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Graham Coxon : Love travels at illegal speeds 06/11/08 Graham, Damon, Pete & les autres : Graham Coxon bosserait actuellement sur le nouvel album de Pete Doherty tandis que Damon Albarn serait occupé à finir le nouvel album de Gorillaz. Et(...)
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Gorillaz - Band 20/09/08 Gorillaz again... : Damon Albarn, qui s'est récemment encanaillé en composant le thème de la cérémonie d'ouverture des JO de Pékin et a produit le nouveau single...(...)
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blur_blur.jpg 25/07/08 Damon Albarn olympique : Après l'opéra Monkey : Journey to the West, le projet de film ("Carousel"), Damon Albarn (Blur, Gorillaz, The Good, The Bad and The Queen) a signé le(...)
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Blur : incontournable et surprenant....
The Good, The Bad and The Queen : Après Blur, après Gorillaz, encore un projet ambitieux pour le prodige Damon Albarn...
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Biographie > L'armée des 12 singes

Gorillaz - Band Gorillaz, c'est une entité musicale à la fois réelle et virtuelle. Le véritable groupe est composé de deux membres principaux, le prolifique Damon Albarn (Blur, Mali Music, The Good, The Bad and The Queen, l'opéra Monkey : Journey to the West) et Jamie Hewlett, dessinateur de la BD Tank girl et responsable de l'aspect visuel du projet. Gorillaz, c'est également de nombreux musiciens prestigieux qui changent au gré des albums. Pour le premier album éponyme sorti en 2001 : Dan the Automator, Miho Hatori de Cibo Matto, Del tha funkee homosapien, Ibrahim Ferrer du Buena Vista Social Club. Pour le second album studio Demon days qui a vu le jour en 2005 : Neneh Cherry, l'acteur Dennis Hopper, Martina Topley Bird, Ike Turner, De la soul, Roots Manuva, Danger Mouse et MF Doom. Le groupe est friand d'invités mais il l'est également de remixes en tout genre via 3 albums de remixes et autres faces B sorti de manière dispersée : G-sides en 2002, Laika come home la même année et D-sides en en 2007.
Du coté du groupe virtuel, Gorillaz est composé de 2-D (chant, clavier), Murdoc Niccals (basse), Noodle (guitare, voix), Russel Hobbs (batterie, percussions) et son "fantôme" rappeur Del. C'est ce groupe qui est mis en scène dans les clips ainsi que les lives de Gorillaz. C'est évidemment Damon Albarn qui incarne 2-D lors des lives tandis que les autres rôles sont à géométrie variable. Alors que l'on pensait plus ou moins officiellement le groupe enterré après la sortie de D-sides, Albarn annonce à l'été 2008 qu'un nouvel album de Gorillaz serait actuellement en préparation avec des personnages virtuels remodelés. Wait and see.
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Cactus
Octobre 2008

Gorillaz / Chronique LP > Gorillaz

Gorillaz - Gorillaz Blur (celui gavé à la scène indie rock américaine) qui serait tombé dans une marmite de bouillon électronique trip-hop/hip-hop, en l'occurrence celui du sorcier Dan the Automator : c'est une définition que l'on pourrait donner de Gorillaz. Sauf que Gorillaz, c'est sûrement un peu de ça mais ce n'est pas que ça..
Un beat irrégulier accouplé à une guitare acoustique entêtante, la voix de Damon Albarn (pardon 2-D) flottante et paresseuse, saupoudrée d'interventions féminines, des sons synthétiques à foison en veux-tu en voila. Les bases du son Gorillaz sont jetées sur "Re-hash" et "5/4" reprend un peu le même schéma tout en appliquant une concision et un rythme qui fait penser à un vieux tubes des années 90 (remember Fine young cannibals, "She drives me crazy"). Deux titres qui emboîtent le pas à la mélancolie brumeuse des apaisés "Tomorrow never comes" et "New genious" : noyées dans un alliage sonore easy-listening savoureux pour les oreilles, certaines sonorités rappellent indubitablement l'œuvre d'Ennio Morricone pour le Bon, la brute et le truand. Une référence confirmée sur la piste suivante qui est d'ailleurs nommée en hommage à l'un des acteurs qui a évolué dans ce film : rythme presque tribal et voix mi-désinvolte mi-apathique s'alternant avec un flow hip-hop ample à la manière de Chuck D (Public Enemy) signé Del tha funkee homosapien (aka Russel) et des samples qui viennent donner de la profondeur auditive à un titre génial. "Clint Eastwood" est un de ces grands moment de la musique mainstream dont on ne se lassera décidément jamais. Ecouter un disque de Gorillaz, c'est comme un visiteur impromptu qui tape à votre porte, on ne sait jamais à qui on va avoir affaire : un ami, un voisin casse-pied, un témoin de Jeovah qui vient éveiller votre conscience embrumée ou un vendeur de casseroles made in Singapour. Un disque de Gorillaz, c'est pareil. Toc toc ! C'est "Man research" et ses arrangements kitch totalement assumés, ou encore "Punk" ou le gorille se "manimalise" en l'iguane Iggy Pop, "Sound check" débride les tympans avec son apesanteur martienne et enfin "Double bass" donne une occasion à Gorillaz de s'exprimer sur un terrain qui laisse la qualité de l'instrumentale au centre des attentions. Chaque apparitions de Del tha funkee homosapien est l'occasion d'excellentes parties de hip-hop, "Rock the house" ne dérogera pas à cette habitude : débit de paroles chaloupé, une mélodie leitmotiv qui dérape à la flûte (comme au collège pendant les cours de musique) et une cool attitude contagieuse, remède à la morosité ambiante. Un atout que possède également "19-2000" et son duo masculin/féminin, ode à l'insouciance qui invite à mettre votre journal déprimant, annonciateur de tempêtes diverses, à la poubelle et à enfiler votre plus joli bermuda à fleur : pourquoi pas sur une plage mexicaine ? Le morceau suivant "Latin Simone" en sera une bande-son approprié au travers de sa teinture hispanisante.
"Chassez le naturel, il revient au galop" : cela pourrait être le résumé de ce premier album éponyme de Gorillaz. Une lutte entre la forte personnalité musicale de Damon Albarn et celle de ses invités qui essayent de se faire une place tant bien que mal dans l'identité musicale du groupe. Des titres comme "Starshine", "Slow country" et "M1A1" sont symboliques de ces rapports de forces déséquilibrés et n'auraient sans doute pas dépareillé sur un album du groupe principal du prolifique leader. Il faut surligner l'apport plus que positif de Dan the Automator à ce projet : écoutez cet album au casque et vous serez convaincu de sa qualité. Il se révèle d'une richesse alors totalement insoupçonnée et démonstratrice du talent d'un personnage avec qui des musiciens renommés ont collaboré (de Mike Patton à Daryl Palumbo en passant par Russel Simmins du Jon Spencer Blues Explosion). Pour un premier essai, le résultat est à la hauteur du casting prestigieux : riche, bigarré et touche à tout. Il est à évidemment à conseiller aux mordus de Blur puisqu'il en contient de fortes réminiscences. Attention tout de même, ce Gorillaz s'aventure sur des terrains bien moins balisés que le groupe sous-cité : il s'adresse donc aux plus ouverts d'entre vous.
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Cactus
Octobre 2008