares saturées font discrètement surface par intermittence en guise de gunfights de circonstance. Au bout du chemin : la plénitude et l'absolution d'un individu paumé que la mort a laissé tomber, peut-être toi. Joli coup. Enjoy !