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hafdis huld : dirty paper cutEssentiellement armée d'une guitare et de sa voix, Hafdis Huld charmera même les plus insensibles. Ses chansons, tout en douceur, nous touchent directement par ses textes simples (même en anglais) et ses belles mélodies épurées. Si l'ex-GusGus enquillait les titres pop guitare/chant, ce serait très bien mais peut-être un peu lassant alors elle n'hésite pas à faire varier les rythmes, à placer des instruments différents, à changer les approches et le ton. On passe ainsi d'un "Ice cream is nice" (monsters are not) enfantin assez entraînant à un "Celebration" adulte, solennel, presque cérémonial et tout en retenue. Entre les deux, Hafdis Huld explore toutes les possibilités ajoutant par petites touches un côté électro qui fait resortir la clarté de sa voix comme sur "Diamonds on my belly" ou "Fucked up mind". Irradiant une chaleur caline, Hafdis se transforme en grande soeur idéale, racontant de petites histoires, faisant sourire et apportant réconfort en même temps, la distance entre elle et l'auditeur est très infime et elle disparaît lors d'un "Happily ever after" qui donne l'impression qu'elle nous parle depuis la même pièce, à ce moment-là, on ferait n'importe quoi pour devenir son "Hometown hero"... Son Dirty paper cup se termine par deux titres encore plus particuliers puisqu'il s'agit d'abord de "Who loves the sun", une reprise des Velvet Underground, qu'elle nous sussure sur les notes données par un ukulélé, extraordinaire. Ensuite et enfin par "Sumri hallar" qu'elle chante dans sa langue natale, à coup sûr l'islandais a inspiré Tolkien et son langage elfique, en tout cas, les superbes chants entendus dans la trilogie mise à l'écran par Peter Jackson sont assez proches de cette ultime plage de bonheur.
Hafdis Huld est adorable (dans tous les sens du terme), pour t'en convaincre, laisse voguer tes oreilles sur le rythmé "Ski jumper" ou sur le titre irrésistible qu'est "Tomoko" dont la fraicheur s'écoute à l'infini si It's hard to hang out with Tomoko, il est aussi difficile de s'en séparer, there's nothing you can do...

Oli
Janvier 2007

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