Rock > Goodbye Diana
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Goodbye Diana fête son premier anniversaire quand sort Mobilhome en mars 2006 ! Ce premier EP fait suite à une démo trois titres qui a attiré la bienveillance de Head Records / Basement Apes (Time to Burn, Membrane, Spinning Heads, Superstatic Revolution...) qui les signe et va aider à le groupe à grandir. Ils sont quatre dans l'histoire : Mathieu, Laurent, Fredy et Yann, ils vivent dans l'Hérault et font du rock instrumental qu'ils rapprochent eux-mêmes de June of 44...
Leur EP est bien reçu par la critique et le public averti, le groupe tourne dans le Sud, va se promener en Espagne et au Portugal et revient gonflé à bloc pour enregistrer (bravo à Mathieu (guitariste) pour le boulot) et sortir son premier album Odds & ends au printemps 2008.
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Goodbye Diana / Chronique LP > Odds & ends
Après un Mobilhome convaincant, Goodbye Diana sort son premier opus longue durée et sans perdre de son humour nous torture gaiement les méninges avec des constructions alambiquées, saturées mais savoureuses.
Autant l'annoncer tout de suite, si tu es migraineux, inattentif ou du genre à vouloir tout comprendre ce qui passe par tes oreilles, passe ton chemin et farcis-toi le dernier (on peut l'espérer) Coldplay. Car les Héraultais ne jouent jamais la facilité et préfèrent les chemins tortueux bordés par des ravins que les autoroutes radiophoniques. Perte de contrôle, demi-tour sans les rétro, poursuite, arrachage des ligaments, en moins de 10 minutes, on pourrait avoir rebaptiser Goodbye Diana en Goodbye Ribery tant la prestation du footeux contre l'Italie lors de l'Euro 2008 ressemble au départ d'Odds & ends, difficile à suivre et toujours proche de la rupture... Sauf que Ribery a explosé et que dans le cas présent, c'est nous qui explosons et pas le groupe qui change de peau pour celle d'un sélectionneur qui fait rentrer un joueur et le remet sur le banc quinze minutes plus tard, n'essayez pas de comprendre et subissez, voilà le message. Cessons les analogies foireuses car ici il n'est pas question d'échec ou de rencontre apathique et défensive, bien au contraire, Goodbye Diana va toujours de l'avant, pas forcément en ligne droite mais avec appels, contre-appels et jeu dans l'espace, arrive à donner le tournis à toutes nos défenses sensorielles. Le rythme n'est pas toujours celui d'une contre-attaque, mais quand ça se calme, ça devient inquiétant ("Saccado"). "Saccado" justement, encore un nom pas choisi au hasard ! Croisement de "saccade", "staccato" et "sac à dos" (!), il montre toute la finesse et l'humour d'un groupe sans textes qui en dit long en quelques titres (toi aussi, retrouve d'où viennent les créations "Bigglenot" ou "Marwine"...).
Odds & ends, plus que les fins, Goodbye Diana explore les possibilités d'une musique rock instrumentale où les fractales croisent le chaos, une musique qui demande beaucoup d'énergie à son auditeur qui, bien que malmené, risque d'en redemander...
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Goodbye Diana / Chronique EP > Mobilhome
Si tu as lu l'article concernant Milgram, tu risques de trouver des redondances avec celui-ci et pas uniquement parce que musicalement les deux groupes sont très proches... Tous deux évoluent en effet dans les hautes sphères du rock instrumental carrément réfléchi, puisant un peu partout des références, des idées, des sons et s'efforcent d'être efficace en très peu de temps, quitte à employer -sans rechigner- des distos et des rythmiques "agressives", pas de grands élans, pas de mouvements pompeux, Goodbye Diana fonce droit devant, mettant en place ses dynamiques très rapidement. Si on pourrait s'attarder sur le nom du groupe, on ne le fera pas. Par contre je me trouve forcé de souligner l'humour dont le combo fait preuve, encore une fois ce sont les instruments qui parlent (on trouve quand même quelques cris chantés sur "Cadaveric", "Jason Newsteed happy face" et "Monkey donkey") et les idées doivent passer autrement que par les paroles, ici comme idée, on a "**** on the first date" (et oui, pourquoi attendre ?) ou "Jason Newsteed happy face", c'est pas grand chose mais ça me fait marrer... Ce qui renforce cette impression que le groupe aime le deuxième degré et l'auto-dérision (?), c'est le titre de l'EP : Mobilhome. Au premier abord, on peut s'interroger et imaginer toutes sortes d'explications : allier le dépaysement et le confort, le voyage et des racines, vacances répétitives... Non, c'est juste qu'au zapping, ce mec les pieds sous la table, les cheveux au vent apprécie d'avoir un mobilhome...
Perso, j'apprécie d'avoir ce Mobilhome car il permet une évasion loin d'être terre à terre, donne de la contenance à mon atmosphère et ne laisse pas mes neurones inactifs...
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