Rock > Hang on the Box
Biographie > accroche toi à la boite
Certains parlent d'engagement politique dans la musique, d'autres d'innovations artistiques, d'autre de business et d'autres d'émotions, et si avant tout c'etait juste un moyen d'expression personel. Donc voilà, en Chine comme partout ces questions entourant la musique existent. La plus simple façon de parler de la musique chinoise, c'est de dépasser les problèmes et tout ce qui fait de la Chine un pays dirigé d'une main ferme (et ça ne l'oublions pas). Laissons donc les artistes s'exprimer par eux-meme, laissant à chacun le loisir d'approfondir (la scène chinoise mérite le détour). J'espère apporter de nouvelles orientations dans votre utilisation d'internet et ainsi vous rappeler que la Chine c'est 1/5 de la population mondiale, et que musicalement, le côté underground-système-D forcé, doublé d'une ouverture récente sur des bases culturelles ancestrales rend ce pays un terrain fertile pour les créations musicales et leurs nouvelles approches idéologiques, structurelles et émotionelles.
Baigné dans les imports Americains et Japonais des 80's, et par les avancées de fondateurs tel Cobra (1er groupe rock chinois 100% féminin de la fin des '80), Hang On The Box est le précurseur de la scène Riot Grrrl de Beijing. Formé autour de Xang Yue (voix) et Yilina (basse) le groupe trouva sa batteuse Yang Fan par l'intermediaire d'une Lucky taxée chez un revendeur de CD d'imports. Style "dirty jeans et black boots" et Barbie à l'asiatique sous LSD (LSDiDiDiDiDiDi), elles se posent en 1998 sur la scène de feu le Scream de Beijing et, tel un groupe punk stéréotypé par Nothing Nice, envoient la sauce juste pour le délire. Musicalement, elles ont evoluées depuis leur première prestation, et leurs compositions se sont construites par les ovaires; énergiques, rentre-dedans, du punk certe, mais avec une vision imaginative et des lignes basse / guitarres innovantes. Chant en anglais (d'où certains textes d'une apparente naïveté tellement sincère et lucide que ça en devient troublant "I want to say apology to you") et principalement orienté autour d'une volonté de s'affirmer en tant qu'individu. A force de perséverance, elles s'imposent dans le style punk acidulé, utopique et énergique tournant partout en Chine, sortant 2 cd via le label Benden au Japon (Yellow banana et Di di di) avant de pouvoir passer par Scream pour enfin pouvoir sortir des skeuds en Chine (cf Foxy Lady) et se voit même tourner au Japon et US. Un CD compil (For every punk bitch and arsehole) serait sorti en Angleterre, donc bonne chance. Le line-up a changé à plusieurs reprises depuis, et comprend actuellement une formation Xang Yue (chant), Yilina (basse), Shenggy (batterie), et Xiao Gan (guitare). Elles ont influencé une plétoré de groupes (tel Subs), et surtout ont montré à la nouvelle génération de chinoises qu'elles pouvaient lever la tête, et c'est bien le plus important.Pour comprendre leur façon de voir les choses, et d'envisager le processus de création, leur nom pourrait bien tout synthétiser, le mythe voudrait que durant un rêve, le nom serait apparu à Yilina pour le cas ou elle monterait un groupe, bref instinctif.
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Hang on the Box / Chronique LP > Di di di
Bon c'est lundi et en Chine aussi ça fait chier de bosser... surtout après la dernière petite bombe du week-end, j'ai nommé Di di di d'Hang On The Box.Pas vraiment récent, précurseur de la scène Riot Grrrl de Beijing (Pékin, faudra vous y faire), dont les Why don't you wear a bra ?? coz my titits feel freeeeeeeeeeeee ("There is a city) sont encore et toujours jouissifs dans le context musico-social Chinois actuel.Musicalement, Hang On The Box c'est donc 4 femmes qui lancent des riffs et qui calment sévère les traditions machistes des chinois de bases, les concerts on un effet castrateur sur la foule d'une jouissance extrème. Punk brut (car loin d'être bête) et méchant dirons certain, mais surtout qui libère une dose d'énergie bienfaisante. Inspiré plus que ne le sont leurs compatriotes (Cf Recycle ou groupes similaires d'un ennui consternant), HOTB joue avec les mélodies, mélangeant des structures parfois pop façon lapin rose d'un Morning Musume, à des sessions franchement HxC, avec une batterie carré (enfin presque tout le temps), des riffs appliqués et des lignes de basse classieuses. Des titres comme la reprise de Joplin ("Summertime") sont in-identifiables et le "Koniqiwa Tokyo" cloturant l'album est tout bonnement complètement déjanté. Le chant semble lui aussi assez instinctif, parfois murmuré, chanté ou beuglé. Les textes sont tour à tour nihilistes, aggressifs, confiants, perdus, revendicatifs, je menfoutistes, bref, humains et invitant juste à laisser sortir ses émotions, dans une société frustrée, sans vraiment de démagogie.Seul défaut, comme la majorité des CD chinois, la prod n'est pas vraiment là, et ne met vraiment pas en valeur certain titre qui pourrait être grandissimes.
Si vous aimez la mentalité Cibo Matto accroché à du bon punk qui libère (donc qui n'écrase pas) mais qui n'oublie pas de construire ses morceaux, allez sur leur site, doit y traîner quelques MP3 à découvrir (j'aime pas la publicité mais il y a pas vraiment d'autres solutions depuis la France).
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