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Greenleaf
LP : Agents of Ahriman
Label : Small Stone Records
smallstone.com/
Date de sortie : 11/06/2007
Highway officer
Treehorn
Alishan mountain
Black Tar
The Lake
Agent of Ahriman
Ride another highway
Sleep paralysis
Stray bullit woman


greenleaf_agents_of_ahriman.jpg Intro au groove sidéral, des guitares qui claquent et les amplis qui se mettent à fondre, Agents of Ahriman, la dernière production du all-star band scandinave Greenleaf est d'entrée mise sur orbite avec le très réussi "Highway officier". Pas de doute, dans le genre, rock burné qui te met sur les rotules, les gaziers savent y faire. Ambiances bien soignées, riffing cinglant et mélodies qui viennent se visser dans la tête sans sourciller, le genre est certes balisé, mais le résultat, parfaitement exécuté est d'une efficacité à toute épreuve. On reconnaît ci et là la griffe des Dozer, Lowrider et StoneWall Noise Orchestra, mais Greenleaf parvient à trouver son style propre à coup de "Treehorn" abrasif ou de "Black tar" entêtant. Soli de gratte acérés, basse saturée à souhait, batterie groovyssime, le groupe n'a pas besoin d'en faire des tonnes pour rallier à sa cause les amateurs du genre. Du stoner 90's taillé à la lame de rasoir mélangé, à du vieux hard rock pur jus légèrement psyché et aussi graisseux que complètement décomplexé, un feeling qui percute et un sens de la mélodie taillée pour le live, le combo envoie du gros son. Des titres tels que "Ride another highway" ou l'éponyme "Agents of Ahriman", évoquent les meilleurs compos des Dozer ou Spiritual Beggars, pendant que quelques plans old-school à la Led Zeppelin ("The lake") nous renvoient directement vingt-cing ans en arrière, pour notre plus grand plaisir.
Le résultat est parfois inégal "Alishan mountain" a déjà été mille fois entendu ailleurs, mais se révèle carrément réjouissant comme sur l'énorme "Sleep paralysis". Un véritable tube heavy/stoner/psyché. Basse volubile, duo guitare/batterie très roots et un refrain obstiné, hanté par les dieux des 70's, Greenleaf livre là un titre intense qui vient incendier nos platines et jouer avec ses influences pour balancer un cocktail rock avec un grand "R" et terriblement addictif. Même constant pour le sulfureux "Stray bullet woman", sorte d'alliage puissamment groovy entre QOTSA, SWNO et le seigneur Sabbath. Des riffs vertigineux qui tombent en cascade, une section rythmique qui balance, les suédois enquillent un dernier tube avant de baisser le rideau sur un album efficace, troussé avec un savoir-faire indéniable et une énergie rock irréprochable. Classe.

aureliO
Novembre 2007

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