rock Rock > Gone Is Gone

Gone Is Gone / Chronique LP > Echolocation

Gone Is Gone - Echolocation Pas convaincu par le premier album éponyme, Gone is gone, le deuxième, Echolocation, a tout autant divisé l'auditoire, certains qui avaient aimé le premier n'ont pas accroché celui-ci et inversement. J'ai donc laissé une nouvelle chance au produit et ... bah non, désolé, la sauce ne prend toujours pas. Accumuler les talents n'est pas un gage de réussite, dans ce projet, j'ai l'impression que les mecs ne prennent pas le temps de travailler leurs compositions, de les laisser mûrir jusqu'à ce qu'elles soient cohérentes. J'ai davantage la sensation qu'ils agglomèrent des bouts de morceaux qui n'ont pas été retenus dans leurs différents groupes et qu'avec ces chutes, ils font des titres un peu "alternatifs chelou" et que ça leur suffit. Gone is Gone serait ainsi une sorte de poubelle où l'on recycle du Mastodon, du Queens of the Stone Age et de l'At the Drive-In. L'alchimie ne fonctionne pas, la sauce ne prend pas, certaines parties sont enthousiasmantes mais celles qui s'enquillent ensuite font retomber le soufflet faute d'une ligne directrice claire. Pour obtenir mon adhésion (ô combien importante), il faudrait donc que le combo fasse un tri dans leurs idées et laisse mijoter leurs titres avant de les retravailler encore et encore, ce que font quasi tous les groupes normaux en somme.

Gone Is Gone / Chronique EP > Gone is gone

Gone is Gone - Violescent Pendant que Brent Hinds s'amuse avec Giraffe Tongue Orchestra, un autre membre de Mastodon, soit le bassiste Troy Sanders, a rejoint la formation Gone is Gone, composée de Tony Hajjar (le batteur d'At the Drive-In), Troy Van Leeuwen (Queens of the Stone Age, A Perfect Circle) et du producteur Mike Zarin. Un autre "supergroupe" qui a débuté sa discographie avec un EP éponyme d'une trentaine de minutes sorti cet été, avant l'arrivée en début d'année prochaine d'un premier album intitulé Echolocation. Pour une entrée en matière, Gone is Gone met le paquet sur la production, en témoigne son ouverture costaude avec "Violescent" qui annonce sa préférence pour un accordage grave et un son agressif. Mais agressif ne signifie pas forcément cacophonique, la formation privilégiant pas mal les ambiances contrastées entre mélodies appelant à l'exaltation de l'ouïe et riffs lourds. Une formule typiquement rock US 90's qu'on pensait un peu dépassée en 2016, donnant des titres plus ("Violescent", "One divided") ou moins ("Starlight", "Stolen from me") bons et qui se font littéralement bouffer par les influences de chacun des groupes dont sont issus ses membres. Dommage...